‹ Physiologie; (volume 4)Chapitre 24 sur 210 · tome i · texte numérisé non relu

tome i

Il y a donc, chez ie poisson, comme chez la grenouille, arrêt des phénomènes nerveux sous l'influence d'une excitation forte du système sensitif.

Ce ne sont pas seulement les excitations fortes qui ont ce pouvoir : les excitations faibles agissent de même. Une grenouille, tenue dans la main pendant quelque temps, reste immobile, relâchée, sans spontanéité ni activité.

Un lapin, mis sur une table, si on le tient quelques instants immobile, et si l'on appuie légèrement sur l'abdomen, ne fait plus de mouvements, et, quoique sa respiration soit précipitée et anhélante, il reste plusieurs minutes sans bouger, insensible en apparence à toutes les excitations du dehors.

En somme, les divers faits d'hypnotisme ne sont que des faits d'inhibition. Sur des individus magnétisés, le souffle agit très efficacement pour les éveiller; chez les individus magnétisables, il est efficace pour provoquer le sommeil. C'est là une excitation bien faible : cependant elle peut déterminer l'inhibition de certaines fonctions psychiques, comme la conscience et la spontanéité.

Il semble en effet que les phénomènes du somnambulisme soient, dans l'ensemble, analogues aux faits d'inhibition qui existent chez les animaux.

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