‹ Physiologie de l'homme (volume 2)Chapitre 22 sur 97 · DES ABSORPTIONS EN GÉNÉRAL. IE · texte numérisé non relu

DES ABSORPTIONS EN GÉNÉRAL. IE

st exclusivement saisi dans le poumon. Ainsi, Pabcutanée dont nous voulons parler ici, évidemment

is nutritive comme celles qui nous ont occupé jusqu’à

M; mais, par elle, peuvent pénétrer quelquefois dans

momie plusieurs éléments des substances qui sont en

#t avec la peau.

este , il y a débat parmi les physiologistes, au sujet absorption. Les uns disent qu’elle est aussi fréeque facile, et invoquent des faits nombreux. Après in, disent-ils, le corps augmente de poids, et la séon urinaire redouble d'activité pour débarrasser l’écoie de toute l’eau que la peau a absorbée. Il en est de e à la suite du séjour dans un air humide. Dans un de as, le poids du corps augmenta de 2 à 6 onces, dit S M, et de 18, selon Xeil. Symson, faisant prendre un de pied à un fébricitant ,ditavoir vu, par suite de l’abïon, le niveau du liquide baisser sensiblement. Mascagni de même les ganglions de l’aine se gonfler à la suite de laves. M. Chaussier, en plongeant des animaux dans az hydrogène salfuré , les a asphyxiés, quoique l’appafût disposé de manière que ces animaux ne respiraient e gaz funeste, Qui ne sait que, par la peau, pénètrent nt les vapeurs métalliques , celles du cuivre, du b; du mercure ? Bichat s’est assuré que par cetle voie sorbait les miasmes putrides des amphithéâtres d’ana- 5 el, pour qu'on ne pût pas attribuer les effets qu'il vait à labsorption par les voies pulmonaires, comme wait objecté aux expérimentateurs précédents, il avait iné son expérience de manière à ce qu'il respirait un utre que celui chargé des miasmes cadavériques. Qui rait méconnaître que labsorption cutanée est une voie aquelle pénétrent fréquemment les germes des imalaun moyen de transmission des diverses contagions, de Hole, de la vaccine, etc. ? Enfin , il est si peu possible uter de l’action absorbante de Ja peau, que les médenonteu recours, pour faire pénétrer dans l’économie , édicaments destinés à guérir les maladies. Dès la plus Mantiquité, les médicaments furent introduits par À |

Lt

12 FONCTION DES ABSORPTIONS. | cette voie; les Anciens purgeaient à l’aide de boules ia maniait dans les mains, et qu’ils appelaient pila pa taria, Lors de la découverte de la syphilis, et de l’a, spécifique du mercure sur celte affection , c’est en fric que cette substance fut employée. Les Arabes donn! presque tous les médicaments sous cette forme : de jours, Chiarenti, Brera, Chrétien, ont rappelé l'usa; cette méthode eispnoïque. Nous avons vu MM. Pinel, bert, Duméril, dans des expériences semblables à « que firent jadis les Arabes ,administrer avec succès, en! tions , des purgatifs , des vomitifs, des diurétiques , de: mifuges, jusqu’au quinquina lui-même, Ainsi, d’apré faits, l’action absorbante de la peau semble être inconi ble ; et l’on émet généralement le sage précepte d’avoirs à cetteaction, dans le choix des topiquesque l’on emploie la pratique de la médecine ; souvent, par exemple , on! survenir des accidents d’empoisonnement , consécutive! à l’application de topiques qui contenaient de Parsenic! Au contraire, d’autres physiologistes nient, ou aum croient moins fréquente et moins facile qu’on ne l’a VPabsorption cutanée. Ils n’ont jamais vu, disent-ils, la! absorber: l’eau d’un bain, non plus que l’humidité de dans lequel on est plongé : si, dans ces cas, le corps a menté de poids, et si l’urine a été plus abondanteÿ| qu'il y avait eu diminution dans la perspiration cuti L’épiderme est , selon eux, an obstacle que la nature à elle-même sur la peau, pour prévenir son action d’ab tion, et nous arracher aux dangers qui nous auraient @ nuellement menacés, si cette absorption avait été si f L’absorption cutanée n’a lieu que si l’épiderme est en où quand la substance à absorber est placée au-desso lui , ou est de nature à le détruire, et à mettre ainsi à: surface absorbante. On sait, en effet, que pour obtenir plus de certitude une absorption cutanée, il faut soi déposer la matière à absorber au-dessous de l’épide: comme dans l’inoculation de la variole, de la vaccin des frictions cutanées facilitent l’absorption, c’est qu enlévent l’épiderme, ou l’amollissent, ou font pénétré

Page 1