La température extérieure n'a pas été y.ri
? au début de cette observation.
Nous retrouvons encore ce maximum vers M heures chez
un enfant de I kilogrammes, n° L39, élevé au sein également, mais qui n'est pas dans une couveuse :
A 11 heures :(7",N ;>300 calories.
A 4 heures 38° ,4 4 300 —
L'augmentation observée dans la radiation thermique à 11 heures est considérable chez le n° 638 : elle dépasse de 28 p. 100 la radiation de 9 heures du matin et de 5 heures du soir; mais il faut remarquer que cet enfant donne des chiffres toujours très élevés et qu'il parait très sensible au froid. D'autre part, il existe une cause spéciale qui paraît agir sur cette augmentation de radiation. M. Sevestre, le chef du service, fait sa visite vers 10 heures. Dès 9 heures et demie les nourrices préparent les enfants qui lui sont présentés chaque jour. Ces enfants restent ainsi en dehors de leur couveuse une heure environ, et, pendant ce temps, ils s'agitent, crient, et, le meilleur procédé pour les calmer étant de leur donner le sein, il est probable qu'à ce moment la quantité de lait absorbée est plus grande : c'est du moins ce que nous avons constaté dans quelques pesées faites à cette heure. Toutes ces causes, action de l'air extérieur, agitation prolongée, nourriture plus abondante, contribuent à accélérer la thermogénèse.
Pour étudier cette influence spéciale, j'ai fait laisser l'enfant dans la couveuse pendant toute une matinée. À 11 heures l'observation calorimétrique CLXXIII donnait 6 000 cal., chiffre un peu inférieur à ceux cités plus haut.
Dans un autre cas, l'enfant a été maintenu en dehors de la couveuse pendant une heure, de 7 à 8 heures, le sein lui a été donné deux fois, et il a absorbé en tout 45 grammes de lait d'après les pesées. L'observation prise à 9 heures indiquant un dégagement de 7 660, chiffre légèrement supérieur à ceux obtenus précédemment à cette heure, les résultats donnés par ces deux dernières observations ne peuvent infirmer ce fait qu'il existe pour les enfants observés un maxi-
mum de radiation thermique se maintenant de 11 heures à 3 heures.
Les variations dans la pression barométrique, variations peu importantes du reste, ne nous ont pas paru exercer une iniluence quelconque sur la radiation calorique; aussi avonsnous cru inutile de donner les indications barométriques.
Influence de la taille.
Les animaux à sang chaud, présentant généralement une température supérieure au milieu ambiant, sont soumis, au moins en partie, aux lois physiques qui règlent le refroidissement ou la radiation. Par suite, la perte de chaleur par radiation doit être d'autant plus grande que la taille est moindre. La surface rayonnante pour les sujets de formes analogues varie comme les carrés, tandis que les volumes varient comme les cubes. Cette augmentation dans la perte du calorique doit coïncider, la température restant constante, avec une augmentation dans la production des combustions. Ce fait avait été établi déjà par Regnault et Reiset pour les animaux d'espèces et de poids très différents.
Calculant la quantité d'acide carbonique exhalée par kilogramme et par heure, ils trouvent les chiffres suivants :
grammes.
Homme 0,60
Lapin 1,11
Chien 1,19
Canard 2,12
Moineaux 10,.'i!S'
1. Sanson trouve, pour le cheval d'un poids de o()"J kilogr., 0,16 d'acide carbonique par kilogramme et par heure, chiffre évidemment trop faible.
Ces chiffres indiquent cependant que cette règle ne s'applique rigoureusement qu'aux animaux de mêmes espèces.
Un kilogramme de chien produit autant d'acide carbonique qu'un kilogramme de lapin, quoique le poids absolu du premier soil le quintuple de celui du second.
M. Senator, qui a établi l'influence de la taille sur la production de la chaleur chez les chiens, confirme ce fait : que la production de chaleur du chien est plus élevée relativement que celle du lapin.
Les analyses des gaz expirés par l'homme faites par MM. Andral et Gavarket montrent également l'augmentation relative de la production de l'acide carbonique chez l'enfant.