‹ Physiologie de l'homme (volume 2)Chapitre 10 sur 97 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Mécanisme de la Génération.

Les généralités que nous avons présen tées sur la généra-! tion tracent d'avance la subdivision à établir dans l’étude dés: actes nombreux qui constituent cette fonction. Dans l’espèce. humaine, les sexes sont portés par deux individus distincts, | et la génération est vivipare; de là, déjà, distinction de ce! qu’on appelle une Copulation, une grossesse et un allaitement. De plus , on appelle du nom de conception ou de féconcation , l’action qui avive le germe et qui suit le rapprocher

DIFFÉRENCES GÉNÉRALES DES SEXES, 51 ment; et de celui d'accouchement, l’acte par lequel l'individu nouveau est excrété » Pour commencer sa vie indépendante, Nous rapporterons donc tous les actes qui constituent la génération , à cinq groupes, qui sont la copulation ou le rapprochement, la Conception, la grossesse , l'accouchement et l'allaitement ; et c’est dans cet ordre , qui est celui selon Jequel ils se succèdent, que nous allons en traiter. Seulement,

faisons auparavant deux remarques.

Dans l’accomplissement de toutes ces actions , le rôle des deux sexes n’est, ni le même, ni également important. L'homme ne fait que fournir ou aviver le germe ; conséquemment il n’a part qu'à la copulation et à la conception. La femme, au contraire, sert, en outre, à porter le nou- Vel individu , à le mettre au jour, et à le nourrir dans les premiers mois de la vie; seule, elle effectue la grossesse , Paccouchement et l'allaitement.

La génération est une fonction qui exige un rapport avec l'extérieur, au moins dans les espèces dans lesquelles les sexes sont portés par deux individus distincts > Et Qui ont besoin de se rapprocher, comme chez l’homme. Or, ce rappert, comme tout autre, est laissé à la volonté de lêtre , t perçu par lui; il n’y a d’irrésistibles et d’inapercus , 5omme dans la nutrition, que les actes qui le suivent. Le approchement des sexes est en effet un acte tout-à-fait vo- Ontaire; la naissance du nouvel individu, ou l’accouchenent, est de même, sinon tout-à-fait dépendant de la vo- Onté, au moins aidé par elle, et également perçu : il n’y dirrésistibles et de non sentis que les actes intermédiaires ceux-là, la conception et la grossesse. C’est absolument omme dans le mécanisme général de Ja nutrition. Dès lors, n ue sera pas étonné si la génération nous offre dans sa énéralité , et des sensations pour nous exciter aux rapports welle exige, et nous en donner la conscience , et des ac- Ons musculaires volontaires pour établir ces rapports.

ARTICLE PREMIER

Da rapprochement des Sexes, ou de la Copulation , du Coiït.

Dans l’espèce humaine, les deux sexes étant portés chacun par un individu séparé; et le germe ou l'œuf fourni par la femme ne pouvant être fécondé que lorsqu'il est encore intérieur ; il faut absolument, pour la reproduction , un, rapprochement à l’aide duquel le fluide fécondant de: l’homme puisse aller au loin dans l’intérieur des organes de la femme, toucher Île germe et l’aviver. C’est donc par l’é=. tude de ce rapprochement qu'il faut commencer, l’histoire! de la génération. Nous allons étudier successivement lai sensation qui y excite, et la part qu'y a-chacun des deux]

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