Hermann's Handbuch, t. IV. p
GALORIMÉÏRIE. jm
le même auteur, a monté de l°,6, après lésion des couches optiques.
Les seules expériences faites sur le cerveau propremenl dit (hémisphères cérébraux) sont de MM. Tscheschischin,
El i i MU RG cl LANDOIS ' cl «le M. SCHREIBER.
D'après M. Tscheschischin, il y a dans le cerveau des centres modérateurs, cl L'ablation du cerveau élève la température; car on supprime ainsi les actions modératrices qui, siégeant dans l'écorce du cerveau, agissent sur la moelle cervicale, de manière à ralentir les combustions chimiques calorigènes. Ainsi, d'après ce savant, dont l'opinion est adoptée par M. Wood, et, avec quelque réserve, par M. Rosknthal, la moelle est l'appareil producteur de la chaleur, et le cerveau est l'appareil modérateur de la moelle. Mais aucune hypothèse n'est donnée comme plausible, quant à la manière dont la moelle produit de la chaleur. Est-ce une constriction des vaso-moteurs ou une production exagérée d'action chimique? Ni M. Tscheschischin, ni les auteurs qui viennent après lui ne donnent aucune preuve à l'appui de l'une ou l'autre opinion.
D'après M. Schreiber, sur des animaux protégés contre le refroidissement et placés dans un milieu chaud, la température s'élève après les excitations cérébrales traumatiques. Dans un cas, il a vu sur un lapin, après un traumatisme du cerveau, par une température extérieure de 2!)°. 4, la température monter de 38°, 7 à 41°,2. L'auteur semble croire que ces élévations de température ne peuvent avoir lieu que quand l'animal est entouré de ouate ou de flanelle et que la température extérieure est élevée.
Quant aux expériences de MM. Eulenburg et Lani>ois, elles portent sur les hémisphères cérébraux; mais ces auteurs ont cherché seulement à étudier les phénomènes vaso-moteurs et les températures périphériques consécutives. D'après eux, dans le membre du côté opposé à l'opération, la circu-
l. Comptes rendus, 1876, t. ÇXLII, p. 56i.
lation périphérique et, en même temps, la température de la peau augmentent.
Il résulte encore de la lecture de ces divers travaux que les effets des lésions du système nerveux central sur la température sont tout à fait variables. Ainsi M. Lewizky contredit les observations de M. Tscueschischin; M. Kùssner n'est arrivé qu'à des résultats négatifs, M. Rosentiial n'a pas pu se former, d'après ses propres expériences \ une opinion définitive, et il incline plutôt à penser que les phénomènes thermiques ne sont que des phénomènes vaso-moteurs. Surtoul MM. Bruck et Gunter sont arrivés à des résultats différents; puisque, sur 2-'i expériences, onze fois ils ont eu un résultat positif et douze fois un résultat négatif. M. Schreirer ne peut pas non plus, dit-il, conclure pour l'existence de centres modérateurs ou excitateurs de la chaleur.
Toutes ces variations dans les opinions des expérimentateurs prouvent la complexité du phénomène.
M. Wood - a fait de nombreuses expériences sur les effets que produisent les lésions médullaires, bulbaires et cérébrales.
D'après lui, la section de la moelle à la région cervicale augmente la production de chaleur; de même aussi la piqûre, la section et la destruction de la protubérance. Il a fait, en outre de nombreuses expériences sur la piqûre ot la cautérisation du cerveau, en différents points de sa substance, desquelles, ce semble, on ne peut rien conclure. En effet, si l'on tient compte des expériences où il y a eu diminution de production calorifique, ou trouve que la diminution de chaleur a été observée dans onze expériences et que l'augmentation a été observée dans quinze expériences, ce qui semble interdire une conclusion formelle à cet égard. Au contraire, dans dix expériences où la protubérance a été lésée, neuf fois il y a eu augmentation de chaleur, et dans des proportions considérables.
D'ailleurs, voici comment M . Wood résume ses expériences,