DU SANG ARTÉRIEL
ports de quantité et de qualité; et si, par exemple, le chyle est trop peu abondant , ou de mauvaise qualité, par suite de la mauvaise nature des aliments, le sang artériel diminue. est appauvri, détérioré.
. Quant à la quantité du sang artériel , on n’a aucun moyen de la déterminer. Si on ouvre, dans un animal vivant, les gros troncs artériels , et qu’on recueille le sang qui en sort, la mort arrive avant qu’on ait obtenu tout le sang. Bientôt, l’ailleurs, la respiration s’embarrasse par suite de l’expé- “ence , et le sang artériel cesse de se faire , de sorte qu'on ecueille moins de ce sang qu’il n’en existe réellement. En rénéral, les recherches qu’on a faites sur ce point portaient ur les deux sangs à la fois : par exemple, Harvey disait que e poids de tout le sang était le vingtième de celui du COT ps ; l'jugeait d’après l'expérience suivante : il ouvrait les veines tartères à un animal, le faisait mourir ainsi en recueillant Out son sang, puis comparait le poids du sang à celui du Orps; mais on peut objecter qu’il ne purgeait pas ainsi tous és systèmes capillaires du sang qui es abreuve. Tous les uteurs diflèrent dans les évaluations qu'ils ont données : 0bb et Lower disent qu’on a 10 livres de sang, tant artéiel que veineux; Quesnay dit 27 livres; Hoffmann, 28: autres disent 30 , et l’on croit que sur ces 39 livres, il y n a 10 dans les artères , et que le reste esi dans les veines tes systèmes capillaires. Indépendamment de ce qu’on n’a ucune base rigoureuse pour justifier ces évaluations, on eut leur objecter, d’abord , que le sang doit varier en uantité selon l’âge, le sexe, le tempérament, les diverses onditions organiques dans lesquelles on peut être; et, enute, que selon l’état des systèmes capillaires et le degré action du cœur, il y a des proportions mille fois variables é ce sang, dans les divers départements du système cirilatoire. |