‹ Physiologie; (volume 4)Chapitre 77 sur 210 · II · texte numérisé non relu

II

Après le déjeuner. . . .

Avant le dîner

1 h. 30 après le dîner. .

Chez l'homme à jeun ces doux maxima n'existent pas, et la courbe de l'oxygène absorbé suit une ligne descendante régulière.

Si la digestion détermine une augmentation considérable dans la production de calorique, 35 et 45 p. 100, sans amener cependant une élévation thermique sensible, c'est que le système régulateur de la chaleur fonctionne toujours. On doit donc constater une déperdition correspondant à la production exagérée.

En éliminant les observations faites sur les enfants, soit malades, soit d'un poids inférieur à 7 kilogrammes, j'ai groupé les 14 observations faites à des heures différentes sur cinq enfants soumis au môme régime et prenant trois repas : le premier à 7 heures, le second à 10 h. 30 et le troisième à 5 heures.

Le tableau B indique nettement deux maxima correspondant à ceux indiqués par Fredericq dans l'absorption de l'oxygène et explique la discordance qui existe entre le tracé de l'exhalation de l'acide carbonique et celui de la température.

Quant au maximum constaté à 3 heures clans les trois courbes de la production de chaleur, de sa déperdition et de l'élévation thermique, il tient à des causes multiples agissant en même temps : élévation de la température extérieure, digestion du principal repas, suractivité psychique et physique. Il existe en quelque sorte une fièvre normale, physiologique, qui atteint son maximum vers 3 heures. A cette

P. LAN CLOIS.

période de la suractivité de la thermo-genèse succède une phase de dépression telle que la courbe thermique continue à baisser jusqu'au moment du sommeil, que ce dernier se produise ou non.

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