‹ Physiologie; (volume 4)Chapitre 98 sur 210 · MA LADIES · texte numérisé non relu

MA LADIES

KILOGRAMME

en

OBSERVATIONS

RECTALE-

et par

HEURE

KILOGRAMME S-

degrés.

Broncho-pneumonie.

Tuberculose.

Broncho-pneumonie.

Varicelle.

Gl

Pleurésie.

Broncho-pneumonie.

Pneumonie.

Broncho-pneumonie.

Varicelle.

Broncho-pneumonie.

il), 2

La température rectale indiquée est la température initiale; mais dans la majorité des observations il a été fait deux lectures. Chez les enfants de 6 à 10 kilogrammes les deux chiffres diffèrent généralement fort peu.

Un simple coup d'œil jeté sur cette courbe indique une

augmentation graduelle do sa production de calorique, correspondant à l'élévation thermique '.

A 38°,;; Le chiffre moyen est de t 300, soit une augmentation de 10 p. 100

io°,;; 4600, io —

Mais, si l'on réunit les observations prises sur un même enfant, on trouve que le rayonnement n'est pas toujours en rapport constant avec la température. Ainsi la petite Legrand, salle Sainte-Catherine, a été soumise dans le cours de sa broncho-pneunomie à 6 observations. (Une des observations a dû être négligée par suite de modifications brusques dans la température de la pièce où se trouvait le calorimètre.) Les cinq restantes donnent les résultats suivants :

NUMÉROS

POIDS

TEMPÉRATURE

CALORIES-

kilo-.

degrés.

Chez cette enfant, atteinte d'une broncho-pneumonie qui devait l'enlever en quinze jours, la quantité de calories, dégagée à 38°,8, a toujours été supérieure à celle dégagée à 39°,4 et 39°,6.

Plusieurs séries d'observations faites sur des enfants en cours de broncho-pneumonie donnent des résultats analogues.

Enfant couché au n° 19 de l'infirmerie des Enfants-Assistés.

Agé de 3 mois et pesant 4 kilog. Cet enfant envoyé au dépôt avait eu

1. P. Lakglois, « De la calorimëtrie chez les enfants malades » [Comptes rendus de l'Acad. des Sciences, 21 mars 1887).

la nuit précédente des convulsions (?) d'après les renseignements donnés à la surveillance.

L'auscultation indiquait de nombreux râles sous-crépitants fins disséminés dans toute la poitrine. La température à midi était de 38°, 7. L'enfant placé dans le calorimètre s'est endormi immédiatement.

Résultat : 4 227 cal. (Obs. CXIV) à midi.

Le lendemain 2 février, les râles sont localisés principalement dans le poumon gauche. Quelques râles crépitants sous l'aisselle. La température qui s'était élevée la veille à 39°, 2 est de 38°, 4.

Résultat : 4151 cal. (Obs. CXVI) à 11 h. 30.

Le 4 février, la situation ne s'est pas modifiée; pas de souflle. L'enfant est plus gai et cependant le dégagement de calories est plus considérable, 4557, avec une température de 38° 2 (Obs. CXVIII) à midi.

Le 5, même état, 38°, 2 = 4 loi calories, observation faite â 8 beures.

Cet enfant avec une température nettement fébrile, 38°, 7 donne un chiffre plutôt inférieur au chiffre normal d'un enfant de sa taille et c'est quand l'amélioration se manifeste, qu'il donne un chiffre assez élevé.

Ces observations seraient en faveur de l'opinion de Makey et Traitée.

Signalons encore brièvement l'observation du n° 12. — Le 30 janvier, à 10 heures, la température est de 39°, 9, l'enfant présente une dyspnée assez intense, râles crépitants â droite, souffle léger à la hauteur de la pointe de l'omoplate. 35 à 40 respirations par minute, 4 800 calories à 10 heures (Obs. CX). A 2 heures, nouvelle observation (CXI). Température : 40°,4 = 4557 calories.

Le lendemain 31 janvier, la température est brusquement tombée à 37°, 4. Le souffle a disparu, il en est de même de la dyspnée et de la cyanose du visage. 4300 calories (Obs. CXII).

Le 1er février, l'état général est bon, la température esta 37°, 5 = 4 240 calories à 8 heures (Obs. CXIII).

Le 5 février, la température, qui depuis trois jours oscillait entre 37° et 38°, 2, monte brusquement le soir à 40°, 05, et, le 6 février, on trouve de nouveau tout le syndrome broncho-pneumonique et la température â 10 heures est de 40°, 3 = 4690 calories (Obs. CXIX).

Le 8 et le 9, la dyspnée augmente, la température reste élevée, avec une production de calorique considérable.

Le 9, 40°,2 = 4757 calories (Obs. CXX1V).

Le jour même apparaît une éruption de rougeole et l'enfant était envoyée dans le service d'isolement. Elle mourait le lendemain avec une température de 43°, 3 (température prise avec deux thermomètres différents).

i. ILORIMÉTRIE CHEZ L'HOMME. 341

En résumant cette observation, on trouve :

Obs. HO. .... 39°,9 4,800 calories. 30 janvier

— fil 40°,4 -t,'.}'M — 30

— 113 30°,5 4,240 Ier février.

Dans cette série d'expériences, la quantité de calories dégagée, quoique toujours supérieure au chiffre admis pour un enfant sain, n'augmente pas en raison directe de la température rectale observée, le maximum ayant été atteint à 39°,9.

Ltebkrmeister avait signalé une pareille discordance dans les rapports entre l'exhalation de l'acide carbonique et l'élévation de la température.

Dans une série d'observations faites sur une jeune fille de 57 kilog., sujette à des accès de fièvre intermittente, il trouve o3m,7 d'acide carbonique exhalé en 2 heures, la température étant de 37°, 2, et, chez la môme personne à 41°, il ne trouve que 56°, 9 d'acide carbonique, chiffre bien inférieur à ceux qu'il trouve généralement dans le stade de chaleur.

Une enfant atteinte de varicelle (Obs. XLVIII et XLIX) et présentant une élévation de température notable, a donné des chiffres très inférieurs, 4087 à 38° et 3955 cà 39°. Cette enfant, âgée de 5 ans, ne présentait aucune autre maladie que cette éruption bénigne, et les deux observations ont été prises l'une à 10 heures (XLIX) ; la première (XLVIII) à 2 heures, par une température extérieure de 14°.

Malgré les exceptions que nous venons de citer, l'ensemble des résultats indique que la production de calorique augmente avec la température. Cette augmentation dans la déperdition de chaleur est assez faible, comme on voit; mais elle suffit cependant pour montrer que l'élévation thermique, loin d'être due à une rétention permanente de calorique, provient d'une augmentation dans les combustions interstitielles.

342 P. LA Ml LOIS.

Il existe en un mot une corrélation directe entre la température et la radiation, sans qu'on puisse établir une loi précise entre ces deux phénomènes.

Conclusions.

I. Les mesures de la radiation calorique chez l'homme par le procédé du calorimètre à air présentent un double avantage : 1° d'être obtenues à l'aide d'un appareil très sensible, enregistrant les plus faibles dégagements caloriques ; 2° d'être prises sur des sujets placés dans des conditions s'écartant très peu des conditions physiologiques normales.

II. Les variations dans le rayonnement de la chaleur humaine sont dues à deux ordres de causes : 1° les unes indépendantes du sujet, variations atmosphériques, influence de l'heure et de l'alimentation, vêtements ; 2° les secondes inhérentes à l'individu, la taille, l'état normal et l'état morbide, l'activité du système nerveux.

III. La radiation thermique est fonction de la température extérieure, elle paraît atteindre son maximum d'activité chez l'homme nu vers 18°.

IV. Le rayonnement thermique passe dans une journée par deux maxima,l'un vers 10 heures, l'autre vers 3 heures, correspondant aux maxima signalés dans l'absorption d'oxygène.

V. 11 existe une étroite relation entre la taille et la production de chaleur. Ainsi, un enfant de 7 kilog. perd par unité de poids 2 fois et demie plus qu'un adulte de 60 kilog., mais cette différence disparaît quand on compare les surfaces respectives des deux sujets. La perte de chaleur par unité de

surface est constante, elle est Je 8 microcalories environ par centimètre carré. Cette perte de calorie par unité de surface est fonction du tégument ou des vêtements, l'homme nu présentant un chiffre plus élevé que les animaux.

VI. Dans les maladies chroniques avec hypothermie, il y a diminution de production de calorique.

Cette diminution est de 20 p. 100 à 36°, 3

Dans les maladies avec hyperthermie, il existe une augmentation sensible dans la production de chaleur.

Celle augmentation est de 10 p. 100 à 38°,.'»

Contrairement à l'opinion de quelques auteurs, lathermogénèse et la température paraissent être en corrélation directe dans les maladies.

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