Barral, Ann. de Chim. et de Phys., t. XXV, p
méthode consiste ù prendre un animal soumis à une ration d'entretien telle que son poids reste sensiblement constant pendant toute la durée de l'observation et à noter exactement la quantité de calories représentée par ses ingesta d'une part, ses excréta de l'autre. La différence indiquera le nombre de calories utilisées par l'animal pour maintenir sa température constante.
Ce procédé soulève encore de nombreuses objections :
Le coefficient de chaleur spécifique des aliments et des produits excrémentitiels est loin d'être établi d'une façon rigoureuse. Les chiffres donnés par Frankland1, Zuntz2, Dantlewsky3 ne concordent pas entre eux.
Il est difficile de réaliser la ration d'entretien et de pouvoir assurer que l'état final de l'animal en expérience est identique à son état initial. Il se produit dans l'organisme une série de réactions chimiques : réductions, déshydratations, fermentations, toutes accompagnées d'un dégagement ou d'une absorption de chaleur et dont les produits peuvent, en se substituant à d'autres, se fixer définitivement.
Après ce rapide aperçu des études faites à l'aide des deux premières méthodes, il convient de rappeler les recherches entreprises en vue de calculer directement la quantité de chaleur émise.
La première expérience fut faite par Crawford* en 1779, c'est-à-dire un an avant le travail de Lavoisier. L'animal est placé dans un manchon d'eau qui s'échauffe par la radiation calorique. Les résultats, très différents de ceux qu'on a trouvés depuis, indiquent des imperfections considérables dans la méthode; mais, si défectueuses que fussent les données numériques, elles avaient conduitle chimiste anglaisa cette idée, toute