DES ABSORPTIONS EN GÉNÉRAL
lus facile, sont ceux où l’épiderme est plus mince, èvres , la bouche, le gland, etc. ? Qui ignore que l’ab- Lion s’ellectue en quelques minutes dans tous les lieux la peau est dénudée, comme à la surface d’un vésicaar exemple ? et re accoucheur, quel anatomisie ne t le.danger qu’il y a pour l’absorption, à avoir des chures aux doigts? Enfin, Séguin a fait des expériences : prouver que la peau n ‘absorbe pas d’eau dans le bain, ue l’épiderme qui recouvre cette membrane est un ob- @ naturel à cette action : il a soumis deux fois par jour, ndant une ou deux heures, des malades affectés de syis, à à des pédiluves faits avec 16 livres d’eau et 3 gros limé, et aucun n’a guéri, sauf trois qui avaient is rations aux jambes. Dans d’autres expériences, ce saa trouvé que l'absorption se faisait d'autant plus facimt, que la substance mise au contact était plus irri- > Dis disposée à détruire l’épiderme et à se combiner lui. Il plaça sur ja peau de l re d’une personne, au étant convenablement lavée et nettoyée, des mor- < du poids d’un gros de cinq substances différentes : ure doux, scammonée,gomme-gutte, sel d’Alembroth et ique; chacune de ces substances était maintenue sous rre de montre séparé ; ; après dix heures de séjour, et la ur de la chambre où se faisait l’ expérience étant à 15 6; 1] trouva que c'était la substance la plus irritante wait le plus perdu de son poids, qui conséquemment été absorbée en plus grande quantité; il y avait eu tiers de grain du câlomélas d’absorbé, un grain de he-gutte, 5 d’émétique et 10 du sel d’Alemrohtb. vérité est entre ces opinions extrêmes ; et, s’1l est imble de méconnaître en de certains cas ls sélits de l’ablion culanée , il faut aussi avouer que cette absorption oins fréquente qu’on ne la dit, et que réellement lerme y met obstacle : en beaucoup de cas où la conta- L été rapportée à l’absor püon cutanée, cette contagion due à à l absorption respiratoire. Dès lors ; puisque celte
ASE
14 FONCTION DES ABSORPTIONS. / absorption exige le plus souvent que la matière à abs patiente sous l'épiderme, on conçoit pourquoi ell si Fe sûre , pourquoi l’état de sueur la contrarie, | puisque l’épiderme influe si prochainément sur elle conçoit pourquoi elle variera selon les âges, les sexes saisons, ete. Mais il reste bien évident toutefois que etre est insolite, et n'entre pas dans le sys! général de la nutrition. | | L'absorption muqueuse est celle qu’exercent les L branes muqueuses sur les substances étrangères, tant sa que liquides et gazeuses, avec lesquelles ces membranes! naturellement en contact, ou qu’on peut appliquer Le à leur surface. Nous avons déjà dit souvent que ces branes muqueuses représentaient dans leur ensembli sorte de peau intérieure, et qu’elles étaient aussi dan! contact forcé avec des substances étrangères. Or, ces branes exercent sur ces substances une action d’absorpt et cette absorption est même beaucoup plus active que!
sorption cutanée, soit paree que ces membranes n’ont pa: piderme , ou enont un moinsépais, soit parce qu'étantie des absorptions digestive, respiratomre et excrémentit: la nature les a fait des plus aptes à effectuer toute absor! quelconque. Aussi personne ne les a méconnues. La fa absorbante de la membrane muqueuse gastr o-intestina! démontrée par le passage dans le sang de queiques-uni principes non chylifiés des aliments et des boissons , di matière colorante, par exemple; par celui des médican qu’on fait pénétrer par cette voie, etc. ; par l’absorptie la matière des lavements dans le gros intestin. Souvent philis a été contractée par le rectum, de même que c’est | bouche que dans la méthode de Clark pénètre lé me destiné à la guérir. M. Chaussier a asphyxié des ani par une injection de gaz hydrogène sulfuré dans cette brane muqueuse. Enfin, de nombreux expérimente ont vu cette membrane absorber les diverses substance quides ou gazeuses, que l’on mettait exprès en € avec elle.
Ilen est de même de la membrane muqueuse pulmon
er. DES ABSORPPIONS EN GÉNÉRAL. 15 parler iei de l'absorption nutritive qu’elle exerce sur ne de l’air, elle en exerce une fort active sur toutes stances qui peuvent être en contact avec elle : elle par exemple, les divers atomes , ou métalliques, ou lents, les miasmes délétères , odorants, l’eau, qui és à l’air de la respiration , ou en suspension dans:
La respiration d’un air humide a souvent donné heu me sécrétion urinaire plus abondante; la respiration d'air chargé de l’arome de l’essence de térébenthine à à l’urine l'odeur de violette, ce qui prouve que l’avait été absorbé. Beaucoup de faits qui étaiént abtriabsorption cutanée, sont dépendants de Pabsorption naire. On ne peut la méconnaître dans les asphyxies es, puisque Îles gaz délétères sont alors retrouvés e sang. Elle est aussi la source de beaucoup de conta- , de l’introduction fréquente dans l’économie de gerde maladie. Par elle on peut faire pénétrer les médicaits, el c'est en partie sur cette absorption que Beddoës autres médecins ont fondé la méthode de rendre médi- } air qu’on fait respirer à des malades. Enfin, des subces liquides elles-mêmes ont été absorbées dans le mOn ; Gohier à vu disparaître ainsi celles qu'il avait Ctées dans les bronches de quelques chevaux, par une rture qu'il avait faite à leur trachée-artère » au-dessous arynx.
ous en dirons autant de la membrane muqueuse génitoaire. N'est-ce pas par cette membrane que se Contracte jphilis ? Les injections qu’on pousse dans la vessie n’y | elles pas souvent absorbées ?
ncore une fois, ces absorptions muqueuses sont plus acque la cutanée ; probablement parce que ces membralevant être lesiége des absorptions digestives, respiratoire erémentitielles, la nature a dû ne pas les revêtir d’épine , et, au contraire, faire prédominer en elles la conn de structure qui fait absorption. Mais il n’en est noins certain que ces absorptions sont acciden telles, et igères au mécanisme de la nutrition.
Îles sont les deux surfaces de notre corps, qui étant
naturellement en contact avec des substances étrangèr peuvent en effectuer l’absorption. Mais il faut ajouter q n’est aucune de nos parties qui ne puisse absorber de mê les corps étrangers qui sont mis en contact avec elles. Ie faudrait rappeler les nombreuses expériences faites pari physiologistes, pour faire pénétrer dans l’économie, à l’a de l’absorption, et par toutes surfaces quelconques du coi des substances étrangères, tant solides que liquides et gaz ses. M. Chaussier fait une plaie à un animal vivant ;, sére dans la plaie un calcul, obtient sur lui la cicatrisatie et voit, avec le temps, ce calcul être rongé par l’absorptil et disparaître. MM. Dupuytren et Magendie injectent dix liquides dans les cavités des membranes séreuses , danë aréoles du tissu cellulaire, dans les parenchymes des orgai et voient se faire l’absorption de cesliquides. MM. 4cha Gallandat, Nysten, Chaussier injectent dans les mél lieux différents gaz, de l'oxygène, de l'acide carboniq du gaz hydrogène sulfuré, etc., et voient aussi l’absorpt s'emparer de ces gaz. Qui ne sait d’ailleurs que c’est} une absorption que disparaît l’air qui remplit le tissu! lulaire, dans ce qu’on appelle l’emphysème ? Toute pa donc absorbe lorsqu'elle n’est pas revêtue d’une cou d’épiderme; soil parce que c’est le propre de tout tiSSU vant, ainsi que nous avons dit que cela était dans les), niers animaux; soit parce que dans l’homme toute pa contient une dépendance des systèmes vasculaires queal verrons être les agents des absorptions. Du reste, nous} vons pas besoin de prouver que les absorptions de ce der genre sont insolites, et étrangères au plan de la nutrit, puisqu'il faut porter exprèssur les surfaces qui les effect les matières qui sont saisies. | |
20 Absorptions accidentelles internes. Ce sont celles opèrent sur des matériaux provenant du corps humain! même, Ceux-ci sont, ou des sucs excrémentitiels, soil santé, soit morbides, qui, par cela seul qu’ils sont ex mentitiels, sont de véritables corpsétrangers pour l’hom ou toute humeux quelconque du corps, lorsqu’elle est! fois sortie de sa filière accoutumée , de son appareil spé
DES ABSORPTIONS EN GÉNÉRAI.. 17 l, quand un suc excrémentitiel quelconque ne peut "excrété, quand un obstacle à son expulsion le fait séjourdans son appareil spécial, labsorption s’en empare , el reporte dans le sang. Par exemple, la bile est souvent rérbée, et va , comme dans l’ictère, teindre en jaune toutes les arties. Dans la paralysie de la vessie, ou quand on a lié chez iWanimal vivant les uretères , l’urine est reportée dans le
>, et imprègne tous les parenchymes, tous les fluides. ela est vrai des maticres fécales elles-mêmes ; on a vu, rs d’un séjour prolongé de ces matières dans le rectum, absorption s’en faire en partie, et la transpiration de la ersonne exhaler l’odeur des féces. Ce que nous disons des 1cs excrémentitiels propres à l’état de santé, doit s’entenré aussi des sucs excrémentitiels morbides, du pus, des hors, etc. : quand ces fluides n’ont pas une issue facile au hors , ils sont aussi résorbés set delàr nérale du sang, et peut-être la fièvr 1 CES cas, etc.
ésultent l’infection e lente qu’on observe
D'autre part, toute humeur quelconque du corps, quand
le est hors de sa filière, de ses vaisseaux propres, peut
re considérée comme un corps étranger ; et, sielle ne dérmine pas par sa présence une inflammation , des dépôts, le est recueillie par lPabsorption. Ainsi le sang extravasé ins une ecchymose, épanché dans une cavité splanchnique ielconque , dans le tissu du cerveau lors d’une apoexie, etc., est résorbé. Cela est vrai de matières solides les-mêmes ; et c’est ainsi > par exemple, que disparaissent cristallin dans l’opération &e la Calaracte par abaisseent, le fœtus dans une gro solvent beaucoup d’empâie
ssesse extra-utérine; que se ments, d’engorgements, d’alrations organiques, qu'ont laissées dans des organes des aladies antérieures.
Il est bien évident encore que toutes ces absorptions ne
nt qu'éventuelles , puisqu'elles sont subordonnées aux cirnstances insolites qui lesréclament : seulement ; tandisque plus souvent les autres absorptions éventuelles sont nuiles, celles-ci sontavanta t de réparer les désordr … TOME III.
geuses , médicatrices , et ont pour e$ Œui existaient dans l’économie.
Celles sont les absorptions de la seconde classe , où éve
tuelles. Il est bien évident qu’elles différent déjà des nut
tives, en ce qu’elles ne sont pas constantes, et ne fontp artie intégrante du mécanisme de la nutrition. Mais ell s’en distinguent encore, en ce qu’elles ne font pas comnt elles subir aux matières qu’elles ont introduites dans l’éce nomie une forte élaboration; le plus souvent elles laisser ces matières intactes, ou au moins elles leur imprimer une altération si peu profonde, qu’on peut le plus sou vêr les reconnaître avec leurs qualités premières dans les vai seaux où elles ont pénétré. Voyez, par exemple, les absor! lions cutanées! Bichat retrouvait dans les gaz qui sortaier de son intestin, l'odeur cadavérique des miasmes qu'ava absorbé sa peau. On retrouve plus ou moins dans le sans et avec leur nature propre, les substances médicamenteus qu’on a appliquées en frictions. Puisque d’ailleurs ces su: stances vont toutes exercer une action spécifique sur que ques organes , il faut bien qu’elles aient conservé un peux leur nature première, et qu’elles n’aient pas été changé en entier en un fluide identique, comme nous avons © que létaient les matériaux des absorptions nutritives. Il4 est de même de l’absorption externe muqueuse. Quanti l'absorption accidentelle interne, cela est vrai aussi de to) les sucs qui sont excrémentitiels; n’a-t-on pas disting! sûrement la bile dans le sang? cette humeur n’y est-el pas en totalité ou en partie dans la jaunisse ? L’urine # est-elle pas de même, dans les cas décrits par M. Richeran sous le nom de fièvre urineuse? A1 n’y a de doute que po) les sucs récrémentitiels : d’un côté, on ne peut reconnaît leur présence dans le torrent circulatoire; et, de l’autn rien n’empêche de croire qu'ils sont changés dans les fluid des absorptions nutritives, puisqu'ils ne sont autres q] les matériaux de ces mêmes absorptions.
Cette dernière différence est bien importante à constaté puisqu'il en résulte que, dans ces absorptions éventuelle nous aurons toute certitude des agents qui les auront efle tuées, retrouvant les matières dans les vaisseaux où ell auront élé introduites; tandis que nous n’aurons pas @