‹ Physiologie de l'homme (volume 2)Chapitre 5 sur 97 · ITA · texte numérisé non relu

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dans ce dernier trajet, est d’un pouce. Assez grèle à son ori-

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gine, le conduit déférent devient plus gros du double au- !

delà de l’anneau, et près les vésicules; mais il redevient

capillaire à sa terminaison. Quoique ayant des parois fort

épaisses, son calibre est presque capillaire. Il est formé de deux tuniques, une extérieure, très ferme, pour ainsi dire

cartilagineuse, qui en forme presque toute l'épaisseur; et une intérieure, muqueuse , si mince, qu’on ne peut la démontrer.

C. F'ésicules séminales. On appelle ainsi deux petites poches membraneuses , longues de deux pouces et demi, larges de six à sept lignes à leur fond, situées au-dessous de la vessie, etservant de réservoirs au sperme, Placées au-devant de linsertion des uretères dans la vessie, derrière la prostate, et en dehors des conduits déférents , elles ne communiquent chacune qu'avec le testicule qui est de leur côté, et sont dirigées obliquement de derrière en avant, de de-

hors en dedans, et un peu de haut en bas; elle sontirré-

gulièrement conoïdes , el ont une apparence bosselée en dehors. Leur cavité estanfractueuse, présente des cellules séparées par des cloisons, et consiste dans un canal flexueux, terminé supérieurement en cul-de-sac, mais dans lequel s'ouvrent latéralement dix à douze appendices unisentreeux par des brides celluleuses; en détruisant celles-ci , ON Voit la vésicule s’agrandir de cinq ou six fois sa longueur. M. Amussat a contesté récemment cette disposition , et dit avoir reconnu que ces vésicules séminales ne sont qu'un canal étroit d’une longueur considérable , replié plusieurs fois sur Îui-même en divers sens, et dont les contours sont rendus fixes par des brides cellulaires, à la manière des vaisseaux spermifères. De leur partie antérieure, qu’on appelle leur col, se détache un petit canal fort court, qui va s unir Sous un angle très aigu avec le canal déférent, pour former le canal éjaculateur. Ces vésicules sont for

la superposition de deux membranes » une extérieure, dense,

mées par

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blanche, assez semblable à celle qui forme le canal défé-

rent, etqui probablement n’est que celluleuse

| . Quoiqu’elle se contracte dans Pacte de l’éjaculation

; unc intérieure,

Het APPAREIL GÉNITAL DE L'HOMME. 13 fine, blanche, un peu semblable à celle qui tapisse l’inté- … rieur de la vésicule biliaire, et probablement muqueuse :

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ou n’a jamais pu démontrer de fibres musculaires dans ces

par son aspect du sperme qui est éjaculé pendant la vie, . remplit ces vésicules. Elles n'existent pas dans tous les animaux.

À A ja description de ces parties, qui, chez l’homme, for- | ment l'appareil de fécondation , nous ajouterons celle d’or- . ganes qui ont quelque rapport avec leur fonction, la proslate et les glandes de Cowper. La première est un organe

4 blanc grisâtre , d’un tissu fort dense, ayant le volume d’une grosse châtaigne , la forme d’un cône tronqué, et qui par sa base embrasse Le col de la vessie, et par son sommet se termine en s’'amincissant sur le commencement de l’urèdire. Jadis elle était considérée comme une glande, mais aujourd’hui on la regarde comme une agglomération de beaucoup de petits foliicules remplis d’un fluide visqueux … et blanchâtre; de ces follicules naissent des conduits excréours qui, au nombre de douze ou quinze , viennent s’ou- vrir dans l’urèthre, sur les côtés, et à la surface même du - vérumontanum. Les glandes de Cowper sont deux petits -corps oblongs, du volume d’un pois, d’une couleur rou- geâtre, d’un tissu assez ferme , et placés parallèlement audevant de la prostate, sur les côtés du canal de l’urèthre : elles ont chacune un canal excréteur, long d’un demi-

pouce, qui, rampant obliquement dans le tissu spongieux ‘s bulbe de l’urèthre, va s'ouvrir aussi devant le véru-

LUS Leur volume est considérable en certains animaux, ce qui peut faire croire qu’elles sont plus importantes

qu'on ne l’a dit.

20. Les parties que nous venons de décrire ont pour usages de fabriquer, préparer et conserver le fluide fécon- condant, le sperme. Ce sont les testicules qui sont les agents fabricateurs ; la preuve en est donnée par lopération de Ja castralion , et par les maladies de ces organes, Î]s produisent le sperme par une action de sécrétion; le sang de l'artère * permatique, arrivé dans leur parenchyme , est changé par

1 4 FONCTION DE LA GÉNÉRATION. | une action vitale er ce liquide. Les Anciens croyaient que.

c'était le système nerveux qui fournissait les matériaux , de la semence; ils se fondaient sur le grand affaiblisse- w ment , sur les douleurs lombaires qui s’observent à la suite des excès vénériens : mais le premier fait s'explique assez par f la volupté vive qui accompagne l’accomplissement de la gé- $

nération ; et, quant au second, il tient à ce que le testi- 4 cule reçoit plusieurs nerfs du plexus lombaire; d’ailleurs ” ces douleurs se font sentir dans toutes les maladies de cet” organe. C’est certainement du sang de l’artère spermatique | que provient le sperme , bien qu’on ne puisse d’avance si- : graler ce sperme, ni aucun de ses éléments , dans ce fluide, Ë pas plus que ceux d’aucune autre humeur sÉtrttes

Fait aux dernières extrémités de l’artère spermatique , \ au point où les ramifications de cette artère se confondent « avec les premiers radicules du système vasculaire sécréleur, le sperme chemine dans les conduits séminifères dont ces n radicules sont les origines ; il arrive à l’épididyme, au con- è duit déférent, et enfin dans les vésicules séminales, où il. reste en denbts jusqu’au moment où il est projeté au dehors pour l’accomplissement de la génération. Ce cours est sans ; doute assez indiqué par la disposition des parties et les né-. céssités de la fonction, mais, de plus, de Graaf Va prouvé | par une expérience : ayant lié sur un chien le canal dé- F férent, ce savant a vu le testicule se gonfler, et à ia fin le canal déférent se rompre entre le testicule et la ligature. Ÿ Les causes qui font cheminer le fluide, sont : la continuité! de la sécrétion dans le testicule, une contraction tonique … des conduits séminifères, et, de plus, selon quelques-uns, % une influence mécanique die à la capillarité de toutes cés à voies. À la vérilé, c’est une question Ft savoir si la sécré-. Ê tion du sperme se fait d’une manière continue. Comme la. fonction de la génération ne s accomplit que d’ intervalles | en intervalles, quelques physiologistes ont pensé que la sécrétion du sperme ne se faisait aussi que par iniermittencé. Peut-être est-ce vrai de ceux des animaux chez lesquels la, génération n’est possible qu’à de certaines époques de l'an” née; mais il ÿ a lieu d’en douter pour l’hotnme. Cet être

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‘APPAREIL GÉNITAL DE L'HOMME. 15 une fois parvenu à l’âge de la reproduction, est aple en . tout temps à accomplir cette fonction ; si le sperme n’était sécrété qu’au moment où il se livre à l'exercice de cette action, ce fluide aurait un trop grand trajet à parcourir avant d’arriver à l’urèthre : à quoi d’ailleurs serviraient les vési- 4 cules séminales ? pourquoi ces réservoirs, ainsi que la longue … série des vaisseaux séminifères ; Contiennent-ils toujours du sperme ? n’observe-t-on pas que les émissions du sperme dans la génération sent d’autant plus abondantes qu’elles sont . moins fréquentes? enfin, n’en survient-il pas d’involon

W: . x . r aires, après une continence un peu prolongée ? Sans doute

0) 1 L r ” r LU Ja quantité de la sécrétion n’est pas la même dans le repos

- des organes, et lors de leur action; certainement dans ce dernier moment elle redouble; certainement aussi les esticules sont, parmi Îes organes du corps, de ceux qui . sont le plus tributaires de l’habitude; sauf les cas d’une or- » ganisalion prononcée, on peut reudre leur service très ac- . tif , ou le réduire presque à rien, selon qu’on se livre fré-

quemment ou non à l'exercice de la génération : peut-être enfin que l’existence des plexus spermatique et pampiniforme a trait à cette espèce d’intermittence obligée, qui - doit survenir dans les fonctions de cet oYgane; mais néanmoins, je crois qu'il n’y a ici que des diflérences d’ac- “Livilé, et qu'au fond la sécrétion se fait d’une manière

4 Le sperme chemine avec lenteur dans les voies que nous . venons de lui voir parcourir ; cela doit résulter ,; et du peu “d'activité de sa sécrétion , et de la disposition des parties qu'il traverse. Voyez combien sont longs et flexueux les conduits séminifères ! quel retard doit résulter de labouchement de ces vaisseaux dans le corps d’'Hygmor, des longs contours de l’épididyme, de la longueur et de l’étroitesse -du conduit déférent, de la disposition anfractueuse des lee séminales! On peut considérer ious Îles vaisseaux qui précèdent les vésicules comme un premier réservoir du sperme; et, eneflet, chez beaucoup d’animaux, les vésicules séminales manquent. Ce manque des vésicules sérminales

thon et de Hunter, que les vésicules séminales ne a pas le sperme, mais sécrètent un fluide particulier, qui ses

mêle à ce sperme , et qui serait la semence proprement dite. S'il se fait quelque sécrétion spéciale dans les vésicules sé.

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