INFLUENCE DE LA TEMPÉRATURE EXTÉRIEURE ET DU REFROIDISSEMENT
Il existe sur certains points des recherches calorimétriques quelques désaccords entre les auteurs, mais les résultats obtenus
1. I. Ott, « Human Calorimetry ». — New-York médical Journal. .'iO mars et 13 juillet 1890.
, 2. E. T. Reicheht, « Heat phenomena in normal Animais ». — University médical Magazine, Janv., fév., avril 1890.
sont généralement dans le môme ordre, et les chiffrés différents : influence du poids de ranimai, de la nourriture, etc. Il n'en est pas de même quand il s'agit de la corrélation qui existe entre la radiation calorique et la température extérieure.
M.Cn. Rjchet1, dans son mémoire sur la calorimétrie, avait établi par de nombreuses expériences sur les lapins que la radiation calorique présente un maximum vers l i°. Avec le même appareil j'ai constaté également un optimum de radiation pour l'enfant vers 18°. Ces faits, ainsi que ces auteurs le remarquaient euxmêmes, étaient en contradiction avec les résultats obtenus en étudiant l'activité des échanges respiratoires.
Or M. Fredericq arrivait à ce résultat, qu'il existait cbez tous les animaux un minimum de radiation calorique, qu'il place pour l'homme vers 18°. 11 est curieux de noter cette divergence absolue des auteurs : Langlois plaçant l'optimum pour l'homme vers 18°. Fredericq établissant à cette même température un minimum.
Or Sigalas 2, employant un appareil tout autre que le calorimètre à air, le calorimètre à température constante de d'Arsoxval, est arrivé au môme résultat que MM. Cn. Riciiet et Langlois : de 20° à 15° les calories dégagées augmentent, allant de 3 c,5 à 4e ,9 :3. Mais, à partir de 15°, la radiation calorique baisse rapidement : elle n'est plus que de 3 °,1 à 9°, de 2 c,9 à 7° (poids du lapin, 2kil,820). Dans ces expériences, Sigalas disait en même temps qu'à l'aide de l'appareil de Jolyet et Regnard, l'oxygène absorbé, et suivant les faits connus, la quantité de gaz absorbé s'est élevée graduellement de 0ut,600 à 20; elle atteignait 0,710 à 7°.
Notons que, étudiant également sur des canards et des poules, Sigalas n'a pu constater chez ces animaux un optimum, au moins entre 21 et 7°. Les calories dégagées vont en augmentant, comme les quantités d'oxygène absorbé.
Si les recherches de Sigalas sont venues confirmer les résultats obtenus par Riciiet, il en est tout autrement de celles d'ANsiaux faites au laboratoire de Fredericq avec un calorimètre à rayonnement. Opérant avec des cobayes, il a toujours trouvé un minimum de radiation calorique vers 25°, c'est-à-dire à la température correspondant au minimum de la production de CO2 donné par Page et Fredericq.