V. — 6k5,5. Recoit d'abord 15 cc. de cette solution
L'animal a déjà des vomissements intenses et des défécations. Il est très malade et extrêmement abattu.
On continue l'injection. L’hébétude devient extrême : l’animal est dans un état semi-hypno-anesthésique. A 75 cc. l’insensibilité est absolue : l'animal recoit en tout 110 cc. de solution diluée, soit 0,8# d'extrait par kilog. Il est trouvé mort le lendemain matin.
La toxicité du produit peut être résumée de la façon suivante :
Série F.
gr.
LE Zee, PAULAO Survit.
Mmes El — De ee eee CIRE Survit, très malade.
Me dat nee DOTE Mort.
NS cr AUDE —-
La toxicité est donc diminuée de moitié par la chaleur.
d) Fixation des toxines par le noir animal. — Afin de se débarrasser des matières colorantes, on traite le produit par le noir animal. Le liquide obtenu est en effet incolore, mais il ne précipite plus par l’acide phosphotungstique.
Un chien de 12 kilog. reçoit 24 cc. de ce liquide, soit 0,3 d’extrait par kilog., l'animal paraît somnolent, abruti: ni défécations, ni démangeaisons, ni éternuements. Trois quarts d'heure après l'injection l’animal ne présente aucun symptôme d'intoxication.
Les toxines se fixent donc sur le noir animal. Celui-ei, cependant, n’abandonne rien lorsqu'on le traite par l’eau ou par une solution de sel ou par une solution de carbonate de soude.
L'alcool additionné d’un peu de carbonate de soude dissout une petite quantité de matières organiques.
e) Précipitahion des toxines solubles dans l'eau et inso-
lubles dans l'alcool à 95° (toxines 6) par l'acide phosphotungstique. — Nous avons fait dans cette expérience un premier essai de précipitation des toxines par l'acide phosphotungstique.
Le liquide aqueux est traité par l'acide phosphotungsüque; le précipité est recueilli sur un filtre et broyé avec de la baryte. La masse traitée par l’eau est filtrée et le liquide débarrassé de la baryte, 1° par l’aci de carbonique, 2° par un peu de sulfate de soude. On filtre et on ramène au même volume que le liquide initial.
[ — Un chien de 5 kilog. après 25 ce. présente de la diarrhée, des vomissements, peu de démangeaisons; des injections successives de 25 en 25 cc. entraînent la persistance de la diarrhée et un état de plus en plus misérable. Au bout de 140 cc. le chien est couché sur le flanc, insensible avec diarrhée sanglante, convulsions toniques, prolongées pendant une demi-heure. Mort le lendemain.
I. — Un chien de 5K8,300, avec un liquide identique, présente au bout de 20 cc. des démangeaisons très fortes dans la tête; éternuements violents, diarrhée, puis injection de 32 cc. qui entraîne la mort avec les mêmes symptômes.
IT, injection de 20 cc.
amène re) RRAREEEe nr l'écume aux narines, la congestion des yeux. Une nouvelle injection de 15 cc. amène la mort par arrêt du cœur.
A l’autopsie, l'extérieur des intestins est moyennement rouge.
IV. — Chien de 6“5,6. Reçoit un liquide analogue. L’injection de 45 ce. amène des phénomènes nerveux, des sortes d’hallucinations, contracture avec agitation extrêmement vive et démarche incohérente. Puis, vomissements spumeux, diarrhée liquide, immobilité complète. enfin mort.
Eofin, sur un chien de 5 kilog. l'injection d’une petite quantité de ce produit amène quelques phénomènes de prurit avec gonflement du museau.
Ce liquide contient done au moins une grande partie des toxines du produit initial, et on peut se servir de cette première indication pour pousser plus loin l'étude de ces produits.
f) Étude cardiographique des toxines actiniennes. — Les phénomènes de vaso-dilatation, les irrégularités cardiaques observées, la congestion intense des viscères et de l'intestin en particulier sont toujours accompagnés d’une chute considérable de la pression sanguine. Nous avons par suite cherché à suivre manométriquement les phénomènes qui se passent au point de vue circulation.
Un chien de 10%6,500, chloralosé, recoit de la solution 5 du produit insoluble dans l’alcool et dissous dans l’eau, dilué autiers et représentant par suite 0,05 d'extrait par kilog.
Après injection de 1 cc. de cette solution, la pression tombe de 17 ce. à 10. L'injection d’un 2° cc. l’a fait tomber à 4°°,5 ; elle reste alors à ce niveau très bas sans baisser davantage malgré une ineHon totale de 97 cce., soit 0,40 par kilog.
Un chien de 9k8,2, chloralosé, a une pression carotidienne initiale de 15 cc. de mercure. L’injection de 1/5 de cc. du même liquide ne produit qu’une légère tendance vers la baisse, mais rien de très net.
L'injection successive de 5 en 5 cc. jusqu’à 60 ce., abaisse progressivement la pression jusqu’à 8 puis 7 cc. de mercure.
La mort survient au bout de l'injection de 96 cc., soit 0,51 d’ extrait par kilog.
Dans un autre cas, sur un chien de 76,3 chloralosé, l'injection de 2 cc. de la même solution provoque une baisse de 16 à 12 cc., 5 nouveaux ce. la font tomber à 7. La mort survient après l'injection totale de 82 cc., soit 0,56 d'extrait par kilog.
Sur un chien de 14k6,5, chloralosé, l'injection de 5 cc. fait tomber la pression de 19 cc. de mercure à 9 cc., puis à 8; les injections successives de 10 cc. la font tomber finalement à 7. La mort du cœur survient au bout de 90 ce., soit 0,30 d'extrait par kilog.
Si maintenant nous cherchons à résumer les effets globaux des toxines actiniennes, nous voyons que nous pou-
vons, suivant la dose, les diviser en quatre groupes diffé- :
rents, par l'intensité des effets observés ou par la nature même de ces effets.
Dose légère. — Démangeaisons, éternuements violents et répétés, prurit intense, particulièrement caractéristique à la face et au museau.
Dose moyenne. — Défécation, diarrhée, vomissements, diarrhée quelquefois sanglante, ténesme rectal, douleurs
ge
À pe
sv:
abdominales très vives, chute de ja pression sanguine.
Dose forte. — Prostration générale, insensibilité presque complète.
Dose toxique. — Arrêt du cœur presque subit, la respiration continuant ; on observe souvent de grandes inspirations agoniques, se prolongeant pendant une durée variable de une à cinq minutes, alors que le cœur est absolument silencieux. Quelquefois convulsions, paraplégie, etc.
À l’autopsie, congestion intense, quelquefois hémorragique des intestins et du péritoine.
Des considérations précédentes, de l'examen attentif des différentes observations présentées, il semble bien résulter que ces accidents différents sont provoqués par des substances de nature différente. Leur séparation est des plus délicates, et on ne peut la réussir qu'avec la plus grande difficulté.