MÉCANISME DES SÉCRÉTIONS EN GÉNÉRAL
les agente sécréteurs ; Ja salive, par exemple, ne coulait , disait-on , avec plus d’abondance dans la bouche, lors de
la mastication et de l’articulation des sons, que parce que
les glandes salivaires étaient mécaniquement comprimées ,
consécutivement aux mouvements des mâchoires. Mais Bordeu à judicieusement réfuté cette proposition : d’abord elle Paraîtrait ne devoir être applicable qu'aux glandes ; ensuite beaucoup de glandes sont placées de manière à n’éprouver aucune compression des organes voisins; enfin les glandes Qu'on citait ne doivent pas leur action d’excrétion à cette cause; Bordeu à expérimenté que la parotide, loin d’être comprimée lors des mouvements des mâchoires, se trouvait dans un espace plus large ; et si sa sécrétion s’augmente alors, c’est que les mouvements ; les ébranlements qui Jui sont imprimés, Pexcitent , et que d’ailleurs plus de sang lui arrive. À ces causes diverses qui font cheminer l’humeur sécrélée, il faut encore ajouter, comme secours accessoires , les nombreuses anastomoses qui existent entre les vaisseaux sécréteurs, lorsqu'ils ne sont encore que capillaires, L’activité de cette circulation est sans doute un peu dépendante de l’activité de la sécrétion ; elle varie d’ailleurs dans chaque sécrétion , selon que les voies d’excrétion sont plus ou moins Courtes, el comprennent où non dans leur trajet des réser- Voirs. Dans ce dernier Cas, On peut séparer dans l’étude Ja sécrétion de Pexcrétion ; et de nouvelles puissances s’ajoutent à celles que nous avons indiquées pour effectuer celle-ci.
Mais généralement la circulation des humeurs sécrétées est plus lente que celle de la lymphe et du sang veineux, du moins à juger par l'étendue du jet que fournissent un vaisseau sécréteur, un vaisseau lymphatique et une veine d’égal volume. Dans quelques organes sécréleurs, les follicules et
les organes exhalants, par exemple, le trajet que parcourt Île
uide est très court; ce fluide est aussitôt à sa destination .
et son excrétion succède irrésistiblement, sans aucun mé.
canisme ultérieur, à sa sécrétion. Dans [es glandes, au con-
aire , très souvent le trajet à parcourir est long; ce fluids
St souvent conduit dans un réservoir où il est mis en dépôt,
“t d’où il n’est plus excrété que d’intervalles en intervalles,
et par des Érpss e subséquents. Nous ne pouvons entrer ici dans aucuns détails ; ils seront donnés à l’article des sécrétions en particulier. we
Dans le trajet plus ou moins long que parcourent les humeurs sécrétées, ces humeurs éprouvent-elles une éla= boration gradueile? Cela varie selon les sécrétions. Cela ne paraît pas être, pour toutes celles qui sont dues à des organes exhalants et à des follicules; les fluides ici sont | versés trop tôt au lieu de leur Re tien ou du moins si cela est, on ne peut signaler la série des degrés, des. nuances par lesquelles passent les humeurs. Nous en dirons | autant des fluides glandulaires qui n’ont pas de réservoirs dans leurs voies d’excrétion, et qui ont ces voies courtes, comme la salive, les larmes : les vaisseaux excréteurs sont ici bientôt assez gros pour n’être plus ide ILE que des agents de te ; le fluide ne traverse sur | sa route aucun ganglion élaborateur, et son excrétion est | trop prompte pour que l’absorption interne ait le temps de | le modifier beaucoup. Mais dans les sécrétions glandulaires | qui comprennent dans leur appareil un réservoir où le fluide séjourne, et qui ont d’ailleurs des voies d’excrétion longues, tortueuses , et que le fluide ne traverse qu’avec lenteur, évidemment l’humeur sécrétée éprouve quelques modifica=. tions dans son trajet, comme cela est, par exemple, de law bile, de l’urine, du sperme. Maïs nous en parlerons à l’his= toire des sécrétions en particulier. |
Telles sont les sécrétions en général ; l’étude des sécrétions à en pertculier nous fournira une occasion de dire ce que nous: ÿ pouvons avoir OMIS. 1