‹ Physiologie; (volume 4)Chapitre 27 sur 210 · PAR KILOGRAMME ET PAR MEURE · texte numérisé non relu

PAR KILOGRAMME ET PAR MEURE

kilog.

o,eoo

calories.

6 400 6 tOO

Ce qui fait en moyenne 6 000 calories pour des cobayes de 600 grammes.

Liehermeister2 a employé une méthode évidemment défectueuse et comportant de nombreuses causes d'erreurs, mais qui a cet avantage de pouvoir être appliquée à l'homme. Peut-être même, entre les mains d'un expérimentateur habile, est-elle capable de donner des résultats concordants. Il place un individu dans un bain de température connue. Sachant la quantité de chaleur que perd le bain dans un temps donné et par une température donnée, il compare cette quantité de chaleur cédée normalement par le bain à celle que perd le même bain quand un individu y est plongé pendant une

1. Cités dans le Jahresberichte de Hofmann et Schwalbe, 1872, p. 185 à

2. Ses observations, celles de son élève, M. Kernig, celles de M. Hart- R'icn, etc., sont rapportées avec détail par Lorain [Eludes de médecine clinique, t. I, pp. 434 et suiv.).

heure. Il a ainsi trouvé les chiffres suivants (pour un homme de 57 kilogrammes ' :

MM 1 • 1-: It Aï r RE.

PRODUI TION

ni: CALORIEl

pur kilogramme 6l pur heure.

Bain à 32» .

Mais ces méthodes donnent plutôt la quantité de chaleur pci due dans le bain que la production de la chaleur, attendu que, dans un bain à 18°, un individu se refroidit beaucoup, et que, par conséquent, on est forcé de tenir compte de sa différence de température avant et après l'expérience, ce qui change tout à fait les conditions.

Dans d'autres expériences, le bain était exactement à la température de l'aisselle, et la quantité de chaleur produite se retrouvait à l'état d'augmentation de la température du corps de l'individu.

En somme, pour Kernig, la production en calories est de 1 390 par kilogramme et par heure, et, pour Liebeumeister, elle est de 1 800 calories; mais leur méthode ne comporte pas une précision suffisante, car, d'abord, la mesure exacte de la température axillaire est très difficile quand il s'agit d'être sûr d'un dixième de degré; ensuite la température d'un bain de lo0 à 200 litres d'eau est presque impossible à prendre exactement par suite de la difficulté du mélange; et, enfin, la température axiilaire n'est certainement pas identique à la température périphérique des autres parties du corps. Il est impossible d'admettre qu'elle représente exactement toute la température périphérique2.

1. Cité dans le Jahresberichle de Hofmann cl Schwalbe, 1S1I. p. 58! à 584.

2. M. VVinternitz a fait une critique fort juste des observations de M. Lie-

BERMEISTER.

M. Rosenthal' a indiqué une méthode calorimétrique qui consiste en une double enceinte dans laquelle est un liquide qui bout à une température constante [par exemple l'aldéhyde à 21°, l'élher sulfurique (oxyde d'éthyle) à 35°]. Ainsi l'animal se trouve dans un milieu de température invariable, et on peut savoir la quantité de liquide qu'il fait évaporer; jnnais il ne semble pas que M. Rosenthal ait fait des expériences avec cette méthode, applicable seulement à des animaux de très petite dimension.

Nous ne pouvons mentionner que pour mémoire les appareils très imparfaits qu'ont employés M. Leyuen, M. Wixternitz et d'autres auteurs, où est déterminée la quantité de chaleur dégagée par une partie seulement de l'organisme. Cette calorimétrie partielle est évidemment très insuffisante.

Je noterai enfin des expériences nombreuses faites par M. Wood au moyen d'un calorimètre à eau, qui ne diffère pas essentiellement du calorimètre de Despretz2.

M. Wood, dans cinquante-trois expériences sur des chiens, a trouvé un chiffre moyen de 3 275 calories, avec un maximum de 7 580 et un minimum de 910, comme production de chaleur par heure et par kilogramme. Le poids de ces chiens

2. Fever, a Study in morbid and normal Physiology [Smithsonian contribution), Philadelphie, in-4, 1880.

Il est très regrettable que l'excellent travail de M. Wood soit fait avec les mesures anglaises ; la lecture en est rendue très difficile. Il est douteux qu'on trouve beaucoup de personnes ayant la patience de transformer en mesures régulières les chiffres donnés par M. Wood en pounds, livres, onces, pieds, thermomètres Fahrenheit, de manière à la rendre applicable aux mesures métriques et aux degrés centigrades en usage dans le monde scientifique. J'ai dû faire ce long et fastidieux travail, alors qu'il eût été légitime qu'il fût fait par l'auteur lui-même ; il s'ensuit probablement quelques erreurs qui ne me sont pas tout à fait imputables, à cause de l'incertitude même des mesures employées. Les auteurs qui ne se servent pas du système métrique s'exposent à ce qu'on néglige leurs recherches, si importantes et si bien menées qu'elles soient. C'est dans leur intérêt, autant que dans celui de la science universelle, qu'ils devraient rompre avec les vieilles mesures abandonnées par les savants du monde entier.

GALORIMÉTRIE. i.i.i

était, en général, de S à 9 kilogrammes, avec des chiffres extrêmes de 3 et de 18 kilogrammes.

Sur deux lapins, la moyenne de six expériences a été de 3628 calories pour des poids de lk*,300 et de lkg,550. Nous ion fumerons plus loin ce fait que, chez les chiens, la production de chaleur est relativement plus élevée que chez les lapins, en tenant compte de leur poids; autrement dit, un chien de (> kilogrammes produit par kilogramme autant de chaleur, ou à peu près, qu'un lapin do lkg,500.

Plus récemment, M. d'Arsonval1, ayant établi une excellente critique des conditions que doit réaliser un calorimètre pour donner des indications utiles, a proposé une nouvelle méthode des plus ingénieuses 2.

Un des principaux avantages de l'appareil de M. d'Arsonval est d'être à température constante, ce qui, jusque-là, n'avait été réalisé par aucun calorimètre, sinon le calorimètre à glace, qui est à température beaucoup trop basse pour que ses indications soient comparables à ce qui se passe dans les conditions ordinaires. Enfin, l'expérience peut être prolongée pendant longtemps, et la méthode graphique permet d'inscrire immédiatement les résultats de l'expérience.

Les résultats obtenus par M. d'Arsonval a sont intéressants, mais jusqu'ici l'auteur n'en a publié, paraît-il, qu'un petit nombre. Il admet les chiffres suivants (et ce sont à peu près les seuls qu'il donne) :

calories.

Pour un cobaye (poids non indiqué) 9 000

Pour un lapin (poids non indiqué) 6 îiOO

Pour un chat (poids non indiqué) 7 6004

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