‹ Physiologie de l'homme aliénéChapitre 6 sur 46 · DEUXIÈME DEGRE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME DEGRE

Sio^ïd'iié {stupiditas ),

Dans une série un peu plus élevée, on peut ranger ces idiots, qui présentent quelques fractions intellectuelles j ils ont au moins le sentiment des besoins physiques : ils crient quand ils ont faim ^ ou peuvent aller prendre leurs alimens, bien que souvent ils se meuvent sans but déterminé : il en est d'au 1res qui

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exécutent le même mouvement pendant des années entières. Accroupis presque toujours à côté les uns des autres, ils sentent déjà le besoin de se réunir, souventaussi ces réunions ont pour but de vicieuses habitudes; on observe dans cette classe abrutie, quelques traces de perceptions ; mais la mémoire y l'attention , la parole , la volonté , la conscience , sont entièrement abolies.

Observons, dans cette classe si dégradée^ les traces informes de l'instinct puissant et conservateur, par lequel la nature pousse tous les êtres à se nourrir d'abord, puis à reproduire: à peine découvrons-nous, chez ces idiots , quelques perceptions bien obscures, que déjà leur instinct les fait servir brutement à ces deux fonctions. C'est qu'en petit, comme en grand, une idée mère domine toute la création , vivre et donner la vie. Et avec quelle profusion de moyens elle sait assurer ainsi la mobile éternité des êtres vivans? Devant cette sagesse ;, rien ne peut mourir ; les individus seuls finissent , les espèces sont immortelles ; et encore cette fin des individus n'est qu'un bienfait , une conséquence prévoyante et forcée de leur formation. Que ces phénomènes de vie et de

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morl se succèdent en une heure, en un joury en un mois , un an, un siècle, c'est toujours la même scène; les acteurs seuls sont changés.

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