‹ Physiologie; (volume 4)Chapitre 83 sur 210 · CALO R I F. S DÉGAGÉES · texte numérisé non relu

CALO R I F. S DÉGAGÉES

PAR KILOGRAMME

PAR ' NI ni I>IJ si R.FACE.

kilo;,'.

L<> premier chiffre est calculé d'après le nombre donné par les auteurs précédents.

C'est avec intention que j'emploie dans la dernière colonne le terme : unité de surface, terme très vague, mais qui convient parfaitement au peu d'exactitude de la détermination de la surface du corps; j'ai considéré en effet le corps humain comme une sphère de densité égale à 1 et dont on pouvait, par conséquent, calculer la surface d'après la for-

mule 4t:R2, R étant égal à * / Il est loin d'en être ainsi,

et les chiffres donnés par M. Sappey et calculés en décomposant le corps humain en une série de cylindres, de troncs de cône ou de sphères, sont beaucoup plus forts (près du double) que ceux donnés ici. Quoi qu'il en soit, et c'est là le point intéressant, l'erreur commise existe pour tous les poids donnés, et il ressort néanmoins du tableau que la quantité de chaleur dégagée est fonction de la surface.

En prenant les chiffres de M. Sappey et en calculant

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d'après les données de Quetelet la surface des enfants à différents âges, on peut approximativement doubler les surfaces indiquées par le tableau, et prendre alors les chiffres de 8 microcalories comme indiquant la quantité de chaleur dégagée par un centimètre carré de peau humaine.

M. Ch. Richet ' a obtenu des résultats semblables avec des lapins pesant de 2kBi00 à 53*400 :

Calories par décimètre carré de surface.

Lapin de 2k%300 10,79

— -2kvi00. ..... 10,70

2kB,900 10,62

Les recherches analogues entreprises sur des cobayes de 140 à 150 grammes conduisent au même résultat que celles faites sur les lapins et on retrouve le chiffre de 10 calories par unité de surface. Ce qui tend à faire admettre que la radiation thermique chez des animaux de môme fourrure et d'espèce différente se fait suivant une même loi.

Les chiens, moins protégés par leur tégument contre la déperdition de calorique, produisent plus de chaleur que les rongeurs, et la perte par radiation s'élève chez eux à 14 calories par unité de surface. Enfin l'homme, dont la peau nue est bien moins protégée que celle de tous les animaux, offre également le chiffre le plus élevé, 15 à 17 calories par unité de surface.

Les recherches calorimétriques sur les enfants très jeunes, de 4 jours à un mois, offrent une grande difficulté. Ces petits êtres présentent au refroidissement une résistance excessivement faible. J'ai pris une partie de mes observations, l'enfant sortant de la couveuse à 26° emmailloté dans des langes et des couvertures dont la température prise à l'aide de thermomètres glissés entre les effets variait entre 32° et 27°.

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