IV. — LA SENSIBILITÉ
La torpeur observée dans les ascensions à de grandes altitudes, cette apathie signalée par tous les aéronautes, l’affaiblisse ment de la force physique proportionnel à la hauteur, tous ces phénomènes qui semblent indiquer un ralentissement de l’activité vitale s'accompagnent-ils d'une réelle diminution de la sensibilité? Nous avons voulu répondre à cette question pendant nos ascensions. Nous nous sommes servi pour cela d’un esthésiomètre, et nous avons noté à quel chiffre commençait la double perception des deux pointes de l'appareil qui, jusqu'à un certain écart, ne donne qu’une sensasion unique.
Nous avons fait une première mesure sur la pulpe du doigt, si particulièrement sensible, et sur le poignet où cette sensibilité est beaucoup plus émoussée.
OsservaTion XVIII.
“Jeu r
Dans une première mensuration, nous avions établi, avant le départ du ballon, le degré de la sensibilité à la pulpe du médius gauche et sur le poignet gauche. Nous avons répété cet examen à 2.800 mètres.
À terre : pulpe du médius gauche . . . . 3 millimètres À 2.800 mètres : — NA NEA — Soit un rapport de 3/4 — 0, 75.
A terre : poignet gauche . . . . . . . . 14 millimètres A 2.800 mètres : — AE oc PO —
D'où 14/20 = 0. 70.