‹ Physiologie de l'homme (volume 2)Chapitre 18 sur 97 · SECTION I · texte numérisé non relu

SECTION I

DRE di | 5 | Dans l’histoire de la fonction, précédente. la digestion , vucomiment |a matière alimertaire, étrangère au COTps, is destinée à le réparer, était amenée à l’état sous lequel absorption peut la saisir. Il faut maintenant étudier coment se fait cette absorption. LES Dans les animaux inférieurs. 1l n’y a qu'une seule action

es

absorption , et elle effectue. à elle seule la composilion de re. La surface externe du corps absorbe à la fois, et l'air cessaire à toute vie, et les autres matériaux réparaleurs : Lmême temps que ces matériaux sont saisis, ils sont élarés et revêtent l’état sous iequel ils peuvent être assimiau corps de l'animal ; enfin leur assimilation s’en fait sS tôt, de sorte que c’est immédiatement que Pabsorpaccomplit la composition. Étudiée à ce degré de simlé, voici ce que l’on peut dire de cette fonction. 10 C’est ie action trop moléculaire pour qu’elle puisse être appréfe par aucun séns ; on ne peut qu'attester sa réalité : mais : | ne peut la mettre en doute, puisqu'on voit disparaitre usieurs des éléments du milieu dans lequel est ploue nimal, et que le corps de celui-ci croît et augmente en isse . 20 On ne peut dans la structure de l'être en signaler zent spécial ; il paraît que, dans ces animaux à Organisa n si simple, c’est le parenchyme de toutesles parties sans Tour I. | dès

2 TONCTION DES ABSORPTIONS. 4 exception qui l’eflectue. 3°0n ne peut pas davantage en * : cevoir les produits isolés, puisque c’est immédiateme: qu’elle effectue la composition. 4° Elle n’est pas un simp pompement des matières qu’elle recueille ; mais, travaillar les matières qu’elle saisit, leur imprimant une natul qu’elles n’avaient pas auparavant, les changeant dans la sul stance du corps, elle est une action d'élaboration. 50 Enfi, on ne peut pas plus pénétrer l'essence de cette action q celle de toute autre , et l’on ne peut dire d'elle que ce q] nous avons dit de toutes les autres actions organiques ph cédemment examinées, savoir; qu'elle est une action & corps animal ou de quelques-unes de ses parties, et qu’e est en opposition avec toute action physique, mécanique, chimique quelconque. En eflet, d’une part, l’absorption po: s'effectuer exige la vie de l’animal,et se modifie selon l’äge celui-ci, son état de santé et de maladie, les conditions € ganiques dans lesquelles il peut être. D’autre part, l’absor tion ne peul pas être une simple imbibition. mécaniqu puisque la substance absorbée est en même temps élaboré assimilée à la substance de l’être. Enfin , elle ne peut pasèt une action chimique générale, puisqu'il n’y a nuls rappoi chimiques entre les matériaux absorbés et la matièrex vante qui en résulte ; puisque de la connaissance chimiq des premiers, on ne peut conclure chimiquement à Îa fe mation de la seconde; puisqu’enfin toute action chimiq générale est impropre à produire une matière vivante À que c’est une matière vivante que fait absorption. Ce absorption est donc encore une de ces actions exclush aux corps vivants, et, à cause de cela , appelées organiqt et vitales. 1] importe de consacrer dès le principe ces div ses propositions, parce qu’elles seront vraies des aut modes d’absorption, quelque compliqués qu’ils soient; complication n’ayant après tout d’autre but que de fa accomplir par un plus grand nombre d'actions dans un, plus com posé, ce qui, dans les êtres simples, est accom par une seule. fl

Dans Phomme, comme dans tous les animaux supérieu la fonction des absorptions se présente avec des traits lt

rses. 19 D'abord les absorptions sont multi ples. D’une part, c’est dans un lieu autre que celui où se fait l’absorpn des matériaux réparateurs appelés aliments, que s’acaplit celle de l'air; et on fait de cette dernière une fonction séparée , sous le nom de respiration. D'autre part, Dsorption, Lant alimentaire que respiratoire, n’est pas ule à l’aide de laquelle le Sang soit renouvelé : if. est une autre, qui s'exerce sur des matériaux proveant de l’économie elle - même , qu'on appelle , à cause le cela, interne, par Opposition à la précédente, (qui est ppelée externe , et dont le produit sert aussi à former le ang, ou au-moins vient y aboutir. Et, comme parmi les natériaux que recueille dans l’économie cette absorption, é trouvent ceux qui sont repris dans les organes pour leur #omposition , il en résulte que la fonction d'absorption ï, dans les derniers animaux, ne servait dans la nutriion qu’au mouvement de composition, dans l’homme et es animaux supérieurs ser

t en même temps au mouvement le décomposition. 20 Ce n'est pas immédiatement que les bsorptions accomplissent la composition et la décomposiion; elles constituent seulement des fluides destinés mer celui qui y sera employé, le sang. Et, en efilet, uisqu e le principe que l'absorption puise dans l'air, est eul capable de donner aux autres matériaux nutrilifs que ëtte action saisit, la faculté d’être assimilables ; puisque >s deux absorptions de l’air et des aliments se font dans es lieux séparés, on conçoit que ce n’est que lorsque le toduit de l’une est allé se mêler au produit de l’autre, il peut en résulter une matière assimilable.

1 résulte de là que , dans l’homme comme dans aux supérieurs, 1° l’absorption est multiple, ex terne ; 20 que cette fonction doit être définie : l’ensemble es actions par lesquelles sont recueillis les matériaux nuitifs tant externes qu'internes, et sont fabriqués les fluiés qui serviront eux-mêmes de base à [a com uide général de la nutrition, le sang artérie]. Dans l'étude que nous allons faire de cette fonction Mons d’abord spécifier les diverses e

les aniterne et -

position du

, nous spèces d’absorptions

| 4 FONCTION DES ABSORPTIONS. | qui se produisent dans le corps humain , ou autrement énu mérer les matériaux divers, tant externes qu'internes, qu recueille l’absorption ; ensuite nous traiterons de chacun des absorptions en particulier. 4

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