DES VEINES
rhagies ; enfin , parce que chacune ne renouvelle avec le sang que sa propre substance,
ARTICLE IV
Des Veines.
Enfin, la quatrième parüe de l’appareil circulatoire se compose de vaisseaux de retour, qui , naissant dans les Systèmes capillaires par des radicules très déliés, y recueillent le sang, et le rapportent par des rameaux de plus en plus gros et de mioins en moins nombreux, aux cœurs. Ces vais- . seaux sont appelés veines, Il y en a aussi de deux espèces . pour chacune des deux circulations : les veines du COrps , qui recueillent le sang veineux dans le système capillaire général , et l’apportent au cœur du poumon ; et les veines pulmonaires, qui recueillent le sang artériel dans le système capillaire du poumon , et lapportent au cœur du corps.
10 Les veines du corps ont été décrites avec détail à Parucle de l’absorption, et conséquemment nous n’avons besoin que de rappeler ce que nous en avons dit alors. Elles commencent par des ramuscules très déliés dans le système capillaire général, dont, sous cette forme , elles constituent un élément. On ne peut rien voir de cette origine. De là elles cheminent du côté du cœur, en formant successivement des rameaux, des branches, des troncs. qui sont de plus en plus gros et de moins en moins nombreux à mesure qu’ils approchent de ce viscère. Enfin, toutes aboutissent à trois gros troncs qui s’abouchent eux-mêmes dans l'oreillette du cœur pulmonaire, et qui sont la veine cave supérieure, la veine cave inférieure, et les veines cardiaques ou coronaires; nous en avons déjà parlé lors de la description des cœurs. |
Dans ce trajet, ces veines offrent une succession , non de cônes, mais de cylindres progressivement croissants. Les réunions se font sous des angles très divers, aigus, oblus, droits; les troncs centraux sont placés profondément, à l’abri de toute atteinte extérieure; les branches, moins