‹ Physiologie; (volume 5)Chapitre 90 sur 93 · TOME vn. ^'■J · texte numérisé non relu

TOME vn. ^'■J

450 CHARLES RiGHEt.

4° Chaque fois qu'on change la concentration de la substance anormale dans le liquide sur lequel végète le ferment qui ensemence, il se fait une nouvelle accoutumance qui met plusieurs jours à s'établir, de sorte qu'il y a accoutumance non seulement pour la substance anormale, mais encore pour le degré de concentration de cette substance.

5" Le ferment adapté à une substance anormale reprend très vite, quand il est remis sur du lait normal, ses propriétés ordinaires (en vingt-quatre heures le plus souvent), de sorte que je n'ai pas réussi encore à créer une variété, adaptée au poison, qui fût stable.

Il est impossible de ne pas remarquer que cette plasticité (héréditaire) de la cellule vivante et son adaptation, son accoutumance au milieu anormal qu'on lui a imposé est un des phénomènes les plus réguliers et les plus singuliers de la biologie. Nulle part peut-être on ne la verra s'exercer avec plus de rapidité et d'intensité que dans ces cultures de ferment in vitro, qui en vingt-quatre ou quarante-huit heures ont déjà modifié profondément leurs réactions biologiques, et les transmettent à leur descendance.

L'extrême plasticité des organismes microbiens permet de comprendre nettement combien, en modifiant leurs milieux de culture, on peut modifier leur activité et leurs réactions.

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