CONTENUES DANS LE TROISIÈME VOLUME
ECTION DEUXIÈME. Fonction des absorptions. RATE
Dans les animaux inférieurs, il n’y a qu’une absorption, et elle ef- fectue à elle seule la composition de l’être. — Dans les animaux supérieurs et dans l’homme, les absorptions sont multiples , digestive , respiratoire ,
externe et interne : de plus , elles n’accomplissent pas immédiatement la composition et la décomposition, mais servent seulement à préparer Les ‘matériaux constitutifs du Sang. — Il faut conséquemment, d’abord » Spé-
cifier les diverses absorptions de l’économie de l’homme, puis traiter de chacune d’elles en particulier.
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HAPITRE PREMIER. Des diverses absorplions qui se produisent dans le
Corps humain. — Se rapporteut à deux classes, les nucritives et les éven- .
Re. ler. Des absorptions nutritives. — Se partagent en externes et internes : 20 les externes sont au nombre de deux : la digestive, qui fait suite à la digestion, et qui se subdivise comme elle en celle des aliments, chydose, et celle des boissons ; et la resplratorre, dont on fait ue fonction à part; 20 les internes sont jau nombre de trois : l'interstitielle ou dé- Composante ; l'absorption des sucs sécrétés récrémentitiels ; Ct celle des sucs
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RT. 1l. Aôsorptions éventuelles. — Partagées aussi en externes ct internes : 10 les excernes au nombre de deux. — La Culañée ; preuves de sa réalité. Quelques physiologistes en exagérent activité; d’autres contestent qu'elle ait lieu; l’épidermeest en effet un corps destiné à y mettreobstacle. — L’absorption muqueuse ; preuves de sa réalité sur chacune des me 1 branes muqueuses. — Expériences diverses qui prouvent que toute partie du corps absorbe, —20 Lesinternes portent sur des matériaux provenant du corps. — Ces absorptions éventuelles se distinguent des nutritives » ence qu'elles ne font pas partie obligée da travail de la nutrition > ten ce qu'elles laissent aux matières qu’elles introduisent dans l’économie leur
nature étrangère. Mr Reg e re een er ef let el ee MAN LOT ee + ete) es 10 à 19
TAPITRE IT. Des absorptions en particulier. — On se bornera aux nutritives, et encore on renverra Ja respiratoire à la respiration j prendra sous un même titre toutes les absorptions internes,
et on com-
notes 19
Arr. [°'. Absorption digestive. — Se subdivise en celle des aliments, 0 chylose, et celle des boissons. . .... ...... +... $ Ier. 4bsorption des aliments , où chylose. . .. +.
10 Appareil de la chylose. — Non distinct en animaux Rte : 4 l’homme constitue ce qu'on appelle l'appareil chylifère. — Vaisseaux. chylifères, leur origine, leur trajet; réservoir de Pecquet, auquel is aboutissent; ganglions mésentériques, — Veines mésaraïques. 20 à 21
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0 Mécanisme de la chylose. —1\ comprend quatre objets : l’étue des matériaux avec lesquels le chyle est fait; celle de l’action d’absorption qui fait le chyle, le cours decefluide, et l'examen de ses propriétés phy: siques et chimiques. 1° Les matériaux du chyle sont le chyme fait dans la digestion. 20 Le chyle est fait à l’origine des vaisseaux chylitères, et | par une action propre de ces vaisseaux; il n'existe pas préalablement! dans le chyme de l'intestin. — L'action par laquelie les chylifères le, fabriquent n’est ni physique, ni chimique; on ne peut, par exemple, assimiler ni à une imbibition, ni à l’attraction des tubes pe c’est une action d'élaboration vitale, ne pouvant s'appliquer qu’au chyme, et donnant toujours naissance à un même produit. 3° Cours du chyle.— Les causes qui font mouvoir ce fluide sont l'action d’ absorption elle-même; une action de contraction des vaisseaux chylifères , ete. — Les résistances! à vaincre sont la masse du fluide à mouvoir, les frottements, etc. On ne! peut évaluer la puissance respective de ces forces matrices et de ces ré sistances, et par conséquent analyser complétement le phénomène de la ton du chyle. — Probablement le cours du chyle est lent, et précautions de la nature pour remédier à cette lenteur. — Ce cours est-il
toujours le même? est-il uniforme dans les divers points du système” pendant qu’il s’accumplit, le chyle va en s’animalisant successivement: faits et considérations à l’appui de cette assertion : conjecture de MM. Gmer lin et Tiédemann sur la rate, dont ils font un organe élaborateur du chyle. 40 Enfin, étude du chyle; comment on s’en procure; ses proz priétés Sa ee sa nature chimique; son exploration microscopique; travaux de MM. 7'henard, Vauquelin, Gmelin et Tiédemann , Bauer à Londres, Prévost et Dumas, Leuret et Lassaigne, ete. . . . . 24 à 4n
Les veines mésaraïques absorbent-elles aussi les produits de la diges: tion ? C'était l’opinion des anciens; quelques modernes renouvellent cetta opinion; faits et raisonnements que font valoir les fauteurs de cette théorie ; réfutation de ces faits et de ces raisonnements. ..,. . 41à 4
S11. Absorption digestive des boissons. — Motifs qui doivent faire sépare) cette absorption de celle des aliments. . . .. ........... 4 19 Appareil absorbant des boissons. — On ne peut indiquer, d’après del faits directs, quel est cet appareil ; on ne peut iesignaier que par ana logie , des considérations accessoires et par voie d'exclusion. — Or, toute] ces raisons désignent à la fois les vaisseaux chylifères et les veines més raïques. — Les physiologistes sont ici divisés : les uns indiquent le
vaisseaux chylifères comme appareil absorbant des boissons, les autr les veines mésaraïques. — [1 nous semble qu’il faut admettre l'a ction a
Ant II, De labsor
ment des vaisseau
thymus , thyroïde, capsules surrénales. . .
DES MATIÈRES. 561 Sorbante de ces deux systèmes ; les preuves anatomiques ct expérimentales qu’on invoque pour l’un sont en effet également applicables à l’autre ; expériences de Hunter, Flundrin, Magendie, T'iédemann et RSR OA, Lip ANA moin su 24 de, HAS
20 Mécanisme de labsorption des boissons. Matériaux sur lesquels cette
action d'absorption agit, — Ce qu’estcette action d'absorption. — À quelle
matière elle donne naissance, quel:cours suit cette matière; si elle s’a- Dimalise dans le trajet,
ou si elle reste identique? — Y'a-til une com= munication directe de l'estomac à la vessie,
pour la prompte expulsion des boissons? Assertion ré
cente de Lippi à cet égard, et objections aux Vaisseaux chylopoictiques uriniféres admis par cet anatomiste. 83à5)
lion interne. — Même impossibilité d’en découvrir par des faits directs les agents; on ne peut encore spécifier ceux-ci que par des preuves négatives et par voie d'exclusion ; el ces preuves s'appliquent également à deux genres de vaisseaux , les vaisseaux lymphatiques et les véines, — Ces vaisseaux ont également des orifices libres aux surfaces ; ils laissent de même sourdre Les matières qu’on y injecte ; 1ls sont égale-
x de rapport et de retour : leurs fluides vont de même se mêler au chyie, et faire avec lui le sang : Les absorptious insolites >eufin, Pénétrent également dans les uns et dans les autres. — De là les divi- Sions des Physiologistes, qui, tour-à-tour, attribuent l'absorption, ou aux vaisseaux ‘ymphatiques seuls, ou aux veines seules > Où à ces deux Ordres de vaisseaux en même tein
ps. — Cette derniére Opiaion nous paraît être la seule admissibie
: discussion des raisons qu'invoquent les secta-
. teurs de l’absorption exclusive parles lymphatiques, Hunieret Lippi: dis- -cussion -de celles sur lesquelies s'appuient les fauteurs de Pabsorption
exclusive par les veines, Magendie. — Nous admettons à la fois l’ab-
Sorption lymphatique et l'absorption veineuse, et nous allons traiter suc-
cessivement de l’une et de l'autre. « «ee. . . +... 57 à 68
$S 1. De l’absorotion lymphatique.
1° Système vasculaire lymphatique. — Système vasculaire com mençant par des orifices libres à toutes les surfaces » traversant dans son trajet de
nombreux ganglions, et aboutissant au système veineux par deux troncs 1 communs. — L'origine de ces vaisseaux dans les parties ne tombe pas
sous les sens, conjectures diverses des anatomisles à cet égard : dans
leur trajet, ils se disposent sur deux plans, un superficiel et un pr. - . fond. — Ils aboutissent à deux troncs centraux, le canal thoracique et le . grand vaisseau lymphatique droit. — Si, dès leur origine et dans leur
cours, ils s'ouvrent dans les veines; recherches de Vieussens, Blizard, dc MM. Rtbes, Fohman, Lauth de Strasbourg, Lippi de Fiorence, Rossi, etc. Texture des vaisseaux lymphatiques. — Ganglions lymphatiques, leur nombre, disposition, texture, — Ganglions glandiformes de Chaussier, inenisis Bree à 2 08. à Ba 2° Mécanisme de la lymphose. — Mèmes objets à considérer que pour
Ta chylose : 10 matériaux de La lymphe. Jadis la lymphe était considérée
comme la sérosité du sang; depuis Hunter, on la dérive des matériaux