‹ Physiologie; (volume 4)Chapitre 33 sur 210 · CCXC?V · texte numérisé non relu

CCXC?V

(il *

CCCV1 bis

Mais, comme lavant-dernière expérience s'écarte notablement des autres (pour une raison quelconque), nous l'éliminons, et nous avons une moyenne d'un centimètre cube pour représenter 57 calories.

En faisant la mesure calorimétrique de l'œuf sans coussin, nous trouvons des chiffres un peu différents, plus faibles, comme on pouvait le prévoir; car l'interposition d'un coussin tend à diminuer le rayonnement.

NUMÉROS

des L' \ i' È R i i: n CBS.

TEMPÉRATURE

de

CALORIES

V A L E I ' R d'un centimètre cube

en

CALORIES

CCLXVI bis. . . .

degrés.

de 41,0 à 37,3

Ces trois expériences nous donnent une moyenne très exacte de 47,Mll,8, soit, en chiffre rond, 48, que nous adopterons comme constante calorimétrique de l'œuf sans coussin.

En résumé, nous avons ces trois constantes calorimétriques

174 CHARLES RIGHET.

qui vont nous servir pour évaluer en calories la quantité d'eau tombée du siphon.

centimètres , .

, calories.

cubes.

Pour la boule 1 = 83

Pour l'œuf avec coussin I 57

Pour l'œuf sans coussin 1 = 48

A posteriori, nous démontrerons l'exactitude de notre appareil, si nous trouvons les mêmes chiffres en calories pour les mêmes individus placés dans l'un et l'autre récepteur.

Influence de la taille.

C'est principalement sur les lapins qu'ont porté mes expériences. Elles sont nombreuses, et, sans que je puisse les donner dans le détail, je vais cependant les présenter en un tableau d'ensemble, de manière à dégager l'influence de deux facteurs essentiels : d'abord le poids de l'animal, puis la température extérieure.

Établissons d'abord l'influence du poids (ou de la taille).

On démontre, en physique, que le refroidissement ou la radiation) d'un corps quelconque est proportionnel à la surface, toutes conditions égales d'ailleurs de pouvoir émissif et de température extérieure ou intérieure.

Or, pour des volumes différents qui vont en croissant, la surface ne croît pas aussi vite que le volume. Si l'on suppose les animaux de taille différente comme des sphères de volume différent, les volumes respectifs sont entre eux comme les cubes des rayons; tandis que les surfaces respectives sont entre elles comme les carrés des rayons.

Ces considérations s'appliquent aux animaux vivants, et, quoique leur forme soit tout à fait irrégulière, comparée à

CALOHIMKTHIK.

colle d'une sphère parfaite, on peut approximativement leur appliquer ces faits géométriques.

\ous pouvons supposer aussi, ce qui est très proche de la vérité, que leur densité est homogène, et que leur poids et leur volume sont absolument corrélatifs. Par conséquent, un animal de petit volume (c'est-à-dire de poids petit) aura relativement une bien plus grande surface qu'un animal de poids considérable; et alors, si l'on rapporte la chaleur produite au poids, on devra trouver que l'unité de poids dégage beaucoup plus de chaleur chez les petits animaux que chez les gros : parce que, chez les petits animaux, la surface est comparativement beaucoup plus grande, et, par conséquent, la radiation calorique plus intense.

Ces faits, quelque évidents qu'ils soient, avaient besoin d'être expérimentalement démontrés. Nous avons pu le faire, non seulement avec des animaux de tailles et d'espèces différentes, mais encore avec des animaux de même espèce et de tailles dilférentes.

Yoici d'abord des expériences sur de jeunes lapins :

5 janv. 1885.

25 févr. 1885. 27 — 1885.

2 mars 1885.

NUMÉRO

.POIDS TOTAL des lapins

POIDS I0TKI

CEHTIHÈTRE8

cubes

de

TKUPF.IUTUIF..

mis

d'un

par kilogr.

l'expérience.

dans la boule.

lapin.

et par heure.

PREMIKRE PORTEE

DEUXIÈ M E I' 0 R T E E

CALORIES

par kilogr.

et par heure.

dPgrCs.

kilog.

grammes.

■•eut. cubes-

calories.

Ainsi, en suivant ces jeunes portées de deux lapins, nous

17ti

CHARLES RICIIET.

trouvons qu'à mesure que leur poids augmente, la quantité de chaleur, produite par un kilogramme de l'animal, va en diminuant.

Une autre expérience le prouvera encore. Il s'agit de quatre petits lapins, pesant en moyenne 662 grammes, qui ont été mis en comparaison avec un lapin normal pesant 2k",770, c'est-à-dire à peu prés autant que les quatre petits lapins placés dans la boule voisine (âkg,650) i.

ÉCOULEMEN T

ÉCOULEMENT d'eau

HEURES

par rapport

par

au

kilogramme.

lapin normal.

degrt-s.

Par conséquent, des lapins pesant le quart d'un gros lapin ont, par kilogramme, produit 150, alors que le gros lapin produisait 100.

Si l'on prend la moyenne des six expériences dans lesquelles le poids des lapins a été inférieur à 440 (de 220 à 440), nous avons les chiffres suivants : 103, 125, 82, 87, 74, 74, qui nous donnent une moyenne de 91 centimètres cubes qui répond à 7 500 calories.

Les expériences qui portent sur des lapins dont les poids sont compris entre les chiffres de 2kg,090 minimum, et 3k?,870 maximum, sont nombreuses. Nous allons les sérier, en éliminant toutes celles qui ont été faites à des températures supérieures à 16° et inférieures à 9°.

1. La dernière colonne indique la quantité de chaleur produite par un kilogramme de petits lapins, si l'on fait égale à 100 la quantité de chaleur produite par un kilogramme du gros lapin.

CALORIHÉTRIE. m

Nous éliminerons aussi un certain nombre d'expériences qui sortenl de la moyenne. C'est un procédé qui ne conviendrai! certainement pas en statistique, -mais qui est permis el même nécessaire dans une science expérimentale1.

La première colonne indique (en chiffres romains) le numéro de l'expérience inscrite dans mes cahiers d'observations; la deuxième colonne se rapporte au poids absolu de l'animal; la troisième donne l'écoulement en centimètres cubes par kilogramme de lapin ; la quatrième colonne donne le chiffre de calories correspondantes, soit le chiffre de centimètres cubes multiplié par 83; la cinquième colonne donne la température extérieure; enfin la sixième colonne contient les chilfres de la disposition en séries des expériences, rangées d'après le nombre de calories, de telle sorte que le lapin au maximum de calories est représenté par le n° 1 de la série, et ainsi de suite : le minimum de calories ayant le dernier numéro. Quand le nombre de calories est le même, on répète le même chiffre de la série.

1. Cependant, ;itin qu'on puisse juger de la légitimité de nos éliminations, nous aurons soin de donner ces chiffres dans une note.

CHARLES RICHKT.

ÉiOtmiKU

CALORIES

NUMÉROS des

POIDS

ABSOl U

par

KILOGRAMME

en chiffre rond

TEÏPKIUUHE

Page 1