‹ Physiologie de l'homme (volume 2)Chapitre 3 sur 97 · CC RE · texte numérisé non relu

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ARTICLE PREMIER

De l'appareil génital de l’homme.

qui portent profondément ce fluide dans les parties de la femme, pour qu’il aille au loin atteindre le germe, et qui constituent l’appareil de copulation.

6 Ier, Appareil de fécondation.

Il faut étudier, dans cet appareil , les parties qui le com- … posent ; le mécanisme par lequel ces parties préparent , fa- - briquent et conservent le fluide fécondant ; enfin ce fluide fécondant lui-même , le sperme.

… 10 L'appareil de fécondation chez l’homme est pair, et se - compose de deux glandes , les testicules ; de leur canal ex-

À. Testicules. Les testicules sont deux glandes situées dans une cavité placée au bas du pubis, et appelée scrotum ; le droit est un peu plus élevé que le gauche. Leur forme est elle d’un ovoïde comprimé de droite à gauche; leur volume , celui d’un petit œuf de pigeon; leur poids, de trente trente-deux grammes. Puisque les testicules sont des glandes, parmi leurs éléments sont deux systèmes vasculaires . opposés l’un à l’autre par leurs ramifications dernières : l’un Le l'artère spermatique, qui apporte le sang qui fournit à la sécrétion : née de laorte dans l'abdomen , sous un angle Lrès aigu , cette artère, fort petite, fort flexueuse, gagne l'anneau inguinal ou sus-pubien, le traverse, atteint le testicule, et s’y divise en deux sortes de rameaux, les uns qui se distribuent à ce que nous verrons être appelé lépididyme, les autres qui pénètrent dans le testicule par son

bord supérieur, et concourent à former son tissu ; l’autre est le système vasculaire sécréteur, dont Îles radicules, probablement continus aux dernières ramifications de l'artère spermatique , font le sperme, ou au moins excrétent ce fluide. Les vaisseaux de ce système constituent dans Île testicule ce qu’on appelle les varsseaux séminifères, et aboutissent à un cordon blanc situé au bord supérieur et interne de l'organe, auquel commence le canal excréteur, et qu'on appelle corps d'Hygmor, ou sinus des vaisseaux séminifères. À ces deux premiers ordres de vaisseaux, il faut ajouter, comme éléments composants des testicules : 10 des veines,

dites spermatiques, qui rapportent de l’organe le superflu

du sang qui a servi à sa nutrition el à la sécrétion. Nées, par des racines capillaires, dans le tissu du testicule, ces veines y forment d’abord un plexus appelé spermatique , dont les divisions se rassemblent en plusieurs branches qui passent par l'anneau inguinal, et se fondent en un seul tronc : ce tronc alors se divise de nouveau en un autre plexus appelé corps pampiniforme, que l’on dit être particulier à l'espèce humaine, et que l’on croit servir de diverticulum du sang, pour le testicule dont les fonctions sont presque intermittentes ; enfin, au-delà, ces veines vont s’ouvrir du côté droit dans la veine cave, et du côté gauche dans la yeine rénale. 20 Des vaisseaux lymphatiques en fort grand nombre, dont les troncs , après avoir traversé l’anncau, vont aboutir aux ganglions lombaires. 30 Des nerfs fournis, en partie par les plesus rénaux, mésentériques, le grand sympathique; en partie par les nerfs lombaires, et qui sont si petils qu’on ne peut les poursuivre jusque dans le tissu du testicule. 40 Enfin une membrane extérieure à tout l’organe , appelée albuginée, pérüeste. Cette membrane, d’un blanc opaque, évidemment fibreuse , d’un tissu serré , enveloppe l'organe, dont elle détermine la forme ; de plus, elle envoie dans son intérieur beaucoup de prolongements filiformes, aplatis, qui constituent des espèces de cloisons incomplètes ; celles-ci séparent des espèces de loges triangulaires, remplies par les vaisseaux séminifères, et se dirigent toutes, avec une espèce de symétrie, versle bord supérieur,

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4 | vers ce que nous ayons appelé le corps d'Hygmor. De ces di- È vers éléments résulte le tissu du testicule, qu'il est difficile de spécifier; la substance en est molle, d un gris jaunâtre, he partagée, par les prolongements M la membrane capsu- -laire, en un grand nombre de lobes et de lobules. Son pa- Éichyme semble êire formé d’une immense quantité de . filaments très ténus, très flexueux , entrelacés et repliés en tous sens, Me hénsear unis les uns aux autres, et entre lespu se voient les ramifications des artères et veines sperà maliques. Ces filaments sont les conduits sérminaferes, dont * Monro a évalué le nombre à 62500, la longueur à 5208 « pieds, le calibre à un deux centième de pouce de diamètre, et qui sont si fins qu’on n’a pu encore les injecter, ni par le . canal excréteur, ni par l’artère spermatique. Disposés Le long des cloisons que fait dans l’intérieur de l’organe la mem- brane albuginée , ils présentent, de distance en distance, de petits renflements que les uns ont pris pour des granulations glanduleuses, les autres pour des replis. Se dirigeant vers le bord supérieur de l’organe , ils se réunissent en douze à vingt troncs , alors assez rene pour qu'on puisse Les injecter par le canal excréteur ; et traversant le corps d'Hygmor, ils s’abouchent pour sien le conduit qui constituera l’ épididyme. Nous avons déjà dit qu’on appelle corps d’ Hygrmor june saillie oblongue , blanche, située le long du bord su péer du oies et qui, selon M. RE est un canal . dans lequel se réunissent ces troncs communs des vaisseaux

Séminifères, lorsqu'ils vont former le canal excréteur.

. Le he est soutenu dans la cavité du scrotum, par ce a on appelte le cordon des vaisseaux sper maliques , assem- blage des vaisseaux et des nerfs appartenants à cet organe, savoir : l’artère spermatique , les veines spermatiques, es vaisseaux lymphatiques, les nerfs de l’organe , et le conduit déférent, qui est son canal excréteur. Un tissu lamineux unit entre elles toutes ces parties. Extérieurement, une gaine membraneuse , de nature fibreuse , enveloppe ce cordon , et lisole des parties circonvoisines, # spécialement du scrotum. Du bord supérieur du testicule, lieu de son attache, ce cordon se porte ver icalement vers l anneau inguinal ; et,

après l’avoir traversé, ses divers éléments se séparent pour »

se rendre chacun à leur destination respective.

Quant au scrotum, c’est une cavité membraneuse!, dé- »

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