IV I
I (2e rPDTers.i
1) Mo<lul. directe de l'accord de S.-l). à sa l). la Tonique.
2) Modul. directe de l'accord de 1). à sa S.-D., la Tonique.
3) Combinaison des deux (la triade de S.-D. sans la quinte) ou accord de 9« de D., la Fond, restant eu place ou sautant sur l.i T., selon sa faculté lorsqu'elle est à la Basse. Ainsi, tout l'ail de moduler, si compliqué en apparence, peut se résumer fu une seule grande loi fondamentale et sa réciproque, avec addition de 3 corollaires :
La voici dans toute sa simplicité.
Toute notre tonale (sens, de dép.) est attirée vers la tierce de sa Dominante située un demi-ton au-dessous d'elle (^modul. à la Dom.) et réciproquement : Toute tierce harmonique (sens, de retour) est attirée vers la S.-D. de l'accord parf. majeur qui la renferme, situé un-demi ton au-dessus d'elle. Dans cette marche, qu'elle soit simple ou combinée (accords de 4 et plus de sons^ la tierce supérieure d'une sensible (au renvers. la sixte inférieure) de quelque nature qu'elle soit, marche toujours iKinillrlnnoit arcr elle, et la note complémentaire, quinte ou Tonique suivant qu'on va à la D. ou à la S.-D., reste en place en qualité de note commune.
CoroHaire 1. Dans la ntoiliil. n ht S.-h. et pour les raisons indiquées page 'M, la note commune, seulement lorsqu'elle est à la basse, fait généralement un .^aut de (piinte au grave
ou de quarte à Taigu, sur la S.-D. où l'on va. La quinte est également autorisée à descendre sur la Fond, de sa tierce de résolution, ne faisant qu'un échange avec elle pour les motifs exposés page 55.
A plus de 3 voix, chaque note supplémentaire amène soit une nouvelle partie d'un accord de 3 sons, encore non exprimée, soit une doublure. Si cette doublure est une quinte, elle profitera de sa faculté de monter ou de descendre pour suivre une marche opposée à celle de la première (mod. à la S.-D. En allant à la D. la quinte restant en place il en sera de même de ses redoublements dont l'un ou l'autre pourrait au besoin faire un échange avec sa Fond.).
S'agit-il d'une nouvelle sensible de même nature, placée à distance de quinte juste ou d'octave de la première, Tune d'elles restera en place ou effectuera un échange d'harmoniques, suivant le cas. Cette considération nous fournira nos deux derniers corollaires ainsi conçus :
Corollaire II. Lorsque deux sensibles de ynême nature sont placées à distance de quinte juste (ace. mineur mixte), l'une d'elles restera en place, logiquement et conformément au rôle de quinte (la supérieure) ou de basse (l'inférieure), que lui confère sa situation de quinte supérieure ou inférieure de l'autre.
Corollaire III. A distance d'octave, Tune d'elles effectuera un échange d'harmoniques, toujours la quinte contre la tierce, issue d'une seule et même Fond.
Remarque. Il est évident que si les sensibles de même nature se trouvent à distance de tierce ou de sixte, elles suivent simultanément leur marche propre. Tout le mécanisme de la modulation se trouve en ces quelques lignes, et c'est ce que nous nous efforcerons de faire voir dans la suite de cette étude physiologique, jusqu'à la fin de cet ouvrage. L'élève dispose déjà de l'instrument, il faut qu'il apprenne à s'en servir, en le voyant à Tœuvre dans toutes les combinaisons d'accords usités par les maîtres, les vrais, bien entendu.
Développons. Si nous réfléchissons à la premièi'e partie de
notre loi, nous verrons qu'elle revient à dire ceci: Une tierce monte toujours sur une quarte, ou : une quarte descend toujours sur une tierce, car, si l'on va à la D., ce que nous prenons pour la Tonique ou le degré I se transforme en quarte de D. sans qu'on s'en doute.
Ainsi :
octave de T. et (juarte de D.
Tonique D.
De même, si dans le ton de Do, je fais monter le mi sur h* fa, j'arrive dans la S.-I). quarte de Do. Si maintenant je fais redescendre la tonale fu sur mi, je reviens en Do. Ainsi les tierces et les quartes ou tonales, sont constamment sensibles, «Haut la réciproque l'une de l'autre, et constituant les deux centres de gravité auxquels obéissent les parties qui complètent leurs triades respectives.
N'importe quelle tierce majeure est donc constituée parles deux sensibles opposées, la Fond, touchant au 7*^ degré de la gamme ou 3+ de I). et la tierce au A^- degré ou S,-D. et puisque la tierce majeure est la résolution de la quinte diminuée il ne saiii-ait en éti-e autrement, et elle en constitue la l'écipro(|ue. Il n'y a que le 6'" degré, ou tierce de S.-D. qui, considéré comme partie intégrante de notre échelle diatonique, et de par la construction de cette dernière, monte d'un ton sur h* 7^' ou !î de D. poui* faii-e partie indispensable de l'accord transitoire de triton. En raison de cela, j'apjtelle cette tierce, tierce trilonique. Toutefois elle cesse de l'être et reprend immédiatement son l'ùje pr()|)re aussitôt qu'une fois dans la S.-D. on module à la S.-D. ue S.-D. au lieu de monter à la Toni(pie. il est de toute importance de bien saisir cela, nous aurons du reste l'occasion d'y revenir.
tierce tritoniqiie
VI 3+deD.
Il en est de même au renvers., la transposition des parties ne changeant rien au rôle des notes harmoniques. Voici quelques exemples illustrant notre loi et ses 3 corollaires.
Mod. à la D.
JcJ
Mod. à la S.-D I o
Coroll. I
Ex. 48.
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