‹ Physiologie de l'homme (volume 2)Chapitre 26 sur 97 · DE L’ABSORPTION DES BOISSONS · texte numérisé non relu

DE L’ABSORPTION DES BOISSONS

quer ies mêmes raisons qui nous ont fait croire à une i alisation graduelle du chyle : si on le fait parvenir par és veines mésaraïques, on peut croire à une action élaboatrice du foie. Tous ces faits du reste sont dérobés à notre bservation , et sont moins suivis réellement et matérielle nent que des yeux de Pesprit.

Céproduit des boisssons, considéré en lui-même , ne peut tre obtenu isolé, et, conséquemment , il est inconnu. On Ourrait peut-être reconnaître quel appareil vasculaire le nsit, et quelles sont ses qualités, par l’expérience suiinte : tenir à jeun, pendant quelques jours, un animal, «Voir quel fluide coule alors par le canal thoracique mis à a puis fournir abondamment des boissons à cet animal ' oir si ces boissons amènent quelques différences dans la antité et la qualité du fluide qui coule par le canal thocique.

Comme les boissons sont souvent rendues très prompteent par l’urine, quelques personnes ont cru, ou à des. isseaux communiquant directement de l'estomac à la ves- 13 Ou à une transsudation des boissons à travers les parois l'estomac et de l’intestin, et à une progression de ces liides vers la vessie, à travers le tissu cellulaire interméare. C’est là une double erreur. L’anatomie ne fait I} aucuns vaisseaux particuliers étendus entre l’estomac la vessie; et MM. Gmelin et Tiédemann , ayant examiné ym phatiques et le tissu cellulaire de l’abdomen, dans S cas où ils avaient fait avaler de l’indigo , de l’essence de rébenthine , n’y ont trouvé aucunes traces de ces substan- ; tandis qu’elles existaient dans le rein. Il n’y a bien cermement aucune autre voie pour lexcrétion des boissons, e celle du torrent circulatoire, consécutivement à leur sorption par les vaisseaux chylifères et les veines mésaraïes. En ces derniers temps, M. ZLippi, de Florence, a cru uver une raison anatomique de la promptitude avec quelle les boissons sont rendues par l’urine. Selon lui, vaisseaux chylifères, non-seulement ont de nombreux Juchements dans les veines mésaraïques , soit avant leur ée dans les ganglions mésentériques , soit pendant qu'ils

traversent ces ganglions ; mais encore lorsqu'ils sont part nus aux derniérs de ces ganglions, aux ganglions lombain quelques-uns d’entre eux vont s'ouvrir directement dans! veines rénales et dans les bassinets desreins. Selon cetana miste, les vaisseaux chylifères, parvenus à ce lieu, se Pi tagent en deux ordres : les uns ascendants, qui vont pot le chyle au canal thoracique ; et les autres descendants ,4 vont porter la boisson dans les veines rénales et dans: bassinets des reins. Îl assure que la distinction de ces di ordres de vaisseaux est si tranchée, qu’une injection pouk dans les premiers va exclusivement dans Île canal thoraciq tandis que l'injection , poussée dans les seconds, va de mé exclusivement aux reins. Ainsi ce serait dans les gangli! lombaires que se ferait le départ des sucs nutritifs , et ceux qui doivent êlre évacués avec l’urine; et des vaissei directs, que M. Zippi appelle chylopoiétiques urinifèm conduiraient aussitôt ceux-ci aux reins. Sans ‘doute n’y aurait rien à opposer à un fait anatomique; mais fait est-il bien établi ? Remarquons d’abord que ceux! vaisseaux chylifères que M. Zippi dit aboutir aux vei rénales, ne font rien à la difficulté; le trajet qu'ont à courir les boissons, pour arriver de ce lieu aux reï n’est pas diminué; il est même plus long que si ces boiss! sont versées, ou dans la veine cave inférieure , comme veulent les partisans de l’absorption des boissons par: veines mésaraïques , ou dans la veine cave supérieure, COM le disent les sectateurs de l’absorption des boissons par! vaisseaux chylifères. Les vaisseaux chylifères qui aboutiss! aux bassinets des reins sont donc les seuls qui import! à la question que nous agitons. Or, comment croire quel pareils vaisséaux , qui auraient à remplir un service si portant dans l’économie, qui seraient si souvent en fo! tion, qui ont été tant cherchés, auraient jusqu'ici écha} à l’investigation de tous les anatomistes ? Pourquoi lesta! tomistes de nos jours, excités par l’annonce de M. Lip n’ont-ils pas été plus heureux à découvrir ces vaisseaux ;4 les premiers investigateurs des systèmes chylifère et ly phatique ? Comment supposer qu'il soit souvent rendu,

DE L’ABSORPTION INTERNE. 57 ie, à la formation de laquelle les reins seraient tout-àangers ? Enfin, n’est-ce pas plutôt à la vessie qu’aux s qu'auraient dû aboutir de tels canaux ? Nous ne pouns donc admettre |’ opinion de M. Zippi, sur laquelle nous viendrons du reste à l’article de la sécrétion urinaire.

ARTICLE II

De lAbsorption interne.

de Dn sait que, sous ce titre unique , nous comprenons les tions interstitielles, et celles des sucs sécrétés récréntitielset D nobté. nous verrons qu ‘en effet cesab- D toutes par lesmémesagents, isseaux lymphatiqueset les veines , et donner naissance t mêmes produits, la Iymphe et le sang veineux. Ce n’est ici le lieu de traiter avec détails de A he ; les absorpns interstitielles , par exemple, seront exposées à la foncn des nutritions a elles font partie intégrante; celles “sucs sécrétés, à la fonction des sécrétions, etc. Ici nous devons nous en occuper que sous le rapport de l’action bsorption seulement : : 1} faut d’abord en rechercher les nts. l , nous retrouvons ici les mêmes dissidences et la même 6ssibilité de résoudre d’une manière absolue la ques- 1,que pour l'absorption des boissons. Tandis que dans sorption chyleuse nous avions pu, par des faits directs, uver que le système des vaisseaux chylifères en est l’at, et le chyle le produit, ce n’est encore que d’après des uves négatives et par voie d’exclusion , en quelque sorte, on spécifie les organes de l? absorption interne; et, comme preuves négatives S ‘appliquent à FM genres de seaux, les vaisseaux lymphatiques et les veines, il y a tfoverse parmi les physiologistes, pour savoir lesquels es deux genres de vaisseaux sont les agents de cette abtion. Discutons ce point de doctrine i important. ans |’ absorption chyleuse, on a toutes preuves que l’apil chylifère en est l’agent, et que le chyle en est le pro-

duit. D'abord , les matières des absorptions insolites on| souvent retrouvées dans les vaisseaux chylifères ; et d cas où sans aucun doute ces vaisseaux ont eflectué um: sorption , on a pu déduire qu’ils accomplissaient de me l'absorption du chyle. Ensuite, il est dans cette absorÿ chyleuse des phénomènes antécédents et concomitants; malgré que le chyme ne soit pas reconnu dans les vaiss chylifères et dans le chyle, ne permettent pas de mé naître que le chyle dérive du chyme , et que l'appareil! lifère est l’agent de cette action d’absorption. Par exem il n’y a jamais de chyle de produit qu’autant qu’il y chyme dans l'intestin ; et comme la présence de ce ch dans l’intestin est éventuelle, qu’elle peut être détern: ou ajournée à volonté , et qu’on vait coïncidemment led exister où ne pas exister, on a par là un premier moye prouver que le chyle provient du chyme , et résulte de! tion absorbante élaboratrice qu'ont exercée sur celui=e radicules des vaisseaux chylifères. De même, on ob! des rapports entre la quantité et la qualité du chyle contiennent les chylifères , et la quantitéet la qualit chyme qui est dans l’intestin; et comme on peut à vol influer sur l’état de celui-ci, il en résulte que voyant: cidemment et dans les mêmes rapports se modifier celu on a en cela une nouvelle preuve que l’un dérive de l’a Enfin , à mesure que le chyle se fait , on voit le chyme: térer, se changer en fèces; et c’est là encore une nou preuve à ajouter aux précédentes.

Rien de tout cela ne se rencontre dans l’absorptio: terne. D'abord, les matériaux qu’elle recueille sont. transformés au moment de l'absorption , et on ne peutl les reconnaître dans les vaisseaux qui les ont saisis, « que soient ces vaisseaux. On est donc aussi privé à égard de ce fait, qui était le moyen le plus sûr d’en dé vrir les agents et les produits. En second lieu, on a! les absorptions insolites ; mais comme celles-ci accusent: fois deux systèmes vasculaires, les vaisseaux lymphati et les veines, on est au moins dans le doute sur leque ces deux systèmes effectue l'absorption interne. Enfin , 1,

ee

DE L’ABSORPTION JNTERNE. 59 is ceLLe absorption internesaucuns de ces faits anté- Is et concomitants qui, dans l’absorption chyleuse, tituaient de véritables preuves directes. D’une part, effet, les matériaux de cette absorption interne sont tou- 1rs existants dans l’économie; on ne peut pas à volonté les supprimer et les reproduire, comme on le pouvait du ne el voir par suite se supprimer coïncidemment et maître les fluides qui en sont les produits ; de sorte qu’on privé de ce premiér moyen de reconnaître que ceux- cl ivent de ceux-là. D’autre part, à mesure que les matéux de absorption interne sont enlevés, les nutritions et sécrétions les renouvellent ; au lieu de se montrer d’aut plus altérés que l’absorption les a plus travaillés, me il en est du chyme dans l’ absorption chyleuse, ils issent être toujours les mêmes ; et on estencore privé de autre fait , Qui montrerait She quelle dépendance sont ces matériaux les fluides qui sont présumés en être les duits.

il me reste donc que l’analogie, des raisonnements indits et le fait des absorptions insolites, qui puissent faire cifier jets sont les agents de l'absorption interne. Comme c’est un système vasculaire, celui des chylifères, a effectué l’absor RAon alimentaire chyleuse, l’analogie duit à a penser que c ’est aussi un système VASGRANIE qui omplit l'absorption interne. 20 Examinant alors quels t parmi les différents vaisseaux du corps humain , ceux Lse montrent les plus propres à effectuer cette coute d; on ne trouve que les vaisseaux lymphatiques et les nes, Ces deux systèmes vasculaires, en effet, commencent lement par des orifices qui communiquent médiatement immédiatement avec les diverses surfaces où se font les orplions internes ; uné matière injectée dans une veine dans un vaisseau lymphatique pénètre également dans varenchyme des organes, et vient de même suinter à la face des parties qui sont le siége des sécrétions récrémenelles. Ce sont les seuls systènes vasculaires de notre éconie qui soient des vaisseaux de rapport, de retour, qui ent étendus des parties où se font Les absorptions au tor-

rent circulatoire où tout doit aboutir. Les fluides qui ci lent dansleurintérieur, savoir, lalympheet le sang veine vont se mêler au chyle,et se changer avec lui en sang a riel par l'influence de la respirauon ; et de cette communa d'usage avec le chyle, on peut conclure qu ’1ls sont comme des fluides d’ absorpuon. Ces systèmes vasculaires ont ét l’'unet l’autre une Capacite bien supérieure à celle du $: artériel, et doivent, à eause de cela, être Présumes rap pol autre chose que le reste de ce sang artériel , c’est-à-dire produits d’absorptions. 30 Enfin, toutes les fois que absorptions insolites ont eu lieu , et ont fait pénétrer di l’économie des matières qui y ont conservé leur nal étrangère, c’est dans les vaisseaux lymphatiques et les ve qu’on a retrouvé ces matières étrangères. Or, si dans ce où l’absorption n’a pu être méconnue, puisqu'on a retro en nature les substances sur lesquelles elle a agi, ce les veines et les vaisseaux lymphatiques qui en ont été agents , n'est-ce pas une présomption pour que ce soient mêmes vaisseaux qui eflectuent les absorptions qui se f continuellement dans l’économie ? 1

AE, sur le fait des absorptions insolites seulement parce qu’on ne voit pas dans l’économie d’autres vaisse qui soient aptes à eflectuer Îles absorptions internes, on dique déjà les vaisseaux lymphatiques et les veines com étant les agents de ces absorptions. Dès lors la lymphe e sang veineux doivent être considérés comme étanten tc lité. ou en partie des produits de ces absorptions, com étant à ces absorptions ce qu'est le chyle à l'absorption. mentaire. Mais maintenant, lesquels des vaisseaux lymF tiques ou des veines effectuent l'absorption interne? son les veines. seules ? ou les vaisseaux lymphatiques seuls? ces deux ordres de vaisseaux à la fois? Dans ji’ antiquité, l qu’on n'avait aucunè connaissance du système lymphatiq on regarda les veines comme les agents des absorptic Lorsqu’ensuite on eut faitla LEON ER du système lymph: que, et surtout qu’ on eut acquis la certitude que l appa chylifère est l'agent de l'absorption digestive chyleuse, présenta les vaisseaux lymphatiques comme les agents

DE L’ABSORPTION INTERNE. 61 s de l'absorption , et on dépouilla les veines de cette ftante fonction. Enfin , tandis que la plupart des phyogistes de notre tempsse prononcent pour l’une ou l’autre ces deux opinions, quelques-uns admettent à la fois l’acn des veines et des vaisseaux lymphatiques pour l’ absorp- : LS | / Ét'en effet, si ce n’est que sur des PYeuvEÉE négatives que 1 tablit que les veines et les vaisseaux Jymphatiques ; : les agents des absorptions , etsi ces preuves négatives p iquent également à ces deux genres de vaisseaux, lpossible d'admettre l’une de ces absorptions à |’ etre aide l’autre ? et ne faut-il pas, si l’on admet l’une, adre l’autre, sil’on récuse l’une, récuser l’autre, enfin les ter ou les récuser toutes FAR Or, d’une part, il est in que les faits indirects d’° après lesquels on a été con- 1 à considérer les vaisseaux lymphatiques et les veines me les agents des absorptions internes , s'appliquent à ent à ces deux ordres de vaisseaux ; et, d’autre part, st aisé de faite voir que tous les arguments présentés par éétateurs exclusifs de l’absorption par les veines ou par Vaisseaux lymphatiques, ne sont bons qu à prouver la ité de l’absorption qu’ils adoptent, mais non à démon- 14 nullité de celle qu’ils récusent. Entrons ici dans le il de l’un et de l’autre système.

es parusans de l’absorption exclusive par les vaisseaux phatiques invoquent les considérations suivantes : 10 le me lymphatique a la plus grande analogie de texture Me système chylifère ; il aboutit au même tronc central, inal thoracique ; l’analogie est telle que le système chye est considéré, non comme un système vasculaire à , Mais comme une division du système lymphatique. le système chylifère est évidemment un organe d’abtion : quelle forte présomption pour que le système phatique en soit un aussi? Mais cet argument, excelpour faire croire à l’absorption lymphatique, ne peut contre l'absorption veineuse ; 1l ne détruit aucune des ns qui por tent à admettre cette absorption veineuse. plus, si les veines mésaraïques absorbent les boissons

dans l'intestin, comme on est autorisé à le croiré, 1 une égalé analogie en faveur du système veineux. 20] les expériences de Hunter, les matières qui ont été soun à Paction d'absorption n’ont jamais été lrouvées dan véinés ; et, au contraire, ces matières avaient constamir pénétré dans les vaisseaux lymphatiques. Mais que peu ces faits négatifs contre des faits positifs bien avérés ? 1 avons dit que de nombreux expérimentateurs ont tt les matières soumises à l’absorption de l’intestin dan veines mésaraïques; el nous citerons ci-après des expét ces de M. Magendie et autres physiologistes, où ces tières ont également pénétré dans les veines des a parties du corps. À la vérité, pour expliquer ces cas 0 matières absorbées ont été trouvées dans les veines, lés tateurs de l’absorption exclusive par les vaisseaux lym tiques ont dit que ces vaisseaux n’aboutissaient pas s ment dans le système veineux aux veines sous-clavi mais qu'ils s’ouvraient dans les veines dès leur orig dans tout le cours de leur trajet. et qu’ils y versaient séquemment, dès ce lieu , les produits de leur absorp Il n’était pas étonnant dès lors, que les matières abeoï aient été retrouvées dans Îles veines. Par là, aussi, il cru expliquer pourquoi le système veineux, quoique vhargé d’une action d'absorption , a une capacité supéri à celle du système artériel; pourquoi cette capacité grande du système veineuxse montre dès sa première ori, et non pas seulement au-delà des veines sous-clavi comme cela devrait être ,#si les lymphatiques étaien agents uniques des absorptions; pourquoi les troncs taux du système Jymphatique peuvent être aussi pe comparativement à la quantité de matières qui sont re lies par Pabsorption interne; enfin, comment ces mat peuvent encore ètre versées dans le sang , lorsqu'il ÿ gestion , que conséquemment Île canal thoracique est @ uer rempli par le chyle, et suffit à peine à l'afflaxw fluide. Telles étaient , en effet, diverses objections faite les partisans de l'absorption veineuse. Nous citeron après les nombreux auteurs, freussens, Blizard , Me

DE L’ABSORPTION INTERNE. 63 HuRibes, Alard, Lippi, ete., qui, sur la foi d’injections avé iques, dans lesquelles la matière injectée a passé des nphatiques dans les veines, ont admis des communicans multipliées entre ces deux ordres de vaisseaux. Mais, leur côté, les partisans de l'absorption veineuse ne laist aucune de ces raisons sans réponse. Il faut bien se der, disent-ils, de tirer des conclusions absolues des inons cadavériques; les fluides sont bien loin de suivre dant la vie le cours qu’annoncent ces injections ; et ce “le prouve , c’est qu’elles annoncent la communication ous les genres de vaisseaux, quels qu’ils soient, artères, nes, lymphatiques, sécréteurs , etc. Beaucoup de consialions,ajoutent-ils , combattent l’idée de cette communion des systèmes lymphatique et veineux à leur origine, ju moins veulent qu'on la réduise à peu de chose. Pour- 1, dès lors, en eflet, l’abouchement par deux troncs du ème lymphatique dans le système veineux ? S'il est vrai Ma lymphe, produit de l'absorption lymphatique, aille ’ämimalisant graduellement dans son cours , comme cela rès probable ; s’il est vrai que le choix des veines sousières, pour l’arrivée de la lymphe dans le sang , ne soit sans importance pour l’ordre de la circulation, peut-on eltre cette communication des vaisseaux lymphatiques les veines dès leur origne première ? et si elle est réelle, | par conséquent les lymphatiques versent dès ce lieu s les veines les produits de leur absorption , n'est-il pas able que ce n’est qu’en trop petite quantité , pour faire voir, sans le secours d’une absorption directe par les vei- Va très grande capacité qu’offrent aussitôt ces vaisseaux ? es raisons que présentent de leur côté les seclateurs de orption exclusive par les veines, ne sont pas plus abso- .. 19 Des recherches anatomiques délicates, faites d’ab par Meckel, puis par M. Ribes, semblent prouver que eines ont aux diverses surfaces, et dans l'intimité des nchymes , des communications plus libres que les vaisx lymphatiques. Par exemple, des injections poussées les veines de la partie inférieure de la cuisse é jusque dans la peau et le tissu cellulaire

, ont péseit beaucoup

| plus loin que celles poussées par les artères ; une inje: poussée dans la veine cave a pénétré jusque dans le spongieux du corps des vertèbres. Mais, d’abord il est sible que ces anatomistes aient dû les résultats qu'il obtenus, à l’état de putréfaction commençante dans l étaient les cadavres sur lesquels ils ont opéré. Ensuit les veines ont, plus évidemment encore que les Iymp ques, leurs radicules ouverts aux diverses surfaces ;: disposition n’en est pas moins celle qui est propre aux seaux lymphatiques : Flandrin, en injectant les vais lymphatiques du diaphragme , a vu la matière de l’inje suinter à la face abdominale de ce muscle. 20 Less teurs de l'absorption veineuse ont argué de la pet des troncs aboutissants du système lymphatique, com tivement à la quantité des matières qui sont recue par les absorptions internes : ils ont demandé ce que. nait le produit des absorptions internes, quand le canal racique est en entier rempli par l’afllux du chyle, et à peine à cet aflux. Ils ont fait observer que le sang neux ne devrait commencer à prédominer sur le sang, riel, qu’à partir des veines sous-clavières. Mais toute raisons, qui sont bonnes pour appuyer l’idée d’une ab tion veineuse, sont impuissantes lorsqu’elles tendent à rejeter tout-à-fait l'absorption lymphatique. Elles ne} vent même rien pour l’absorption veineuse, s’il est que les Iymphatiques aboutissent dans les veines dès origine première et dans le cours de leur trajet. 3° Æ opposant expérience à expérience , On à invoqué des cas sorptions insolites, dans lesquelles les matières n’ont é trouvées que dans les veines, et jamais dans les vais lymphatiques. Par exemple, M. Magendie dit que, plus de cent cas où il a injecté des matières odorant colorantes dans les plèvres, sur des surfaces muque séreuses, et dans des parenchymes, il n’a jamais vu ce tières pénétrer dans les lymphatiques, et, qu’au cont il les a toujours retrouvées dans les veines, ou au moin: le sang et les excrétions. Mais, ainsi que nous l’avoi aux partisans de Hunter, que peuvent ces faits né

DE L’ABSORPTION INTERNE. 65 tre les faits positifs qui leur sont Opposés ? Hunter injecte 1 colorée d’indigo à la surface du péritoine , et voit, rsuite , les lymphatiques de l'abdomen se colorer en bleu. andrin vépète avec succès cette même ni trouve, en des animaux qui étaient morts d’'hémores pulmonaires et abdominales ,les vaisseaux lyÿmphadu poumon et du péritoine pleins de sang; ce même logiste assure avoir trouvé Souvent dans les vaisseaux phatiques le fluide des hydropisies ; ême le gonflement des ganglions de 1 nt à un bain de pied. M. Desgenette ] atiques du foie contenir une

Le

ein une lymphe

expérience. Mas-

il a observé sur ’aine, consécutis dit avoir vu les lymphe amère, et ceux urineuse, Sœmmering a trouvé de la

lans les vaisseaux lymphatiques du foie, et du lait dans x des aisselles. M. Dupuytren a vu, chez uw:

1e femme qui ait une énorme tumeur SUPpurante à la partie interne de

Guisse , les vaisseaux lymphatiques Culanés qui avoisient la tumeur, et les ganglions de laine, pleins d’un uide qui avait l’opacité, la couleur blanche, la consisdu pus. Enfin, l’auteur anonyme d’un mémoire ené à l’Académie royale de médecine » pour le concours du ix qu'avait proposé cette Compagnie, sur l'absorption , pporte les deux expériences suivantes : Sur un animal à in , l’abdomen est ouvert, l'intestin mis à nu > une ligareappliquée à la parte inférieure de l’iléon > une matière lorante (ou gomme-lacque, OU teinture de safran ) intée dans la partie de l'intestin supérieur au bout d’une heure et demie 1 e dans le canal thoracique : la même maticre colorante L, sur un autre animal, injectée dans la cavité du péri- Ie, et on la retrouve dans les vaisseaux lymphatiques du ésentère et des intestins, et dans Je canal thoracique , ssi-bien que dans les veines mésaraïques. Encore une fois, e peuvent des faits négatifs contre tan t de faits positifs ? . Magendie à répété, pour prouver l'absorption veineuse général, l’expérience de l’anse intestinale qu'il avait aginée pour prouver l'absorption par les veines mésaraï. es, et dont nous avons parlé plus haut : ii à Coupé Ja Tome II}.

e à la Jigature ; celte matière est retrou-

66 FONCTION DES ABSORPTIONS: k euisse à un chien vivant, de manière à ce que ce membre tienne plus au corps que par l’artère et la veine crurale; a ensuite inséré de l’upas tieuté dans Ja patte de l’anim et a vu les effets du poison se manifester au bout de qua minutes. Bien plus, coupant l'artère et la veine crur

elles-mêmes, et les remplaçant par des tuyaux de plu disposés de manière à pouvoir transmettre le sang, l’ex} rience a eu les mêmes résultats : il était si certain qu’ c'était le sang veineux qui itransportait le poison , qu pressant ou non avec le doigt la veine crurale, on suspe dait ou laissait se développer les effets délétères. Mais ce intéressante expérience , excellente pour prouver la réal de l'absorption veineuse ; ne prouve rien contre l’absorpti lymphatique; ‘1 eût falln la faire dans un ordre inve comme contre-Épreuve ; c’est-à-dire placer le poison de une partie qui n’eût conservé de communication avec reste du corps, que par l'intermédiaire d’un vaisseau ly phatique. Cette expérience prouve même moins pour le sorption veineuse que celle de l’anse intestinale, parce qu on a introduit le poison en piquant la patte de l’anir avec un instrument qui en était imprégné, et que, dès lo on a empoisonné directement le sang veineux. D’ailleu que prouvera-t-elle si les lymphatiques s'ouvrent dès k origine, et, chemin faisant, dans les veines ? .

En somme, puisque tout est égal entre ces deux systèt vasculaires, veines et vaisseaux lymphatiques, à l'égard l'absorption interne, el que ce qu'on peut dire de l’une ces deux absorptions peu se dire certainement de laut on est forcé de les admettre toutes deux. Ainsi, de mé que l'appareil chylifère est l'agent de l’absorption chyleu et le chyle son produit , les systèmes Jymphatique et vein sont les agents de l’absorption interne, et les fluides lym et sang veineux en sont, pour une partie au moins, produits.

Cependant, faisons remarquer qu'iiya doute 51 ces vei et vaisseaux lymphatiques effectuent immmédiatement absorptions, Où si ce ne seraient pas des vaisseaux plus Liés encore, capillaires, d'un autre ordre, qui ne ferai

DE L’ABSORPTION INTERNE. 67 joutir à eux. D’une part, à juger par les chylifères , on croire que les lymphatiques et les veines ont des ra- Les libres aux surfaces : cela semble nécessaire pour les prptions des sucs sécrétés ; et la facilité avec laquelle les njections poussées dans les veines arrosent les surfaces et nètrent les parenchymes, porte aussi à le penser. Alors la ficulté qui a existé sur la disposition des vaisseaux chyéres à leur origine, se représente ici : selon les uns, ce les radicules mêmes des lymphatiques et des veines qui utent l’absorption ; selon d’autres, ces radicules ont à LES extrémités un tissu spongieux., uæe sorte de substance üneuse qui effectue l'absorption , et qui, en se contidant avec les parois des veines et des vaisseaux lymphatiues , en conduit le produit dans l’intérieur de ces Vaisseaux, 1 le mécanisme de l'absorption se rapprocherait de ce il est dans les derniers animaux ; où cette fonction est mplie sans l'intervention d’aucuns vaisseaux , et par la lance même du corps. [l est certainement possible qu'aux érnières extrémités des systèmes vasculaires des animaux impliqués, se irouve ce tissu vivant par excellence, qui mpose à lui seul les animaux les plus simples, et exécute utes leurs fonctions, l'absorption en particulier. D'autre rt, ce n’est que parce qu’on retrouve dans les veines et les SEAUX lymphatiques les matières absorbées, et parce que $ Vaisseaux sont les seuls systèmes vasculaires de retour de tre économie , qu'on les a dits les agents des absorptions. ais il pourrait bien se faire qu’il y eût au-delà d’eux d’aués Vaisseaux > plus fins encore, qui exécutassent l'absorpon et en rapportassent les produits dans leur intérieur. > sont des vaisseaux autres que ceux qui forment le système érent, c’est-à-dire le système artériel, qui effectuent les itritions , la composition : pourquoi ne pas concevoir de Ême certains vaisseaux » Cllectuant spécialement la décornsition , et en rapportant seulement les produits dans les tèmes vasculaires efférents, c’est-à-dire les systèmes vaslaires lymphatique et veineux ? I] faut certainement sérer les vaisseaux du corps en deux ordres :

conduite, de transport , les

10 les vaisseaux gros vaisseaux, et ceux-là

sont, où afférents comme les artères, ou efférents coran les vaisseaux lymphatiques et les veines ; 2° les vaisseal dits capillaires, qui puisent dans les premiers, et fourn! sent aux seconds. Les premiers ne remplissent, en quelq sorte, qu’un usage mécanique ,.en apportant et exporis les fluides nutritifs ; les seconds, au contraire, exécuté les nutritions, les calorisations , les sécrétions ; les abson tions. Sans doute, il y a continuité entre ces deux ordres! vaisseaux, puisque ce sont dans les premiers que Les secon puisent, et aux premiers qu’ils fournissent ; mais, à jus par les actions des gns et des autres, ils ne sont pas

mêmes. Or, quelle est‘la disposition de ces vaisseaux d capillaires? elle est ignorée ; il faudrait, pour la connaît: pénétrer la texture intime des parties, et on ne peut y pi venir, comme nous le dirons. Notre ignorance sur ces sys mes capillaires doit donc en amener une semblable sur: agents réels des absorptiôns internes qui se font en eï Toutefois, sans rechercher davantage si c’est immédiateme ou médiatement qu’absorbent les veines et les vaissea lymphatiques, ce sont ces deux ordres de vaisseaux qu considère comme les agents de l’absorption interne, et faut dès lors traiter successivement de l’absorption lympl tique et de l’absorption veineuse.

{ Ie. De l'Absorption lymphatique.

Il faut commencer par faire l’étude anatomique du: tème vasculaire qui l’effectue , puis nous en ferons l’histe physiologique.

19 Système vasculaire lymphatique.

On appelle ainsi tout l’ensemble des parties qui , dan! corps de l’homme et des animaux vertébrés, servent formation et à la circulation du fluide appelé Iymphe.dl présente chez l’homme, sous l’apparence de vaisseaux nombreux; qui d’un côté, prennent leur origine aux! verses surfaces internes et externes du corps, dans lun

DE L'SPPAKEIL LYMPHATIQUE. " 69.

té de toutes les parties; qui de l’autre, aboutissent par ux troncs communs dans le système veineux , tout près du eu Où ce système veineux s’abouche lui-même dans le Cœur ; tqui traversent, dans l'intervalle, un nombre considérale de ces organes de mixtion , d'élaboration des fluides, apvelés ganglions. il a donc beaucoup de ressemblance avec le ys ème chylifère , et il faut de même étudier en lui les var. aux et les ganglions.

10 Les vaisseaux lymphatiques sont des vaisseaux memraneux, minces, pellucides, généralement assez grêles ,. ui, ainsi que nous le disions tout à l'heure, d’un côté, at lc ur origine à toutes les surfaces internes et externes du Tps , dans la profondeur de toutes les parties; qui, de utre côté, s’abouchent par deux troncs centraux dans le tème veineux , dans les veines sous-clavières, près du lieu L'ce système veineux s’abouche dans le cœur; et qui, reeillant ou recevant à leur origine dans les parties les divers atériaux de l'absorption interne, fabriquent avec eux la mphe , en partie au moins, et conduisent cette lymphe n$ le sang veineux. |

A Jeur origine dans l’intimité de toutes les parties, la Pillarité des vaisseaux lymphatiques est telle, que leur position ne peut être connue; perdus dans Ja substance organes dont ils constituent un des éléments, ils ne avent être distingués des autres vaisseaux. Les premiers itomistes qui les découvrirent croyaient qu'ils faisaient teaux dernières ramifications desartères. Ils s’appuyaient Ce qu’une injection poussée dans une artère s’engage ns les lymphatiques. Ils les disaient destinés à rapporter cœur la partie séreuse du sang, tandis que les veines y portaient la partie rouge de ce liquide. Lorsqu’ensuite eut établi, d’après l’analogie de ce système avec le chyli- >, ‘et d’après les autres arguments indiqués plus haut, il était un agent de |’ Vaisseaux à leur origi tes les surfaces et dans «: En eflet, des matière faces du corps, et dan

absorption interne, on pensa que ne étaient ouverts et béants sur la profondeur de toutes les pars déposées sur quelques-unes des s le tissu des parties, se retrou-

70 FONCTION DES ABSORPTIONS. | vaient dans l’intérieur des vaisseaux lymphatiques ; et ul substance injectée dans l’intérieur de ces vaisseaux ven sourdre à la surface des diverses membranes, et dans ley renchyme des divers organes. Alors on eut recours au n croscope pour saisir la disposition deleurs orifices. Lieberku dit qu'ils étaient au sommel d’une petite ampoule ou vé cule, qui, tapissée intérieurement d’une membrane cell laire, et pénétrée par une artère et une veine, présent dans son intérieur une cavité pleine d’un tissu spongiei Hewson prétendit que ces orifices étaient de simples trot apercevables sur les réseaux que forment ces vaisseaux à le origine. D’autres parlèrent de pores organiques, de wille tés, etc. On retrouve ici l’une ou l’autre des trois opinie admüsés à l'égard de l’origine des chylifères : ou les vaisses communiquent immédiatement par des orifices libres à les diverses surfaces et dans les parenchymes , ou il exist leurs extrémités et dans leur pourtour un tissu gélatine qui est celui qui effectue immédiatement l'absorption, bien enfin il existe au-delà d’eux un autre ordre de vaisse: plus déliés, étant à Ja décomposition ce que les exhala nutritifs-sont à la composition, effectuant dès lors l’absc tion , et ne faisant qu’en apporter les produits au systt lymphatique, qui ne serait qu’un système vasculaire gé - ralefférent. Tout cela ne peut être que conjectural, puisqu ignore la disposition des systèmes capillaires, et quen dans ces systèmes capillaires qu'est l’origine des vaisse lymphatiques. On voit bien que dans ces systèmes capilla il y a communication facileentre les diverses espèces dex seaux qui les forment, entre les artères et les veines, les ières et les lymphatiques, les veines et les Iymphatic même; des injections passent facilement de Pun de ces seaux dans les autres. Mais, si ces injections prouventÆ y acommunication, elles n’en font pas connaître le mo

est-ce par continuité de vaisseaux, ou par un tissu inter diaire ? cela est ignoré. |

Quelle que soit cette origine, ces vaisseaux lympbatiq devenus un-peu gros, se séparent du tissu des organes ( lequel ils étaient comme perdus, et commencent à être

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