‹ Physiologie de l'homme (volume 2)Chapitre 6 sur 97 · MI · texte numérisé non relu

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minales, certainement le produit de cette sécrétion n’est. pas l'agent générateur; il ne sert qu’à élaborer le sperme qui vient se mêler à lui dans la vésicule. Ici on peut se de-

mander pourquoi le sperme, arrivé à la hauteur des de cules séminales , va s’y mettre en dépôt en traversant le ca-" nal rétrograde qui y conduit , plutôt que de suivre sa route. directe par le canal éjaculateur. Il existe en effet ici unes disposition semblable à celle que nous avons vue aux voies. biliaires : de même que la bile, au lieu de continuer sas route par les canaux hépatique et cholédoque dans le duodénum , reflue par le canal cystique contre son propre poidé dans la vésicule biliaire , de même le sperme reflue dans Îaw vésicule séminale. On en donne pour raisons la pression. qu’exerce la prostate sur le canal éjaculateur , et la petitesse de Pembouchure de ce canal dans l’urèthre : mais il y a ici quelques lumières à désirer. On ne sait si dans ce long tra-

jet, le sperme continue de s’élaborer , et surtout s’il se mo-

difie dans la vésicule. On a dit qu'il était résorbé en partie dans ce réservoir , afin que, porté dans le sang, il puisse. imprimer à ce fluide un peu de Ja vitalité dont, en sa qua“ lité de principe vivifiant, on le suppose essentiellement pé= nétré. On s'est fondé sur les grands changements qui surviennent dans l’économie à la puberté, lorsque sa sécrétion commence à se faire ; sur l’affaiblissement qui résulte de ses émissions prématurées ou abusives ; sur les troubles, les ac-* cidents qu'ont quelquefois entraîné une trop grande continence. Maïs ces changements , ces effets peuvent s'expliquer. sans le concours de ce transport matériel du sperme dans. le sang, et peuvent lenir aux connexions des différente parties nerveuses du corps; du reste, nous reviendrons là +. dessus à l’article des tempéraments. I] est sûr au moins que. dans les vésicules séminales l'absorption eniève au spermes sa partie la plus aqueuse, car ce fluide se montre d'autant. plus épais que ses émissions sont moins fréquentes. “2

30 Le sperme est un liquide d’une couleur bianche, d’une odeur fade, sut generis , d’une consistance visqueuse , d’une saveur généralement salée et irritante , et qui paraît composé de deux parties, une plus liquide, transparente ; et une plus épaisse, grumeleuse , filamen teuse, dont la proportion, sur la première, est d'autant plus grande que l’individu est plus fort, et ses émissions de sperme moins fréquentes. En peu de temps, ces deux parties se mêlent, et il en résulte une matière plus fluide qui se détruit promptement. Examiné chimiquement , le sperme paraît avoir une nature alcalineet albumineuse, car d’une part appliqué à l'œil, à la langue, il y cause une constriction; à une’plaie, il l’enflamme; et d'autre partil se coagule par la chaleur, les acides. M. F'auquelin en a fait l’analvse: sur 1000 parues, il y a trouvé:eau, bo; mucilageanimal , 60 ; soude, 10 ; etphosphatecalcaire,

30. M. Berzelius ditqu’il contient les mêmes sets que le sang, et une malière animale particulière. I] faut remarquer que tout ceci ne s'applique pas au sperme pur, car il n’est jamais excrété tel ; ii est toujours projeté, mêlé au suc de la prostate et à celui des glandes de Cowper. On croit que la partie grumeleuse est ce qui, principalement, le constitue, ètque la partie liquide est formée par ces sucs accessoires qui en seraient les véhicules. Certains auteurs ont admis en ui une troisième partie, sous forme de gaz, qu'ils ont appeié aura seminalis ; mais jamais on n’a pu recueillir ce gaz, et Spallanzant nie son existence, sur ce qu'il n’a jamais pu >pérer de fécondation artificielle sans un contact. On l’a examiné au microscope, et chacun y a vu ce qui convenait à l’hypothèse qu’on s’était faite sur la génération. Leuwenhoeck , par exemple, et Hartzoecker , y ayant remarqué beaucoup de petits corps en mouvement , ont fait de ces pe- Ats corps autant d’animalcules, auxquels ils ont fait jouer, somme nous le dirons , ‘un grand rôie dans la génération. Au contraire, Buffon, Needham , ne voulurent voir dans es petils corps que des animaux infusoires du genre de eux qu'on trouve dans tous les liquides ; ou que ce qu’ils ippelaient leurs molécules organiques. M. Virey conjecture que , de même que le pollen des végétaux est un assemblage

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