V. 35 un Vi Dit e
Calories Calories Calories de Calories de
ingérées. dépensées. dénutrition. fixation.
NL», Gran 11,6 » 0,8 EX ee 7,0 » 3,5 Nr: 226 0"06 8,1 » 0,5 ii; SR RE À € 12,8 » SU) Moyenne. 13,2 10,83 » 2,33
On voit par là que, comme il était facile de le prévoir, c'est surtout chez les malades du 1° degré que l’amélioration est éclatante par le fait du régime de la viande crue.
S'il est vrai, comme nous l'avons pensé dès le début de nos recherches sur ce point, que la viande crue agit sur l'élément infectieux de la tuberculose, on comprend que, lorsque il y a ramollissement pulmonaire et cavernes avec toute une flore microbienne infectieuse, le régime de la viande crue n'exerce que peu d'action. De sorte que c'est surtout dans la tuberculose du début que la viande crue agit efficacement. Le malade IX a cependant augmenté de 7 kilogrammes en 40 jours; de sorte qu'il ne dépensait que 7 cal. par décimètre carré et par Jour. Pour se rendre compte de la faiblesse de ce chiffre, répondant à 1 066 calories pour un homme de 50 kilogrammes : c’est comme s'il avait eu pour toute alimentation 335 grammes de pain.
La moyenne de 10 cal. 82 pour les 12 malades est même un peu plus forte qu'elle ne devrait l’être, si nous éliminions les deux chiffres un peu aberrants de 44,9 (obs. l et 15,1 (obs. IV). Alors cette moyenne ne serait plus que de 9,9; c'est-à-dire les 5/6 seulement des calories dépensées par le patient d'Arwarer à l’état de repos. À vrai dire, le repos pour un malade qui est à l'hôpital, et qui garde le lit, est bien plus complet que pour un individu bien portant, qui, tout en ne faisant pas de travail musculaire énergique, va et vient, et conserve, quoi qu'il fasse, toute son activité.
Il n’est guère possible d'établir un rapport entre la quantité d'azote ingéré et la quantité de calories fixées ou
dépensées.
Les malades ontété sériés dans le tableau ci-dessus (p.201) d’après la quantité d'azote ingéré; et on peut voir tout de suite que la quantité des calories fixées n'est guère en rap port avec la quantité de l'azote ingéré. Le malade qui a fixé le plus de calories n'ingérait que 0,077 d'azote; les deux malades qui n'ont pas augmenté de poids ingéraient 0,097 et 0,072 d'azote.
En les sériant d’après la quantité de viande crue ingérée, nous pouvons dresser le tableau suivant (en éliminant les malades VI et X, du troisième degré) :
Poids Calories Calories | Observations. de viande crue. de fixation. de consommation I. 300 2,7 14,9 I. 294 2,7 10,5 NII. 270 1,8 11,6 “a té 200 3,3 12,8 Te 182 3,5 7,0 xl. 180 0,3 8,1 VL 162 1,8 10,9 HS 100 2,8 13,2 IVe 100 0,6 15,1 Ou encore, en prenant les moyennes 3 IT. De 250 à 300 gr. de viande crue. . . 2,4 12,3 V. — 150 à 200 — = NS CRR 9,5 II. — 100 gr. = 1,5 14,2
Tout en reconnaissant que de plus nombreuses expériences seraient absolument nécessaires, notons que le maximum des calories de consommation s'observe chez les deux malades (moyenne) qui ne prenaient que 100 grammes de viande crue; et que, d'autre part, le maximum des calories de fixation se trouve chez le groupe des trois malades qui prenaient plus de 250 grammes de viande crue.
Le chiffre moyen de l'azote concorde d’une manière saisissante avec le nombre trouvé par ArwaTer, soit 0,0995, au lieu de 0,100; c'est dire l’idenuté absolue.
Remarquons, sans qu'il soit besoin d'insister, à quel point
ce chiffre est différent de celui que nous avons obtenu sur
le chien.
Même la quantité, minime, de 0,06 d'azote par jour,
répondant à 67 grammes d’albuminoïdes, a suffi à uu malade
(obs. XT); et il a augmenté de poids, de 1 kilogramme, en 34 jours.
Quelques observations ont été prises sur des malades soumis à un régime très pauvre en azote. Elles n'ont pas pu être poursuivies; car très rapidement les malades ainsi alimentés ont baissé de poids d’une manière inquiétante, ce
qui à nécessité le retour à un régime plus riche en azote.
OgservaTioN XII (n° 20). — 8 jours. De 61 à 59,5 kil. Surface : 170.
Quantite. Calories. Azote.
PO ae tr saone te QU 936 4,35 Pommes de terre. . . . . 300 240 »
COGRENTES Le 2 4... . 7400 300 »
PAULEES OP 227 0 7 68 612 »
RICO TIR ET. à mers 54400 180 »
2 268 4,35 Total. Par déc. carré.
Calories d’ingestion . . . . . . 2268 13,3 - de dénutrition. . . . . 560 2,0 —- de consommation. . . 2898 16,3 Anolé total s "17 ss « esr) "4699 Albuminoïdes lotales. . . . . 27 Azote-par déc. carré .… , … … « 0,026
OsservarioN XIV (n° 26). — 8 jours. De 57 à 56 kil. Surface 165.
Quantité. Calories. Azote.
D 618 2 een 888 4,14 Pommes de terre. . . . . 370 296 »
Contiiures. . 2... « … 140 300 »
HEUDIe: fe Ne 73 697 » Alcool in) «we + « 2 00 180 »
Calories d’ingestion .
de dénutrition. .
de consommation .
Azote total. . de Albuminoiïdes totales. .
Azote par déc. carré..
Total. Par déc. carré.
Ogservarion XV (n° 23), — 6 jours. De 52 à 50 kil. Surface : 150.
Quantité. Calories. Azote.
Paie em 1 300 720 3,60 Pommes de terre, 245 170 »
Confitures . 150 300 »
Beurre. . 50 450 »
Alcool (vin). . 400 180 »
1 820 3,60 Total. Par déc. carré.
Calories d’ingestion . 1 820 12,1 — de dénutrition. . 1 000 6,6 — de consommation. 2 820 18,7 Azotetatal. >. dr ra ir « 3,60 Albuminoïdes totales. . . . . 22 Azote par déc. carré. 0,022
C’est ce même malade qui fut alors soumis à un régime
plus azoté (Obs. XIT).
Azote par déc. carré .
OBsERVATION XVI (n° 25). — 6 jours. De 55 à 53 kil. Surface : 160. Quantité. Calories. Azote.
Paie, AMEN E 240 576 210 Pommes de terre. . . : * 220 180 »
CoOnHEUTeS. 41 es 42 HOMO 300 »
Beurre. . Lg LEVÉE RES 076 »
AIGOOL (vin) 50 MOD 180 »
Total. Par déc. carré.
Calories d’ingestion . 1 668 10,4 — de dénutrition. . . 980 6,2 — de consommation . 2648 16,6 Azote total. . : 210 Albuminoïdes totales. 16
ALIMENTATION ET TUBERCULOSE HUMAINE. 207 On peut réunir en tableau ces quatre observations.
Diminution de poids
par jour.
EE Nombre Pour 1 kil.
de jours. Absolue. du poids initial.
kilog. gr. gr.
XII. De 614.à 59,5. . 8 187 3,1 XIV. — 57 à 56,0. . 8 125 2,2 XV. — 52 à 50 6 333 6,4 XVI. — 55 à 53 AR NU 333 6,0 Moyenne. . . . . 224 4,4
D'où il suit que la dénutrition a été rapide et intense chez ces malades ingérant seulement 0,047, 0,022, et 0,025 d'azote, quantités répondant à 16 à 25 grammes d’albumine (le chiffre classique étant 120 d’albumine).
Voici le tableau relatif à la consommation des ealories (par déc. carré):
Calories Calories Calories
Azote. ingérées. consommées. de dénutrition.
AL. 0,040 à 14,4 16,2 2,9 AIN RON: © 7: A4 16,4 2,2 RVE DO. 494 18,7 6,6 VE QUE. ., : 40,6 16,8 6,2 Moy. 0,0225. . . . . 12,5 17,0 4,5
Remarquons :
1° Que le nombre des calories ingérées est exactement le même que chez les malades soumis au régime azoté.
90 Que le chiffre des calories consommées est devenu /e double du chiffre des calories consommées par les malades soumis à un régime plus azoté,.
3° Que la dénutrition (par défaut d’azote)a été très intense.
Sans avoir d'expériences posititives à cet égard, nous croyons probable que chez des individus normaux, non tuberculeux, cette dénutrition eût été moins profonde.
CONCLUSIONS
Nous ne devons considérer cette étude que comme préliminaire, et il faudra des mesures plus précises (avec dosage d'azote éliminé), comme aussi portant sur un plus grand nombre de sujets. Nous pouvons donner cependant ces deux conclusions très simples :
1° Avec un régime azoté (spécialement la viande crue) la consommation en calories diminue chez les tuberculeux du premier degré, jusqu'à S'abaisser à A0 calories (en 2 kheures, et par décimètre carré), ce qui représente, pour un homme de 50 Æilogrammes, 1520 calories. S'il est au repos du Nb, 01 peut être soumis à un régime, minimum el suffisant, de 300 grammes de viande crue, 50 grammes de beurre et 380 grammes de pain. Donc l'objection, faite au régime de la viande crue, qu'on soumet les malades à la suralimentation, n'est quère recevable; car on peut au contraire, par le fait même de ce régime, soumettre les malades à une alimentation très peu abondante qui devient alors tout à fait suffisante (1520 calories)".
20 Un régime peu azoté est extrêmement défavorable, quand le taux de l'azote est inférieur à 0%,05. Le minimum parait être voisin de 0,062 (par décimètre carré), ce qui représente 50 grammes de matières albuminoïdes pour un homme de 50 kilogrammes.
4. Le viande crue ne peut être remplacée par la poudre de viande, préparée soit à chaud, soit à froid. Données même à des doses très supérieures au poids correspondant de viande, ces diverses poudres de viande nous ont fourni des résultats déplorables dans la tuberculose expérimentale du chien. Nous n'avons pas, dans le mémoire précédent, rapporté ces expériences; car « elles nous eussent un peu écarté de notre objet primitif. Mais huit chiens tuberculeux, soumis au régime exclusif dela poudre de viande, sont rapide-
ment morts, et l'insuffisance de cette alimentation artificielle a apparu dès le début.