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et que le corps de celui-ci croît et augmente en masse. 9° On ne peut dans la structure de l’être en signaler l'agent spécial ; il paraît que, dans ces animaux à organisation si simple, c'est le parenchyme de toutes les parties sans exception qui l’effectue. 5° On ne peut davantage en apercevoir les produits isolés, puisque c'est immédiatement qu’elle effectue la composition. 4° Elle n’est pas un simple pompement des matières qu'elle recueille, mais elle est une action d’élaboration ; car elle travaille les matières qu’elle saisit, leur imprime une nature qu’elles n’avaient pas auparavant , et les change dans la substance du corps. 5° Enfin, on ne peut pas plus pénétrer l'essence de celte action que celle de toute autre, et l’on ne peut dire d’elle que ce que nous avons dit de toutes les autres actions organiques précédemment examinées, savoir ; qu'elle est une action du corps animal ou de quelques-unes de ses parties , et qu'elle est en opposition avec toute action physique, mécanique el chimique quelconque. En effet, d’une part, l'absorption pour s'effectuer exige la vie de l'animal, et se modilie selon son âge, son état de santé et de maladie, les conditions organiques dans lesquelles il peut être. D'autre part, l'absorption ne peut pas être une simple imbibition mécanique, puisque la substance absorbée est en même temps élaborée , assimilée à la substance de l'être. Elle ne peutpas êtreune action chimique générale, puisqu'il n'ya nuls rapports chimiques entre les matériaux absorbés et la matière vivante qui en résulte; puisque de la connaissance chimique des premiers, on ne peut conclure chimiquement à la formation de la seconde; puisqu’enfin toute action chimique générale est impropre à produire une matière vivante, et que c’est
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unematière vivanteque fait l'absorption. Cette absorption est donc encore une de ces actions exclusives aux corps vivans, et, à cause de cela, appelées organiques et vitales. Il importe de consacrer dès le principe ces diverses propositions, parce qu'elles seront vraies des autres modes d'absorption, quelque compliqués qu'ils soient ; la complication n’ayant après tout d’autre but que de faire accomplir par un plus grand nombre d’actions dans un être plus composé, ce qui dans les êtres simples est accompli par une seule.
Dans l’homme , comme dans tous les animaux supérieurs , la fonction des absorptions se présente avec d’autres traits : 1° D'abord ces absorptions sont multiples. D'une part, c’est dans un lieu autre que celui où se fait l'absorption des matériaux réparateurs appelés alimens , que s’accomplit celle de l’air ; et on fait de cette dernière une fonction séparée , sous le nom de respiration. D'autre part, l'absorption alimentaire n’est pas la seule à l’aide de laquelle le sang soit renouvelé: il en est une autre, qui s'exerce sur des matériaux provenant de l’économie elle-même : qu’on appelle, à cause de cela , interne, par opposition à la précédente , qui est appelée externe; et dont le produit sert aussi à former le sang , ou au moins vient y aboutir. Et, comme parmi les matériaux que recueille dans l’économie cette absorption, se trouvent ceux qui sont repris dans les organes pour leur décomposition, il en résulte que la fonction d’absorption qui, dans les derniers animaux , ne servait dans la nutrition qu’au mouvement de composition , dans l’homme et les animaux supérieurs , sert en même temps au mouvement de décomposition. 2° Ce n’est pas immédiatement que les absorptions accomplissent
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la composition et la décomposition ; elles constituent seulement des fluides, que la respiration ensuite changera dans le fluide général de la nutrition , en sang ; et c’est celui-ci qui servira à la composition et à la décomposition. Et, en effet, puisque le principe que l'absorption puise dans l'air, estseul capable de donner aux autres matériaux nutritifs que cette action saisit; la faculté d’être assimilables; et, puisque ces deux absorptions se font dans des lieux séparés : on concoit que ce n’est que lorsque le produit de l’une est allése mêler au produit de l’autre, qu’il peuten résulter une matière assimilable.
Il résulte de là que , dans l’homme comme dans les animaux supérieurs, 1° l'absorption est multiple, externe et interne; 2° que cette fonction doit être définie l’ensemble des actions par lesquelles sont recueillis les matériaux nutritifs tant externes qu'internes, el sont fabriqués les fluides qui serviront eux-mêmes de base à la composition du fluide général de la nutrition, le sang artériel.
Dans l’étude que nous allons faire de cette fonction, nous allons d’abord spécifier les diverses espèces d’absorptions qui se produisent dans le corps humain , où autrement énumérer les matériaux divers , tant externes qu’internes , que recueille l'absorption ; ensuite trailer de chacune des absorptions en particulier.