‹ Physiologie de l'homme (volume 3)Chapitre 22 sur 65 · ASSOCIATION DES MOUVEMENS RESPIRATEURS · texte numérisé non relu

ASSOCIATION DES MOUVEMENS RESPIRATEURS

susptrieuse, stertoreuse, un râlement. 6° Relativement aux rapports qui existent entre les inspirations et les expirations , elle est égale ou inégale, régulière ou irrégulière. 7° Enfin , relativement aux qualités physiques de l’air expiré, elle est chaude ou froide, sèche ou humide, vaporeuse, fétide, cadavéreuse, etc. Tous les détails relatifs à ces objets appartiennent à la séméiotique, et sont hors de notre plan.

Sous le second point de vue, la volonté peut varier à l'infini l'ordre dans lequel elle enchaîne les mouvemens d'inspiration et d'expiration , tantôt parce que ces mouvemens ont été effectués pour le service de fonctions autres que la respiration, tantôt à cause du but même qu’ils ont à accomplir dans la fonction de respiration. Ainsi les fonctions de l’odorat, de la locomotion , de la voix et de la parole , des gestes , de la digestion , des excrétions, qui modifient isolément les mouvemens d'inspiration et d'expiration, modifient aussi l’ordre naturel de leur enchaînement ; tantôt elles pressent et rapprochent ces mouvemens , et tantôt les éloignent. D'autre part, les trois circonstances qui ont modifié l'inspiration et l'expiration, d’après le but même que ces mouvemens ont à remplir dans la respiration, savoir , la quantité du fluide qui vient dans le poumon éprouver l’hématose , le degré de richesse de l'air qui est respiré, et enfin, le degré de facilité avec lequel le poumon se laisse pénétrer , influent aussi sur leur mode d'association ; ellesles rapprochent ou les éloignent, aussi bien qu’elles ont fait varier leur degré d'intensité. Parmi les modes de succession des mouvemens respirateurs,

quelques-uns aussi ont recu des noms particuliers ; l’anhé- RES

lation, par exemple , qui n’est qu'une succession rapide d’inspirations et d’expirations.

En somme , en admettant 20 respirations par minute , on pratique 28800 inspirations en un jour ; et, en supposant 659 centimètres cubes d’air inspiré à chaque fois, comme le veut Thompson, auquel j’emprunte ces calculs, 13100 centimètres cubes d’air sont introduits par Minute dans le poumon, 786 décimètres cubes par heure, et 18864 décimètres , ou 24 kilogrammes par jour.

Ca

Tels sont les mouvemens d'inspiration el d'expiration , considérés sous le rapport de la fonction de la respiration. Déterminés, tantôt volontairement, tantôt invo-

lontairement , par les besoins d’inspirer et d’expirer , un grand nombre de muscles concourent à les produire; sa-,

voir, le diaphragme, les intercostaux , les muscles de la glotte, ceux des narines , et, en certains cas de respiration difficile , quelques muscles du col, des épaules , etc. Or, comme ces muscles divers doivent concourir à une même action, doivent agir de concert dans les respirations difficiles , et surtout dans des actes qui en dépendent, par exemple , la toux, l’éternuement , la nature a uni les différens nerfs qui les régissent par des connexions sympathiques intimes. Ch. Bell a même fait de ces nerfs un groupe distinct , sous le nom de nerfs respirateurs , Comprenant : le diaphragmatique, qu'il appelle grand nerf respiratoire interne ; le glosso-pharyngien ; le facial , qu'il appelle nerf respiratoire de la face; le nerf vague ; l'accessoire de Willis, ou nerf respiratoire supérieur du tronc, et une branche inférieure du plexus cervical qui se porte aux muscles extérieurs des

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