Tome JT. FH
traction des chylifères, à la pression exercée par les parc abdominales, etc. ? Peut-on davantage calculer la masse« fluide à mouvoir, la perte de force qui résulte des frot: ments, etc ? Il est évident que ce sont là autant de donné vraiment incalculables; outre que leur nombre seul, etl nécessité de les faire entrer toutes dans le calcul, seraie déjà très propres à arrêter le géomètre le plus habile. Aussi se borne-t-on à dire par conjecture , en considérai la faiblesse des causes motrices et l’existence des gangli chylifères, que la circulation du chyle doit être lente; l’on signale dans l'appareil chylifère plusieurs précautic mécaniques que la nature semble avoir prises pour facil cette circulation, ou remédier aux mauvais eflets de son tard. Telles sont : 1° les anastomoses multipliées qui ex tent entre les vaisseaux chylifères, et qui sont telles q si le fluide est arrêté d’un côté par quelque obstacle, peut fluer d’un autre côté et arriver de même. 2° Les va vules qui sont dans l’intérieur de ces vaisseaux, et quid le double avantage de prévenir la marche rétrograde chyle, et de partager ce fluide en colonnes qui sont peti! et dès lors plus facilement ébranlables. M. Magendie ayar sur un chien de taille ordinaire qui avait mangé à dise: tion des aliments animaux, ouvert le canal thoracique col, en vit couler une demi-once de liquide en cinq min tes. La vitesse de cette circulation doit du reste dépend un peu de la quantité de chyme qui arrive à l'intestin, de celle du chyle qui se fait aux origines du système ; sù a beaucoup de chyle de fait aux extrémités des vaisseaux en arrive beaucoup au canal thoracique, et probablemi alors le cours en est plus rapide.
Mais le cours du chyle est-il égal à toutes les origines: système chylifère, aux vaisseaux qui viennent du duos num, par exemple, et à ceux qui viennent de l’iléon ? € est probable, en tant cependant que toutes fabriquent même temps du chyle; car il est aisé de concevoir que où du chyle ne se fait plus, le chyle que contient le syste: doit couler moins vite que là où du chyle nouveau esti et vient pousser devant lui celui qui y était déjà : di
rm
DE L’ABSORPTION CHYLEUSE. 35 Pun des cas , il n’y a qu’une des puissances motrices de la | sc lation chyleuse qui agisse, la contraction des chylife- 5; et, dans l’autre Cas, 1] y a de plus la continuité de ‘action d'absorption.
Enfin, n’y a-1-il pas une diflérence de vitesse dans le ours du chyle, selon le point du système auquel ce fluide
célérant graduellement, à mesure que On lPignote :
es conditions veineux , font
g diminue de rapidité dans son Urs, à mesure qu’il avance dans les artères, et au contraire | ab g 1
igmente à mesure qu’il avance dans les veines; le système iylifère , par exemple, n’ofire Pas une capacité successiment plus grande ou plus petite : les ganglions qui le upent empêchent d’ailleurs qu’on lui applique les mêmes 15 d’hydrodynamique. Il est donc seulement probable que chyle circule dans le Système plus vite au comme Và la fin, et surtout, tantôt plus vite, tantôt ment, selon qu'il en est fabriqué plus ou moins. Toutefois , sans qu'on sache combien de temps un globule terminé de chyle emploie à parcourir tout le système et rriver au réservoir de Pecquet, il est sûr qu'il y parvient. , il se mêle dans la Proportion d’un tiers avec la Fymphe ; , à raison de cette proportion , il est plus propre à receir les qualités de cette humeur, qu’à lui imprimer les nnes. C’est une précaution que nous verrons être obser- > par la nature, dans tout l’artifice de notre réparation ;: 1jours elle prend soin, quand elle fait aflluer deux fluides n dans l’autre, pour en constituer une seule humeur, de verser dans le fluide le plus vivant, qu’une très petite antité de celui qui l’est moins, afin que ce dernier puisse 15 facilement revêtir toutes les qualités du premier.
Voilà le chyle arrivé dans le réservoir de Pecquet. A ‘tücle de l’absorption inter
ncement plus len-
ne, nOUS verrons comment il porté de là, avec la lymphe, dans le torrent de la circuon. Mais une autre question se présente ici : le chyle,
dans tout le long trajet que nous venons de Jui voir paï courir, reste-t-il identique, ou c’est-il animalisé de pluse plus ? Pour répondre à cette question ; il faut examini comparativement du chyle pris entre l'intestin et les pr miers ganglions mésentériques, el du chyle pris près de sc arrivée dans Le réservoir de Pecquet. Or voici tout ce qu appris cet examen: Ruisch et Cowper disent que le chy leur à paru plus clair et plus aqueux en sortant des gai glions qu’en ÿ entrant. Au contraire, MM. Reuss, Er mert, Gmelin et Tiédemann disent que le chyle pris ava les ganglions était d'un blanc jaunàtre, ne rougissait P ar le contact de l’air, ne se coagulait qu'imparfaitemen ne laissait déposer qu’une petite pellicule jaunâtre ; qu’au contraire , au-delà des ganglions, et plus il était pr du canal thoracique, il était d’une couleur rougeàtre;. coagulait entièrement , el laissait déposer un cruor d’r rouge écarlate. Enfin, M. auquelin assure aussi que fluide acquiert graduellement une teinte rosée, à mest qu'il avance dans le système, et que graduellement aussi fibrine devient plus abondante en lui. D’après ces faits, professe généralement que le chyle va en s’animalisant plus en plus dans le cours des chylifères ; et on se fondé outre sur les quatre considérations suivantes : 10-les va seaux chylifères sont grêles; et c’est ordinairement dans vaisseaux grêles et capillaires que se font la plupart des € borations de matière que nous offre l’économie. Les va seaux chylifères semblent être trop grêles pour n'être € des vaisseaux de transport et de conduite. 20 La circulat: du chyle est lente, et c’est une nouvelle présomption p: croire que ce fluide éprouve, chemin faisant, quelque boration continuelle. 3° Le chyle, dans son cours, est 1 à la lymphe de l’abdomen , qui aboutit comme lui aux g glions mésentériques. 4° Enfin, dans ce cours, il traverse ganglions mésentériques , et ces organes n'étant pas cœurs, sont généralement regardés comme des agents mixtion , destinés à l’élaborer : on dit qu’ils sont au ch ce que sont les ganglions lymphatiques à la lymphe. Ons. en effet, quelle influence exercent sur la nutrition et la
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leurs maladies. 11 resterait à savoir dès lors comment ces ranglions concourent à l’animalisation du chyle. Les uns Miènt que c’est en lui fournissant un sue, qu’exhalent dans eurs aréoles intérieures les nombreux vaisseaux sanguins qu'ils reçoivent. Les autres pensent que c’est en épurant le hyle de tout ce qu’il contient de mauvais, les veines de es ganglions reportant dans le sang tout ce qu’ils enlévent cefluide. Quelques-uns parlent, d’une manière vague, d’une ouvelle mixlion , d’une nouvelle digestion. MM. Gmelin t Tiédemann, se fondant sur ce que la couleur rose du hyle est plus prononcée au-delà qu’'en-deçà des ganglions sésentériques , sur ce que ce fluide est également plus riche n fibrine après avoir traversé ces ganglions, et enfin sur Bque cette couleur rose et cette même fibrine du chyle sont autant plus faibles que l'animal a pris plus d’aliments, ensent que c’est à l’action de ces ganglions que le chyle Oit ces importants changements dans sa nature: ce fluide ) à les traversant, puiserait dans le sang qui les pénètre, ces ouveaux éléments qui l’animalisent; ceux-ci seraient ainsi crétés du sang en quelque sorte, et non créés dans le avail de la digestion ; et, sous ce rapport, ils différeraient es autres éléments du chyle, la graisse, par exemple, qui rovient des aliments, et qui prédomine d'autant plus en li que ceux-ci en contenaient davantage. Il faut avouer ae chacune de ces assertions est également conjecturale, et don ignore comment les ganglions animalisent le chyle, en quoi consiste le perfectionnement graduel de ce fluide ; essence de ce perfectionnement est aussi obscure que celle € la formation première du fluide.
À l'occasion de cette action présumée des ganglions chyfères, rappelons que MM. Gmelin et Tiédemann ont voulu ire remplir le même office à la rate. Ces physiologistes ont It que cet organe était un ganglion dépendant du système sorbant, et qui préparait un fluide destiné à être mêlé : chyle pour en effectuer l’animalisation. Pour prouver le ‘émier point, c’est-à-dire que la rate est une dépendance système lymphatique, ils disent que la rate n’existe que ms les seuls animaux qui ont un système absorbant dis-
tinct, les vertébrés; que son volume dans les animaux en raison du développement du système absorbant ; que!ll lymphatiques prédominent dans la structure de cet organt que sa texture est celle des ganglions lymphatiques; et qu’er fin, en disséquant une tortue, ils ont vu manifestemer tous les lymphatiques de l’abdomen aboutir d’abord à la ra puis, après être sortis plus gros de ce viscère, se rendre & canal thoracique. À l'appui du second , ils invoquentlegri volume de l'artère splénique, quiévidemment fournit plus: sang à la rate qu’il ne lui en faut pour sa nutrition ;1ls sent que, dans leurs expériences, ils ont souvent trouvé, pe: dant la digestion et la chylose, les vaisseaux lymphatiqu de la rate tout gorgés d’un fluide rougeätre qui était pon par eux dans lecanal thoracique ; ils ajoutent que, dansles it jections, une matière poussée dans l’artère splénique, passes sément dans lesiymphatiques de la rate; enfin, ilsremarquer que c’est au canal thoracique que le chyle a la couleur la pl rosée. Ils disent encore, qu’ayantextirpé la rate à desanimaul le chyle, dans ces cas, leur a paru être beaucoup plus clail moins coagulable, ne plus laisser déposer de caillots; tai dis que les ganglions lymphatiques de l’abdomen leur sen blaient avoir pris un volume plus considérable. C’est làm nouvel usage qu’on a voulu assigner à la rate, mais qui aussi hypothétique que ceux dont nous avons déjà parll savoir , d’être un diverticulum du suc gastrique, ou un @& gane préparant lesang quidoitalimenter la sécrétion de cest 40 Du chyle étudié en lui-méme. Les Anciens n’avaie! pas de notions exactes sur le chyle; ce n’est que de nos jou qu’on en a fait l’examen. Pour en avoir, on fait manger animal à discrétion , et quand on suppose sa digestion pleine activité, on le tue, on met le canal thoracique à m et on recueille le liquide qui traverse ce canal. Voici lex sultat de l’examen qui en a été fait par MM. Dupuytrei Thénard, Vauguelin, Emmert, Marcet, etc. C’est un | quide d’un blanc de lait, limpide et transparent dans animaux herbivores , au contraire opaque dans les animañ carnivores; qui n’est ni visqueux, ni collant au touche: dont la consistance varie selon la nature des aliments et!
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quantité des boissons surtout; qui a une odeur de spé \ ine saveur douce , autre que celle des aliments ; qui n’est acide ni alcalin; et qui , enfin, est d’une pesanteur spéifique supérieure à celle de l’eau distillée, mais inférieure à elle du sang. MM. Gmelin, Tiédemann et Magendie, ceendant, disent qu'il a une saveur salée, qu’il happe à la ingue, et est sensiblement alcalin. Relativement à la naure chimique du chyle, elle a beaucoup de ressemblance vec celle du sang. Ce fluide, en effet, abandonné à luième , se partage comme le sang en Fer parties, un liaide , et un caillot. Le liquide est un sérum albumineux mme celui du sang, par conséquent coagulable de même ir le feu, l’alcool, les acides, tenant les mêmes sels en ssolution , et n’en diflérant qu’en ce qu’il contient de plus ie matière grasse particulière. Le caillot est comme celui 1 sang formé de fibrine et d’une matière colorante; les uies différences sont , que ce caillot contient aussi, de plus e celui du sang, une matière grasse particulièfe; que la atière colorante est blanche au lieu d’être rouge ; et qu’en- L, la fbrine du chyle est un peu moins fibrine que celle. LSang , encore un peu plus albumine , comme le montrent moindre ténacité, sa moindre élasticité, et sa plus inde et plus prompte solubilité dans la potasse caustique. Bauer, à Londres, et MM. Dumas et Prévost, à Genève, ant examiné awmicroscope le chyle, ont reconnu en lui mêmes globules que dans le sang , avec la seule différence e ces globules n'étaient pas revêtus de l'enveloppe de mare colorante. Nous reviendrons sur ces recherches mioscopiques à l’article du sang. MM. Leuret et Lassaigne sent avoir reconnu que le chyle diffère plus, d’après la ture des aliments, que d’après l’espèce animale; ils nt trouvé formé de fibrine, d’albumine, d’une mare grasse, de soude, de chlorure de sodium et de osphate de chaux. Contre leur attente, ils ont DE og ini e la quantité de fibrine qui existe dans le chyle n’était sen rapport de la nature plus ou moins azotée des alints.
Remarquons toutefois, sur celte description du chyle,
iv que celui sur lequel on a opéré était retiré du car thoracique , c’esi-à-dire d’un lieu où il n’est déjà plus sex mais où il est mêlé à de la lymphe; 2° qu’il doit exister] ce chyle des différences, selon le degré de perfection aï lequel a agi l’organe de la chylose; 3*qu’ildoit enfin en pl senter aussi, selon les aliments desquels il dérive, abstr tion faite des éléments de ces aliments qui pénètrent, Jui sous leur forme étrangère. En effet, des aliments | mauvaise qualité feront un mauvais chyle, el vice ven Le degré de liquidité des aliments influe sur celui du chy M. Marcet dit que le chyle qui provient d’aliments vé! taux contient trois fois plus de carbone que celui qui p vient d'aliments animaux. Ce savant a vu, sur des chie: que si le chyle provenait d'aliments végétaux, ce fluideét transparent, laissait déposer un caillot presque incolore, se putréfiait que très tardivement, donnait à la distillatl moins de sous-carbonate d’ammoniaque, et contenait px de carbone; tandis que, s’il provenait d'aliments animai il était toujours laiteux, laissait déposer un caillot opad et rosé, se recouvrait d’une matière grasse qui manqu dans le premier, était promptement putrescible, fournis: à la distillation plus de sous-carbonate d’ammoniaque: contenait moins de carbone. M. Magendie établit aussi les trois parties constituantes du chyle, sayoir, le sérum. caillot, et la partie grasse, sont dans des proportions id férentes, selon la nature de l’aliment ; que le chyle. provient du sucre, par exemple, contient peu de fibrü par opposition à celui qui provient de la chair; que la Lie grasse prédomine en celui qui dérive de l’huile, etc. Quant à la quantité du chyle, on ne peut rien cire! précis. Hors le temps des digestions, il n’y a presque de chyle; le peu qui en existe provient des sucs diges! eux-mêmes, que les appareils digestif et chylifère ont vaillé; et encore, après vingt-quatre heurés d’abstinent on ne trouve plus dans les vaisseaux chyliféres que de lymphe ordinaire. Dans le temps des digestions, ce quantité est nécessairement en rapport avec la quant des aliments et le degré de puissance nutritive de ces 4
DE L’ABSORPTION CHYLEUSE. Ai cnfs. M. Magendie, d’après une expérience qu’il a faite wun chien, et dont nous avons parlé plus haut, estime lil arrive six onces au moins de chyle dans le torrent cir- Jatoire par heure, et que cela dure deux ou trois heures. Telle est l'absorption digestive chyleuse. Terminons son stoire , en recherchant si les vaisseaux chylifères sont les ules voies par lesquelles pénètrent dans le sang les produits iles des aliments.
Nous avons dit qu'avant la découverte des vaisseaux chyères, on considérait les veines mésaraïques comme les ents de l’absorption chyleuse. Alors le foie , auquel abousent ces veines , élait considéré comme un premier organe sanguificalion , comme faisantsubirau chyle une première boration. On expliquait ainsi , etle gros volumede cet orne, comparativement à la petite quantité de bile qu'il fourihet l'exception qu'offrent à tout le système veineux les nes mésaraïques, et la vetne-porte qui en est le tronc. On fondait enfin sur ce que chez le fœtus, le foie est très voluneux, quoiqu'il n’y ait pas de sécrétion biliaire ,et sur ce e cet organe reçoit de prime-abord le fluide nutritif, les nes du placenta. Or, quelques physiologistes reviennent à te idée des Anciens, et croient que les veines mésaraïques it, relativement à l'absorption chyleuse, cougénères au insdes vaisseaux chylifères : voici leurs arguments. 10 Les nes mésaraïques ont aulant de part à la structure des viltés intestinales que les vaisseaux chylifères, et ont de me des orifices libres dans la cavité de l'intestin. Ziekun, poussant une injection dans la veine-porte , a vu matière de l’injection sortir par les villosités de l’intes- 3 et M. Aibes, pratiquant cette même injection , avec l'essence de térébenthine colorée en noir, avec du mere, a obtenu le même résultat. 20 On à vu souvent du le dans le sang des veines mésaraïques ; MM. Gmelin et demann disent y en avoir remarqué souvent dans leurs ériences , et l’on a une expérience de Swammerdam dans uelle ce savant ayant lié les veines mésaraïques à un ani- | vivant pendant sa digestion , crut voir des stries blantres, chyleuses, dans le sang de ces veines. 30 Quand
des matières colorantes , odorantes, salines, ont été soum) à l'absorption intestinale, c'est autant, et même plus d les veines mésaraïques que dans les vaisseaux chylifèn que ces matières ont été retrouvées : nous avons cité haut les nombreuses expériences de MM. Gmelin et Tië mann à cet égard. 4° Enfin, la ligature du canal thoraci n’a pas toujours entraîné la mort, ou ne l’a amenée tardivement. Duverney a fait cette expérience sur un chi qui ne mourut qu'au bout de quinze jours : Flandrir pratiqua sur douze chevaux, qui lui parurent manger même, ne pas maigrir, et ayant tué ces animaux qui jours après, il s’assura que chez eux le canal thoracique, tait pas double. Sur beaucoup de chiens auxquels l’a pn quée Astley Coowper, ce chirurgien a remarqué que la y partsurvécurent plus de quinze jours, et qu'aucun ne mou dans les deux premiers jours, quoique, à l’ouverture cadavres , il trouvât le canal thoracique crevé, et le el épanché dans l’abdomen.
Mais aucune de ces raisons ne constitue une démons! tion rigoureuse; et puisqu'il existe un appareil vascul| spécial pour l’absorption chyleuse , il est peu probable les veines mésaraïques remplissent ici l'office qu’on leur tribue. A. La particularité qu’offrent ces veines d’avoir! orifices libres et béants dans la cavité de l’intestin , est présomption sans doute, mais elle n’est que cela. B. Es bien duchyle que Swammerdam,MM. Gmelinet Tiédemi ont trouvé dans le sang de la veine-porte ? ils disent ser ment des stries blanchâtres. À supposer que ce soit du eb! les radicules des veines mésaraïques n'auraient pu, n! prendre dans le chyme , puisque le chyle n’y existe pas, vance, ni le faire, puisque n’ayant pas la structure! chylifères , elles n’en ont pas l’action, et ne peuvent faire le produit. Ces veines mésaraïques conséquemnm n'auraient pu que le recevoir des vaisseaux chylifères! pour cela, il n’y a que deux dispositions possibles : 10 ou! quelques-uns de ces vaisseaux s’abouchentdirectement'@ la veine-porte, comme le veut J’alœus, qui assure qu ligature des troncs lymphatiques de l'intestin a fait pa
DE L’ABSORPTION CHYLEUSE. 43 chyle dans la veine-porte; comme le disent Rosen , J.-F. sékel, M. Lobstein, qui prétendent avoir par des injecns reconnu cet abouchement; comme l’a établi surtout )pi, qui professe que les vaisæaux chylifères ont de nomux abouchements avec les veines, non-seulement penatleur trajet dans le mésentère, et avant qu'ils se soient agés dans les ganglions, mais encore dans les ganglions se atériques ; enfin comme le soutiennent MM. Leuret et saigne, qui disent avoir vu la ligature de la veine-porte erminer le reflux du sang dans le canal thoracique: 20 ou il y ait une anastomose entre les vaisseaux chylifères et veines mésaraïques dans les ganglions mésentériques , ime le disent Coowper , MM. Gmelin et Tiédemann. Les expériences dans lesquelles on a retrouvé dans le sang & veine-porte les matières colorantes et odorantes soues à l'absorption intestinale, se rattachent à Vabsorption queuse accidentelle, et non à Pabsorption nutritive alitaire ; elles prouvent d’autant moins, que les matières ont retrouvées aussi dans la veine splénique, et même s l’artère stomachique ; à cause du premier fait, Home t voulu faire de la rate un organe de sanguification. Enfin , M. Dupuytren, ayant répété avec grand soin les riences de Flandrin sur la ligature du canal thoraci- » toujours yu lesanimaux périr prochainement, toutes ois qu’il ne pouvait faire parvenir dans les veines sousières une injection poussée par la partie inférieure du 1 thoracique, c’est-à-dire quand il y avait impossibilité du chyle arrivât dans le sang. Ajoutez que, si les veines raiques agissaient sur le chyme pour en retirer un proutile, ce ne devrait pas être du chyle qu’elles feraient, qu’elles n’ont pas la structure, et conséquemment le e d’action des chylifères, mais du sang veineux ; à moins mettre que ces deux ordres de vaisseaux n’exécutent mmédiatement l'absorption chyleuse, mais que celiet le fait d’un tissu spongieux spécial existant à leur ne, et qui seulement en conduit également le produit l’un et dans l’autre. Mais tout ceci n’est que conre.
{ IL. Absorption digestive des Boissons.
C’est à juste titre qu’on sépare l’absorption des bois de Pabsorption chyleuse. En effet, les boissons n’éproul pas dans l’appareil digestif la même élaboration pré} toire que les aliments: leur but relativement à la répare du sang n’est pas le même : ce que les unes et les autres! nissent au sang diffère, et rien ne prouve que ce soit forme du chyle qu’arrive au sang le produit utile des sons; enfin, tandis que les aliments ne pouvaient pén! que par Ja voie digestive, les boissons peuvent être 11 duites par d’autres surfaces, par la peau, par exempi faut aussi en indiquer les agents et le mécanisme.
10 Appareil absorbant des Boissons.
Nous avions pu, par des faits directs, prouver que! pareil chylifère était l’agent de l’absorption aliment il n’en sera plus de même pour l’absorplion des sons et les absorptions internes : ce ne sera plus que d” des faits indirects, et par voie d’exclusion en quelques que nous pourrons en spécifier les agents; et, comm faits s’appliqueront à plusieurs genres de vaisseaux. aura débats parmi les physiologistes sur ceux de ces: seaux qui seront vraiment les agents de ces absorption!
Nous avons dit que, dans toutes les absorptions nu ves, la matière absorbée éprouvait, au moment de so sorption , une élaboration qui en change tout-à-fait la fo I] résulte de là que cette matière ne peut pas être recot «dans les vaisseaux où elle a pénétré, et qu’on ne peu ce moyen, qui serait irrécusable, découvrir quels son vaisseaux qui en ont effectué l’absorption. Il faut pour acquérir cette assurance, recourir à d’autres far particulièrement aux absorptions insolites qui, n’alt qu'imparfaitement la matière dont elles s'emparent, mettent que cette matière soit reconnue dans les vais! où elle a été introduite. Ainsi, dans l’absorption chyl
DE L’ABSORPTION DES BOISSONS. 45 matière absorbée, qui est le chyme, a changé de nature moment de l’absorntion ; elle est devenue chyle , eton ne it la reconnaître dans les vaisseaux chylifères : ce n’est 1 pas sur celte preuve directe qu’on assure que l'appareil lifère est l’agent de cette absorption. Mais on a d’autres uves. D'abord , les matières des absorptions insolites ont souvent retrouvées dans ces vaisseaux, la matière colote des aliments, par exemple; et de ce cas, où, sans un doute , ces vaisseaux ont effectué une absorption , on t déduire qu’ils accomplissent de même l'absorption du le. Ensuite il est des faits qui prouvent qu’effectivement hyle est un produit de leur action et un dérivé du me : par exemple, il n’y a jamais de chyle de produit, utant qu'il y a du chyme dans l'intestin ; la quantité qualité du chyle sont toujours en rapport avec la quanet la qualité du chyme ; enfin, à mesure que le chyle se ; le chyme va en diminuant et même en s’altérant. il ent fèces.
r, dans les autres absorptions, et particulièrement P’absorption des boissons, on ne peut arguer de preuves l'positives. En effet, d’abord les boissons, comme les ents, sont élaborées au moment de leur absorption , à peuvent plus être reconnues dans les vaisseaux où ont été introduites. Ensuite, si l’on en appelle aux rptions insolites, pour préjuger quels vaisseaux les rbent, il s’en présente de deux sortes, les vaisseaux ifères, et les veines mésaraïques; car c’est également les uns et dans les autres qu’on retrouve les matières fantes; odorantes, salines, qui sont accidentellement rbées dans l’intesiin. Enfin, comme ces deux systèmes ulaires, qu’on peut également préjuger effectuer l’ab= uon des boissons, sont remplis chacun par un fluide re, le système chylifère par le chyle ou la lymphe de lomen , et Les veines mésaraïques par le sang veineux, a plus de moyens de savoir si les fluides de ces systèmanquent quand les boissons manquent elles-mêmes VJintestin ; on ne peut plus voir s'il y a des rapports de tité et de qualité entre ces fluides et les boissons; et si,
consécutivement à leur production, les boissons. qui dans l’intestin s’altèrent. Tous ces faits, qui dans l’abs tion chyleuse avaient servi à eu spécifier avec certitud) gent, manquent ici, et dès lors on n’est plus guidé qui lPanalogie et des considérations accessoires.
Ainsi, comme c’est un système vasculaire qui effe Pabsorption chose l’analogie d’abord a conduit à mettre que c'en est un aussi qui accomplit l’absorpti0) boissons. En second lieu , cherchant alors quel est le sys vasculaire qui, ouvert Ft intestin , est propre à ren cet office, on ne voit que les vaisseaux chylifères et les nes mésaraïques ; mais on peut les indiquer également! uns et les autres , en effet, concourent également à las: ture des villosités de l’intestin, qui sont certainemer lieux de cet organe où se font né absorptions. Les ui les autres ont te 1e orifices libres dans la cavi l’intestin, ou au moins communiquent de même dar cavité. Des injections faites par Zieberkun, Méckel,M.R dans les veines mésaraïques , ont rempli les villosités de testin ,et ont suinté dans la cavité de cet organe, den que celles qu’on a poussées dans les vaisseaux chylii Enfin, toutes les fois que des absorptions insolites se! faites dans l’intestin , les matières non altérées qui ét été la base, ont été retrouvées, tantôt dans les vaiss chylifères, tantôt dans les veines mésaraïques; et par! séquent, de ces cas qui prouvent directement l’action sorbante de ces vaisseaux, on peut conclure leur puis pour l’absorption des boissons.
Mais, comme on voit, ce ne sont là que des preuve die et négalives en quelque sorte, el qui sont apFi bles aux deus sytèmes vasculaires. 0 lequel des absorbe les boissons, ou les Ch it l’un et l’a Avant la découverte de systèmes chylifèreet Iymphati lorsqu'on rapporLait l'absorption du produit utile des ments aux veines mésaraïques , on considérait ces Yi comme étant Îles agents de l'absorption des boissons. ] que ensuite on eut découvert les vaisseaux chylifère jymphaliques , et qu’on eut rapporté aux premiers l’ab!
| DE L'ABSORPTION DES BOISSONS. Nb du chyle, etaux seconds, toutes les autres absorptions js, on regarda l’appareil chylifère comme étant l’aclusif de l’absorption des boissons. Enfin , dans ces miers Lemps, quelques physiologistes, remarquant que
matières des absorptions insolites se retrouvent plus fré-
:mment dans les veines mésaraïques que dans les vais-
œchylifères, MM. Magendie et Ribes, par exemple,
nnent à l'opinion des Anciens, et professent que , tan-
Se
que les chylifères recueillent le produit utile des aliris , les veines mésaraïques recueillent celui des boissons. uel parü prendre dans ce débat? Il nous semble que, que c’est sur des preuves négatives seulement, qu’on a: conduit à considérer les vaisseaux chylifères et les veines araiques comme les agents de l’absorption des boissons, ue, puisque ces preuves sont également applicables à ces “genres de vaisseaux , il est impossible d'admettre l’acabsorbante de l’un de ces systèmes à l'exclusion de celle at tre, et qu’il faut adopter ou récuser l’une et l’autre. mn médite, en effet , les arguments sur lesquels s'appuie un des deux partis, on verra que ces arguments, tous lents pour prouver la réalité de Pabsorption qu’on in- 1e , cessent de l’être quand il s’agit de prouver la nulde celle qu'on récuse, et qu’on est vraiment dans les es conditions à l’égard de l’une et de l’autre : ce sera \Ëme que pour la part qu'ont aux absorptions internes vaisseaux lymphatiques et les veines » question qui | occupera ci-après, et dont celle-ci n’est qu’une délance.
msi , les physiologistes qui veulent que ce soit l’appareil ifère seul qui absorbe les boissons, invoquent des raiements, des faits et des expériences. 10 Quel que soit le me Yasculaire qui effectue l'absorption des boissons sil qu'il communique librement dans la cavité de l’intesor, l'appareil chylifère offre cette condition de struc- . 29 Cet appareil chylifère est l’agent de l'absorption use, c’est une présomption pour qu’il soit aussi celui de orpiion des boissons : constituant, sous le premier ort , les racines nourricières de l'être , Combien n'est-il
pas probable qu’il les constitue de même sous le second | port? 30 Tous les physiologistes qui ont recueilli le ç! pour l’examiner ont dit que sa consistance était en ral inverse de la quantité des boissons qui avaient été pr 4e Enfin , dans des expériences, on a vu des liquides d rés eL odorants, qu’on avait portés dans l'intestin, être sorbés dans les chylifères, et ne pas l'être par les veines: saraïques. J. Hunter, par exemple, ouvre l’abdomen chien vivant, saisit une portion d’intestin, en expriml matières qu’elle contient, et y injecte du lait chaud 3 y fixe par des ligatures : vidant alors avec soin toute: veines de cette portion d’intestin , faisant la ligature di artères , il remet le tout dans l’abdomen; et, au bout di demi-heure , examinant de nouveau les parties, il voit les veines sont toutes restées vides, et qu’au contraire chylifères sont pleins d’un fluide blanc. Comme on pou objecter que ce fluide était du chyle et non le lait, etx s'était agi ici d’un liquide alimentaire, et non d’une“l son proprement dite, Hunter répéta l’expérience avec def de l’eau musquée, de l’eau colorée d’empois , c’est-à-dire! des liquides chargés de matières odorantes ou coloran qui sont reconnaissables à la moindre trace, et toujou trouva les veines vides, et au contraire les chylifères pli Bien plus, une fois, pendant que la dissolution co} d’empois remplissait l’intestin, et était soumise à l’ac d'absorption, il injecta les artères de l'intestin, etul que l’injection en revenant par les veines ne rapportaii le moindre atome de la matière colorante.
De leur côté, les physiologistes qui croient que les sons sont absorbées par les veines mésaraïques invoq| des raisonnements et des expériences tout-à-fait semblai 10 Les veines mésaraïques communiquent, comme les lifères , par des orifices libres avec la cavité de l’intesti: concourent comme eux à Ja composition des villosité cet organe ; or, si ces veines ont ainsi des radicules bé dans la cavité de l'intestin, n’est-ce pas une présom ptio! croire que c’est pour y exercer une action d’absorpl 20 Si le système chylifère est évidemment agent d’abe
DE L’ABSORPTION DES BOISSONS. 4g on, il en est de même du système veineux auquel appare t les veines mésaraïques ; il sera démontré ci-après les veines peuvent être considérées, à aussi bon droit que vaisseaux lymphatiques , les agents de Pabsorption inrne ;et, s’il est vrai qu'il importe peu par quelle voie arrimtles boissons dans le sang , s’il est vrai qu'elles calmenttouurs le soif par quelque système qu'elles pénètrent, on pourra iettre qu’elles sont absorbées par les veines mésaraïques si-bien que par les chylifères. 30 Si le chyle s’est mnontré iutant plus fluide, qu’on a pris plus de boissons, Boërave dit aussi ayoir vu le sang des veines mésaraîques demir plus liquide lors de la digestion des boissons. 49 Enfin, ns des expériences calquées sur celles de Hunter, on a rejuvé dans les veines mésaraïques les liquides injéctés ns l'intestin » Sans pouvoir les signaler dans les chyliféres. aw-PBoërhaave injecte dans l’estomac ét l'intestin d’un en qu’il vient de tuer de l’eau tiède ; et, à l’aide d’une ère pression , il fait passer cette eau dans les veines mésaques, au point que ces veines en pâlissent, et que cette L finit par couler pure de la veine cave inférieure. Répé- It lexpérience avec de l’eau colorée > le résultat est le me, et partant plus évident. Flandrin croit remarquer, des chevaux , que le sang des veines mésaraïques a une ur herbacée, tenant de celle des aliments dont ont usé animaux, et que cette odeur manque dans le chyle. Il ne à un cheval un mélange de demi-livre de miel et de Mi-livre d’assa-fœtida , et, tandis que lodeur de cette nière substance en trahit la présence dans le sang veineux Pestomac et de l'intestin » AUCUNE irace n’en est signalee 5 le sang artériel et dans le chyle. M. Magendie fait ava. à un chien pendant qu'il digère, une certaine quantité iu étendue d’alcoo! , ou une dissolution de camphre, ou autre liquide odorant ; et, après une demi-heure, exaant le chyle, il n’y trouve aucune de ces substances, dis que le sang des veines mésaraïques en exhale l'odeur Jurnii ces matières par la distillation. I] fait avaler à un h quatre onces d’une décoction de rhubarbe, OU si russiate de potasse ; et après une demi-heure
Tomr III.
x onces ,ilnere-
trouve aucune trace de ces substances dans le iluide q remplit le canal thoracique, tandis que l’urine en co tient. Il lie le canal thoracique à un chien, puis lui f boire une décoction de deux onces de noix vomique, et mort arrive aussi p'omptement que sur un autre Déjà Év. Home, ayant fait prendre de la teinture de r
barbe à un al auquel il avait lié le canal thoraciqu avait retrouvé cette matière dans la bile et dans l’ur M. Magendie expérimente que le résultat est le même si décoction est HHegtée dans le rectum, partie du canal testinal où il n’y a plus de chylifères. Ayant lié le pylon des animaux , et ayant porté des boissans dans leur estom il a vu l’absorption s’en faire également, bien qu’il n’y! pas encore ici de vaisseaux chylifères. Enfin, sur un chi qui n’a pas mangé depuis sept heures, M. Magendie int l'abdomen, saisit une portion d’intestin, l’isole par de ligatures, y coupe, avec le coin le plus minutieux, tous! vaisseaux chylifères, Ilymphatiques, artériels et veineux! n’y laisse intactes qu’une seule veine et une seule artà pour que cette portion d’intestin puisse vivre; il coupe a! l’anse intestinale en haut et en bas aux deux ligaturesi manière que celle anse ne uenre plus au reste du ca que par la seule artère et la seule veine; il y injecten décoction de noix vomique, et, six minutes après, le du poison se, manifeste : à coup sûr, ici l'absorption n’a! se faire que par la veine. Bien plus, comme cette der expérience prouve plus pour l'absorption par les veines saraïques que contre celle par les vaisseaux chylifères, Mi galas la répète, mais en ne Jaissant à l’anse intestinale communicalion avec le reste du corps que par des vaisse! chylifères : injectant alors un demi-gros de dissolution dl trait alcoolique de noix vomique, l’empoisonnement dans le premier cas , élait arrivé après six minutes, étalll core nul après. une demi-heure; mais si une de ces vez est déliée, et que la circulation soit rétablie, |? em poison ment se manifeste bientôt. Enfin , MM. A et Gmi ont vu de même l'absorption de diverses substances ct rantes et odorantes portées dans l'intestin, se faire excli
DE L’ABSORPTION DES BOISSONS. 51 ement par les veines mésaraïques : par exemple, de lindigo, mhubarbe ontétéretrouvés dans le sang de la veine-porte; esañg se montre coloré en jaune où en vert pâle par la prelière de ces matières ; ces substances, ainsi que la garance et |a omme-gutte, ont été retrouvées dans l’urine. Du camphre, u musc, de l’esprit-de-vin, de l'esprit de térébenthine, e Phuile de Dippel , de l’assa-fœtida, de l'ail, ont été re- ‘ouvés, non dans Je sang veineux des intestins, mais dans Jui des veines de Ja rate » du mésentère; dans la veinerte : par l’influence de la térébenthine, ce sang prenait deux de violette. Les prussiates de fer, de plomb, de pose, ont été retrouvés dans le sang des veines du mésenre; ceux de potasse, de fer, de baryte, dans le sang de la te; le prussiate de potasse et les sulfates de potasse , de er, plomb et de baryte dans la veine-porle ,ainsi que dans l’u- Hé. Aucune de ces substances n’a pu être retrouvée dans le nal thoracique, si ce n’est le prussiateet lesulfate de potasse, Ainsi, les sectateurs de l’un et autre parti invoquent solument les mêmes arguments : et dès lors, il faut conare qu’on a les mêmes motifs pour admettre les deux voies ur le passage des boissons; que lorsqu'on admet l’une S'absorptions, il faut admettre l’autre. Les deux systèmes sculaires nous paraissent être en effet dans des conditions Ht-à-fait semblables. 19 Les vaisseaux chylifères et les Ines mésaraïques ont la même disposition: anatomique , Sradicules ouverts dans la cavité de l'intestin; et, si ax des veines ont paru plus libres et plus nombreux que ax des chylifères, cela tenait peut-être à l’état de putréton dans lequel étaient les cadavres sur lesquels on a fait injections. 20 Le chyle et le sang veineux, qui circulent ns leur intérieur, ont paru également plus Hquides, nsécutivement à Ja préhension des boissons. 30 Enfin, uns et les autres ont également effectué les absorptions olites. À la vérité, Hunter dit n'avoir jamais vu les mares pénétrer dans les veines mésaraïques ; et ses adverres, M. Magendie, par exemple, disent, au contraire, les avoir jamais vues introduites dans les res : mais que peuvent le
Vaisseaux chys faits négatifs des uns contre
5e FONCTION DES ABSORPTIONS. | les faits positifs des autres * D'ailleurs, beaucoup de pa siologistes, répétant les expériences, ont vu les substar pénétrer à Ja fois dans les deux ordres de vaisseaux. Flat drin , par exemple, dit que la matière , tantôt n’a pénét ou du moins n’a été retrouvée dans aucun des deux geni de vaisseaux; tantôt était dans les veines seulement , dans les chylifères seulement , ou dans les uns et les autre et qu’enfin, souvent :l ne l’a retrouvée ni dans le ch ni dans le sang des veines mésaraïques, mais dans l’uril seulement. M. Tiédemann a retrouvé dans le canal thon cique le prussiate et le sulfate de potasse. Vainement M.M gendie objectera-t-il que les cas dans lesqueis les matièr n’ont été retrouvées que dans les veines, sont bien plus fl quents que ceux où elles ont été signalées dans les chyli res! Ne peut-on pas lui répondre que tous ces cas se rappt tent plus à des absorptions insolites, qu'à une absorpuü: des boissons proprement dite ? à
Les sectateurs de l’absorption exclusive des boissons ji les veines, ont fait encore valoir quelques considération mais aucune ne porte avec elle démonstration. 10 Ils @ fait remarquer que la veine-porte, qui est le tronc commi de ces veines, a une capacité bien supérieure à celle de l’arte qui lui correspond, l’artère mésentérique ; et que c’est raison de croire qu’elle a à rapporter dans le torrent de: circulation bien plus que le reste du sang artériel, par co séquent les produits d’une absorption. Mais cette dispo tion est générale à tout le système veineux, et peut ter ici comme ailleurs à ce que les veines, comme nous le dire ci-après, effectuent l'absorption interne, ou au moins | recoivent à leur origine les produits. 20 Ils ont argué, l'exception remarquable que fait cette veine-porte au ref du système veineux, puisqu’au lieu d'aboutir à une ver plus grosse et plus centrale, elle se distribue dans le ti du foie ; ils ont dit que cette disposition avait pour ef de soumettre les boissons absorbées à une action élaboral! de ce viscère, et de hâter leur assimilation au sang. M ce n’est évidemment là qu’une conjecture qui ne repose aucun fait, et l’exception de la veine-porte peut avoit!
DE L’ABSORPTION DES BOISSONS. 53 ut autre but que celui de l’hématose ; par exemple, être ve à la sécrétion de la bile seulement, ou constituer diverticulum. 30 On à dit qu’en admettant la voie des eines mésaraïques pour l’absorpuion des boissons , on conevait mieux la rapidité avec laquelle les boissons sont queluefois rendues par l’urine. Mais on ne voit pas que cette ie soit plus courte que celle des chylifères.
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Encore une fois, les raisonnements et les expériences étant s mêmes de part et d'autre, on est forcé de considérer les yliféres et les veines mésaraïques comme étant de concert s agents de l'absorption des boissons. À ne consulter que nalogie, il y a plus de présomption en faveur des chyliles: mais, quand on voit que des lavements sont absorbés pidement dans le gros inteslin, où il n’y a plus de chylies; quand on réfléchit que la soif est calmée, quelle que tla surface sur laquelle on applique les liquides, ce qui nonce que les boissons n’ont pas besoin d’un appareil sculaire absorbant spécial, on est ramené à admettre si pour elles l’action absorbante des veines mésaraïques.
À 2° Mécanisme de l’Absorption des Boissons.
Je mécanisme est le même que celui de l'absorption chyse, et, par conséquent, il doit nous suflire d’en énuméles traits. Les boissons ayant subi dans l'appareil digestif aboration convenable, élaboration de laquelle nous n’a- 1s pu rien voir , sinon que les boissons se troublaient , les icules des chylifères ou des veines mésaraïques agissent elles pour en saisir les éléments, et le produit de cette iON passe aussitôt dans ces vaisseaux et se mêle aux fluides ysont déjà. Cette action est U'op moléculaire pour qu’elle sse êlre aperçue par aucun sens, elle n’est aussi attesque par son résultat. On ignore également si elle est ctuée immédiatement par les radicules des Vaisseaux, ar un Lissu spongieux auquel ils aboutissent. Elle n’est seulement une action de pompement, mais en outre elle ore la boisson et la dispose à faire partie d’un fluide vit. Impénétrable en son essence , elle ne consiste pas en
5 4 FONCŒION DES ABSORPTIONS. | une introduction passive de la boisson , de l'intestin da les vaisseaux qui l’absorbent , mais elle est le fait de l tion spéciale de ces vaisseaux. Enfin, n’étant pas plusa la chylose une action physique, mécanique ou chimiqu elle est de même une action organique et vitale. Tous} arguments que nous avons invoqués dans l’absorjitl chyleuse pour appuyer chacune de ces propositions pi vent s'appliquer ici, et, par conséquent ; il est inutile! les rappeler.
Le fluide qui en est le produit ne peut être connu, pr qu’il se confond aussitôt, soit avec le chyle, si l’on adi que l’absorption des boissons se fait par les chylifères , avec le sang des veines mésaraïques, si on rapporte celle) sorption à ces veines. Dans l’un ou l’autre cas, il suit le ca deces humeurs, et nous n’avons pas besoin conséquemma de décrire ce cours, puisque c’est celui du chyle que nm avons exposé, ou celui du sang veineux abdominal quen ferons connaître ci-après. Seulement il parait être parfois : rapide, à juger par la promptitude avec laquelle des boiss sont rendues par l’urine. Le fluide, quel qu’il soit, reste: identique dans son trajet ? Il est difficile de répondre à €! question : ce n’estcertainement pas sous forme d'eau pure) des liquides sont appropriés au sang pour réparer ses pe sous ce rapport; mais, d'autre part, s'il est vrai que Lo absorption aqueuse désaltère, par quelque surface qui se fasse, il semblerait que le radicule absorbant au aussitôt donné au liquide la qualité animale convenai Alors, non-seulement le produit de la boisson n’aurait besoin, comme celui de l’aliment, de l’acte de la resp tion pour s’assimiler au sang, mais il ne demanderait fl subir une animalisation graduelle dans le cours des ch res, non plus que dans le système veineux abdominal ; sitôt qu’il arriverait au sang, il s’y mélerait, et à ce, il réparerait instantanément les pertes qu'a faites celte meur dans sa partie liquide. Toutefois, nous ne pro cerons pas sur cette ques Lion : il est possible que ce pro! des boissons s’animalise graduellement en parcourant voies : si on le fait parvenir par les chylifères, on peut