Tome III
bouche au fond des vésicules bronchiques, sont évidemment imaginaires : nous l’avons déjà dit dans le temps; 2° la voie par laquelle on fait pénétrer Poxygène est beaucoup trop lente, si l’on a égard à l’instantanéité de lP’hématose : comment croire que l’oxygène de Pair inspiré parcourt aussi vite toute la filière des vaisseaux lymphatiques depuis le poumon jusqu'aux veines sous-clavières ? Et cependant cela serait nécessaire, puisque dans Îes expériences de Bichat , le sang reparaissait rouge à la carotide, dès qu’on ouvrait de nouveau le robinet de la trachée-artère. La respiration
ne devrait pas être plus prochainement nécessaire à la vie
que la digestion ; au moins elle devrait pouvoir être impunément suspendue pendant quelque temps, le système lymphatique du poumon devant contenir assez d'oxygène pour entretenir quelque temps l’hématose. 30 On admet une élaboration de l’oxygène pendant son trajet dans la filière lymphatique : mais de quelle élaboration peut avoir besoin ce gaz, puisqu'’au-delà il n'aura à effectuer qu’une action chimique et tout-à-fait analogue à celle qu’il exercerait hors du corps vivant ? N'est-ce pas là une contradiction à reprocher aux auteurs de la théorie ? 4° Dans cette théorie, l’héma- Lose commencerait dès les cavités droites du cœur, et serait achevée ayant que le sang fût arrivé au poumon ; cet organe, abstraction faite de l’absorpuion de l’oxygène qu’il aurait faite d'avance , n’y servirait plus que comme organe excréteur des produits de la combustion. Mais nous avons discuté cette opinion à l’égard de la théorie de Zegallois. On ne voit pas le fluide se modifier du cœur au poumon; on ne peut que le présumer d’après des raisonnements, et nous avons vu qu’il y en avait d’aussi bons pour contester cette modification. Il devrait se faire un changement subit dans le sang aux veines sous-clavières; on devrait trouver l’oxygène en nature dans la lymphe du canal thoracique , et cet oxygène et l’acide carbonique dans le sang de lartère pulmonaire. La modification du sang se ferait donc par le fait seul de la réaction de l’oxygène sur les principes composants de ce fluide; et nous savons que tout fluide dans l’économie ne se fait jamais de cette manière, mais exige toujours l’ac-
RESPIRATION PROPREMENT DLTE.
tion élaboratrice d’un solide. 50 Enfin, cette théorie attvibue aux excrétions du poumon une partaussi grande et même plus grande dans l’hématose qu’à l’enlèvement de l'oxygène, el nous avons Vu que cette proposition n’était pas et ne
pouvait pas être démontrée. Que devient cette théorie , Si
la perspiration pulmonaire provient du sang des artères
bronchiques ? Si les excrétions du poumon ont une si grande
part à l’hématose, et si l’oxygène pénètre par Ja voie lente que l’on indique ici, pourquoi la mort survient-elle si promptement dans le vide, bien que les excrétions puissent toujours se faire, et que l'oxygène qui est dans les vaisseaux lymphatiques du poumon puisse encore continuer quelque
temps l’hématose ? Pourquoi la mort est-elle aussi prompte
lors de Ja respiration de gaz qui n’asphyxient que d’une matière négative ? Il nous semble que cette théorie n’est encore qu'une suite de celle des chimistes ; et, encore une fois, la chimie n’a servi qu’a spécifier l’élément de l’air qui est utile à l’hématose, elle n’a pas appris comment cet élément agit.
Enfin , puisque les veines sont, aussi-bien que les lympha-
tiques, des vaisseaux absorbants, ne peut-on pas dire que
ce sont les radicules des veines pulmonaires qui, en même temps qu'elles saisissent le fluide 4 sanguifier, saisissent aussi l'oxygène de Pair, et qui fabriquent avec l’un et l’autre le sang artériel, à l’instar de tous les autres Vaisseaux
élaborateurs quelconques ? Nous avouons, à la vérité, qu'on ne peut voir cette action des veines pulmonaires,
. ni la prouver par des faits directs; mais voit-on mieux,
et peut-on prouver aussi l’action des vaisseaux lymphatiques ? Ce n’est que par voie d’exelusion , en quelque sorte, et d’après des raisonnements, qu’on fait saisir oxygène par l’un ou l’autre de ces deux ordres de vaisseaux , et beaucoup de raisons militent en faveur des veines pulmonaires. D'abord , tous nos divers fluides sont faits par les radicules des vaisseaux dans lesquels ils circulent; ce sont, par exem-
. ple, les radicules des chylifères qui font le chyle; ceux des
lymphatiques qui font la Iymphe, des veines qui font le … sang veineux; ce sont les vaisseaux sécréteurs qui, dans
. chaque organe sécréteur, font les humeurs sécrétées diver-
ses : quelle présomption déjà pour qu’il en soit de même du sang artériel ! pourquoi les radicules des veines pulmonaires ne seraient-elles pas pour ce fluide, dans le paren-
chyme du poumon, ce que sont les radicules des sécréteurs dans le parenchyme d’une glande ? Ces veines ont des.
communications également faciles, et avec les ramifica-
tions des bronches qui apportent l'oxygène, et avec celles |
de l’artère pulmonaire qui apportent le fluide à sanguifier : dès lors saisissant les deux substances sur lesquelles elles doivent agir, elles fabriqueraient avec elles le sang artériel. L'action dès lors n’est plus essentiellement chimique, et l’intervention d’un solide élaborateur se montre
avec évidence. D'ailleurs, on voulait charger de labsorption de l’oxygène les vaisseaux lymphatiques du poumon : pourquoi dès lors n’attribuerait-on pas de même cette absorption aux veines pulmonaires ? Les veines ne sont-elles pas des organes absorbants, tout aussi-bien que les Iymphatiques ? Ces veines n’absorbent-elles pas partout? et pour-
quoi n’absorberaient-elles pas de même au poumon ? Il est
bien étrange que les partisans les plus exagérés de labsorption veineuse n'aient pas eu cette idée. On objectera peutêtre la liaison qui existe entre la circulation du sang dans les veines pulmonaires, et celle de ce sang dans l’artère de ce nom par l’action du cœur. Mais n'en est-il pas de même pour le sang veineux de tout le corps? et si l’on admet cependant que les veines du corps, tout en recevant les restes du sang artériel , résorbent les débris des organes, les matériaux des absorptions internes, qui empêche d’ad-
mettre que les veines pulmonaires, tout en recevan , vant le
fluide à sanguifier apporté par l'artère pulmonaire, en même temps absorbent l’oxygène et effectuent l’hématose# Du reste, on peut, si on l’aime mieux, conserver l’expression, quoique un peu vague, des auteurs qui disent que, l’hématose se fait dans les systèmes capillaires du poumon ; comme les nutritions, les sécrétions se font dans les systètèmes capillaires des parenchymes nutritifs, des organes M sécréteurs. On peut dire avec M. Coutanceau , que le poumon | est à la formation du sang artériel, ce que le placenta est à
RESPIRATION PROPREMENT DITE. 261 l’élaboration du sang du fœtus. Toutes ces locutions expriment au fond peu de différences; les radicules des veines pulmonaires où nous conjecturons que la scène se passe, et que nous en présentons comme lesagents, font partie des sysièmes capillaires du poumon ; elles ont certainement à cette profondeur une organisation spéciale puisqu’elles effectuent une élaboration si remarquable, et elles la doivent à leur disposition dans le poumon. On voit donc que ce n’est presque dire que ce que disent les autres physiologistes, sinon qu'en spécifiant les veines pulmonaires, nous rapprochons
davantage l’action élaboratrice de la respiration des autres
actions élaboratrices de notre économie.
En somme, admettant que c’est par l'absorption que pénètre l'oxygène, on ne peut rapporter cette absorption qu’aux vaisseaux iymphatiques ou aux veines, sauf à ajouter dans le premier cas que les radicules lymphatiques déposent de suite ce principe dans les vésicules pulmonaires. M. 4/lard admet un genre d’absorbants ouverts à la surface des bronches, etconduisant l’oxygène dans les vésicules pulmonaires. Peut-être y a-t-1il là seulement cette substance gélatineuse, ce tissu grisàtre que l’on dit effectuer immédiatement toute absorption , et en conduire les produits dans l’intérieur des vaisseaux lyÿmphaiiques ou des veines.
Quant à la manière dont l'oxygène sert à l’hématose, nous avons vu qu’on ne pouvait admettre l’opinion des chimis-
tes; nous avouons que nous l’ignorons pleinement.
Telle est l’histoire de la respiration, fonction dont nous n'avons pu, en quelque sorte, que constater les résultats. Avant d’en venir à l’examen du sang qui en est le produit, agitons encore une question, celle de savoir s’il n’y a dans le corps humain d’autre organe de respiration que le poumon.
Beaucoup d’animaux ne respirent que par la surface externe de leur corps : beaucoup aussi respirent à la fois et par un poumon ou une branchie, et par la peau. On s'est demandé si Phomme n’est pas dans ce cas. Quelques physiologistes l’ont pensé : 1° d’abord, par analogie avec les derniers animaux, dans lesquels la peau absorbe évidemment l'air utile
à la vie, comme il résulte des expériences de Spallanzant, de celles de MM. F'auquelin, Edwards et autres. 20 D’après
l’analogie tirée de la membrane muqueuse du poumon , qui,
évidemment, absorbe l'air, et qui, comme toutes les membranes muqueuses, paraît être un repli de la peau , et semble s’en rapprocher par la texture, 30 Enfin, d’après des expériences desquelles il résulierait qu’une quantité aéterminée d'air fixé à la surface de la peau d’un animal vivant,
y a été absorbée et altérée comme dans l'interieur du poumon, Cruskank, par exemple, dit avoir remarqué que de Pair qui avait entouré sa main pendant quelque temps , était moins combustible et précipitait l’eau de chaux. Jurine ayant placé son bras dans un cylindre hermétiquement clos, y trouva après deux heures de séjour 0,08 d’acide carbonique. Gattont ayant enfermé de jeunes garçons dans des sacs de cuir qui les enveloppaient jusqu'aux lombes, trouva de même que l'air des sacs était diminué. Enfin, Abernetty a fait trois expériences ŒuI paraissent prouver la même action. Dans l’une , sa main fut plongée pendant seize heures sous une cloche d’air placée sur la cuve à mesure; et après ce temps la cloche contint une demi-once d’un gaz dont l’eau de chaux absorba les deux tiers. Dans une seconde, sa main fut plongée de même dans une cloche pleine d’air, et au bout de cinq heures l’air de la cloche avait diminué d’une demionce ; l’eau de chaux absorba une des ences qui restaient ; et à l’aide du gaz nitreux on prouva qu'il y avait eu un sixième de l’oxygène de l’air de la cioche d’enlevé. Enfin,
dans la troisième, sa main fut plongée dans une cloche qui contenait sept onces d'azote ; et après deux heures de séjour,
il y eut plus d’une once en capacité de gaz acide carbonique de produit. Ce fut de même avec le gaz hydrogène, le gaz nitreux, du gaz oxygène pur. De tout cela, on a conclu que les surfaces qui sont en contact avec l’air, et surtout la peau, eflectuaient une véritable action respiratoire. On a argué encore des expériences d’Achard à Berlin , de Beddoës en Angleterre, de Nysten à Paris, dans lesquelles des gaz
injectés dans des cavités splanchniques, et par conséquent
absorbés par la surface dés membranes séreuses , ont ocCä-
RESPIRATION PROPREMENT DITE. 203 sioné le même eflet asphyxiant que s’ils avaient été respirés. On a de là conjecturé que si, dans la phthisie, certaines partes présentent plus de rougeur et de chaleur que dans
- l’état de santé, comme les joues, les mains, c’est qu'alors » elles redoublaient leur action respiratoire supplémentaire.
Nous ne pouvons nous rendre à ces divers arguments.
… D'abord, l’analogie avec les derniers animaux n’est pas suf-
fisante. Nous avons dit que dans ces derniers animaux la peau exécutait à elle seule presque toutes les fonctions de la vie; mais qu'à mesure qu'on s'élevait aux animaux plus compliqués , il existait des appareils particuliers chargés de l'exercice de ces fonctions. Or, de même qu’il existe dans l’homme et dans les animaux supérieurs un appareil diges -
üf, et que ja peau n’est plus chargée d’absorber les matériaux nutritifs, de même ii existe chez eux un appareil
respiratoire , et dés lors il est probable que ce n’est plus par la peau que se fait la respiration. L’identité de texture entre la membrane muqueuse des bronches et la peau n’est admissible que sous un point de vue très général, et n’est pas applicabie au cas particulier. Enfin, pour ce qui est des expériences, d’abord, elles prouvent plus l’exhalation de l’acide carbonique que l’absorption de l'oxygène, En second lieu, pour que cette exhalation d’acide carbonique
pût être preuve d’une respiration cutanée, il faudrait que
cet acide carbonique füt formé par l’oxygène de l'air que la
peau est supposée absorber, et que la production de cet
acide eût une part à l’hématose. Or, nous avons vu dans
Phistoire de la respiration pulmonaire, que le premier fait
était complétement faux, et le second incertain; il doit donc être jugé de même ici, d'autant plus qu’on voit dans la transpiration cutanée la source évidente de cet acide carbonique, et que cet acide a été de même recueilli, lorsqu’on avait fait l’expérience avec des gaz non respirables, les gaz hydrogène, azote. Enfin, s’il y a eu enlèvement d’un peu d'oxygène, on peut Ne par le fait seul de la continuité du contact, et de la grande avidité qu'a ce prinpipe pour les combinaisons; et ce qui le prouve, c’est que
Spallanzani mettant des animaux morts, des coquilles
d'œufs, des parties quelconques d’un être animé, sous des cloches pleines d’air, a vu de même l'air diminuer. De ce que de l'air tenu forcément dans un contact prolongé avec la peau a été un peu absorbé, il ne faut pas en conclure que cette absorption se fasse ordinairement. Si, d’ailleurs, il \' avait une respiration à Ja peau, le sang qui revient de cette membrane devrait être artériel ; et c’est ce qui n’est pas. Enfin, nous avons dit que s’il est vrai que la peau de l’homme a une action absorbante, il est vrai aussi que la nature a voulu que cette action ne s'exerçàt, en quelque sorte, qu'accidentellement, et lorsque le contact est prolongé; car l’épiderme y met vraiment obstacle. Nous croyons donc que la peau n’absorbe l’air qu'éventuellement , et que
quand elle Pabsorbe , ce n’est pas pour l’employer comme le poumon emploie dans la respiralion,
ARTICLE IV
Du Sang artériel.
Puisque la respiration n’est, en quelque sorte, qu'un genre d'absorption , l'absorption aérienne , et qu’elle a, comme toute absorption, pour résultat, un liquide, il semblerait que nous aurions dû , comme nous l'avons fait aux absorptions chyleuse et lymphatique, après avoir traité de l’action d'absorption en elle-même, exposer le cours du liquide qui en est le produit , faire connaître les causes qui y président , et en général le caractère de sa circulation ; rechercher s’il éprouvé quelques modifications dans son cours ; et enfin terminer par l’histoire de ce fluide étudié en luimême , dans ses propriétés physiques, chimiques’, et dans sa quantité. |
Mais nous ne traiterons ici que de ce dernier sujet; le reste nous occupera à la fonction de la circulation et aux fonctions suivantes. D’une part, le sang artériel fait dans la respiration se rend par les veines pulmonaires dans les cavités gauches du cœur; celles-ci ensuite le projettent par lartère aorte et ses ramifications dans les parenchymes des
DU SANG ARTÉRIEL. 265 diverses parties où ce liquide doit être mis en œuvre! C’est la fonction de la circulation qui traite de cet objet. D'autre part, les causes qui président à cette circulation , tous les phénomènes qui y ont trait, se rattachent aussi À l’histoire de cette fonction. Nous devons donc y renvoyer. Quant à la question de savoir si dans ce cours le sang artériel reste identique , ou va en éprouvant des modifications successives ; nous avons déjà prononcé en faveur de la première opinion ; Mais nous nous réservons d’en donner les preuves à la fonction des nutritions, lorsque nous rechercherons si c’est un même sang qui nourrit tous les organes; On aura alors toutes es données pour prononcer, puisqu'on connaîtra par la circulation la route que suit le fluide, et les influences qu'il peut recevoir en chemin. Ici donc, nous allons nous borner à faire l’histoire du sang artériel, Pour s’en procurer, 1l suffit d'ouvrir une artère, et de recueillir le liquide qui en coule : c’est un fluide qui ressemble beaucoup, physiquement et chimiquement , au sang Veineux , mais qui en diffère cependant grandement par ses usages, élant seul apte à nourrir les organes, et à les stimuler à l'exercice de leurs fonctions. C’est de même un liquide rouge, d’une odeur fragrante d'ail, d’une saveur salée, d’une chaleur égale à celle du Corps, Visqueux, coagulable, d’une pesanteur supérieure à celle de l’eau distillée; qui, abandonné à lui-même, se partage aussi en deux parties, un sérum et un caillot ; et qui, enfin, est composé chimiquement des mêmes éléments que le sang veineux. Voici les seules différences physiques et chimiques qui le distinguent : il est d’un rouge plus vermeil, a une odeur plus forte, une chaleur plus élevée d’un à deux degrés; une capacité pour le calorique plus élevée; M. Davy, évaluant celle du sang veineux 903 , estime celle du sang artériel 913 ; une pesanteur spécifique moindre; M. Davy, évaluant aussi celle du sang veineux 1052 , estime celle du sang artérie] 1049 : il est enfin plus promptement coagulable , et contient moins de sérum. On avait dit aussi qu'il était plus aéré; mais il est probable, ou qu’on l’a dit d’après une vue théorique déduite &e la fonction de respiration, le sang d’une
artère ne dr pas contenir JE d'air que Je sang. d’une veine; ou qu’on a jugé d’après le sang des hémopty= siques, qui est toujours mêlé à du mucus qui relient plus ou moins d'air. Comme son odeur est plus prononcée, c’est à lui surtout qu’on a rapporté l’effluve odorant que Rosa et Moscati ont voulu considérer comme un élément particulier du sang, et auquel celui-ci aurait dû sa liquidité et sa vita= lité : mais chacun aujourd’hui nie l'existence de ce gaz comme élémeñt spécial, et ne voit en lui qu’une volatilisation , une dissolution par l’air, d’une portion de la masse sanguine. Du reste, c’est d’après le sang artériel , autant que d’après le sang veineux, qu'ont été faites les analyses qué nous avons rapportées en parlant de ce dernier. Le sang artériel se partage aussi en sérum, en caillot. Le sérum est un fluide albumineux, une eau chargée d’albumine et de soude ; cette albumine incinérée a donné à peu près autant de cendres que la matière colorante; et ces cendres sont coms posées des mêmes sels, phosphate et carbonate de chaux, un: peu de magnésie et de carbonate de soude. Nous avons dit qu’il était moins abondant que dans le sang veineux, et d’une pesanteur spécifique moindre. M. Davy a évalué celle du sérum du sang veineux 10264 , et celle du sérum du sang artériel 10257. Le caillot est ce qu'il est dans le sang veis neux, sinon qu'il se forme plus tôt et a plus de fermeté: Nous renvoyons, du reste, pour les éléments constituants. du sang artériel, à ce que nous avons dit à l’article du sang veineux; ces a sangs, qui sont si distincts pour le phy= siologiste, se ressemblent au contraire aux yeux du chi= miste. Cependant, les observateurs microscopiques disent, que le sang artériel contient davantage de particules rouges sur 10000 parties, il ya, selon MM. Dumas et Prévost 100 particules de plus. Note n’avons pas besoin de dire ques l’état physique et chimique de ce sang varie mille fois, ses lon Îles proportions et l’état des matériaux dont il dériv oi selon le degré de Rides avec lequel s’est faite la sanguifi=\ cation ; bien qu’il n’y ait pas de rapports chimiques entre les fluides, chyle, lymphe et sang veineux, et le produit de
Fhématose, c’est-à-dire le sang artériel, il y a d’autres rap=