‹ Physiologie de l'homme (volume 3)Chapitre 48 sur 65 · SECTION VI · texte numérisé non relu

SECTION VI

l'onction des Calorifications ou de la Chaleur animale.

NRA le sang artériel est dans le parenchyme de tous les organes employé à leur nutrition , il sert encore à y dégager tout le calorique en vertu duquel le corps Conserve sa température indépendante, sa chaleur propre ; el, ce second office du sang fonde une fonction bien importante et bien peu connue encore, celle de la calorification.

Ge qu’on appelle température d’un corps s'entend, ou de la sensation de chaleur que ce corps ; mis en coniact avec nos organes , produit en eux, ou de l'élévation à laquelle ce corps porte l’instrument de physique appelé thermomètre. Ce double effet est dû à une matière très-subtile que dégage le corps, appelée calorique, et qui, d’une part, appliquée à nos organes , fait naître en eux la sensation de chaleur, et qui , d’autre part, s’interposant dans le thermomètre entre les molécules du liquide qui le forme, ajoute à son volume et fait ainsi monter l'instrument. Du moins, passant sous silence toutes les hypothèses faites jadis et encore aujourd’hui sur la cause de la chaleur, nous nous arrêtons à ce SYs-

.ième , qui est celui qui est le plus généralement adopté de nos jours, et qui rend le mieux raison de tous les phénomènes.

Ce calorique , source de toute chaleur » est représenté comme un corps impondérable généralement répandu

dans toute la nature, et existant en tout corps queiconque , mais en deux états , à l’état latent ou combiné, et à l’état libre ou sensible. Dans le premier état, le calorique est intimement uni aux autres élémens conslituans des corps, et ne s’en dégage .que lorsque ces corps se détruisent ; conséquemment il n’est sensible , ni aux organes, pi au thermomètre, et est étranger à,la température des corps ; mais c’est Jui qui, par sa proportion avec la force de cohésion, détermine l’état des corps, c’estdire s'ils sont solides, liquides et gazeux. Dans le : second.état, au contraire, le calorique est seulement interposé entre les molécules constituantes et intégrantes des corps ; et s’en dégageant sans cesse, c’est lui qui, en agissant sur le thermomètre et les organes , fonde ce qu’on appelle la température des corps. Ces deux espèces de calorique ne sont ni égales, ni régulièrement proporlionnelles entre elles, soit qu'on les compare dans différens corps, soit qu’on les évalue dans un même corps pris à des températures différentes. De plus, chaque corps exige, pour être à l’état solide, liquide ou SAZEUX , plus ou moins de calorique latent; comme chacun exige plus ou moins de calorique sensible pour être élevé à un même degré de température. Cette dernière différence fonde ce qu’on appelle la capacité des corps pour le calorique; et la quantité de calorique que chacun exige pour être élevé à un degré donné de température, quantité qui peut être évaluée par celle de glace qu’elle fond dans l'instrument de physique appelé calorumètre, constitue dans chaque corps ce qu’on appelle son calorique spéci-" fique. 7 Comme tout corps a en lui du calorique libre , et qué” dans tout corps ce calorique libre se dégage sans cesse, |

FONCTION DE LA CALORIFICATION. 481 il en résulte que tout corps a une température ; élevée , s’il est projeté beaucoup de calorique; basse, dans le cas contraire. Gela est vrai de l’homme , comme de tous les autres corps de la nature ; mais les lois qui président en lui à ce dégagement, ne sont pas les mêmes que celles qui le règlent dans les corps inorganiques; et c’est Là la première proposition que nous ayons à démontrer , en commencant l'histoire de la chaleur animale.

Dans les corps non vivans , beaucoup de causes physiques et chimiques amènent un dégagement de calorique ; savoir : l'électricité , le frottement , la percussion, la compression, un changement d’état, des agens chimiques qui, en déterminant de nouvelles combinaisons entre les élémens constituans des corps , détruisent celle qui retenait le calorique latent et le rendent libre. Mais ce qui produit en eux le dégagement de calorique libre dont dépend leur température habituelle, c’est l’influence de tous les autres corps qui leur soutirent plus ou moins de ce calorique, selon qu’ils sont plus ou moins froids, et jusqu'à ce qu'ils soient tous en équilibre de température. C’est, en effet, une loi générale de la naiure, et qui surtout est absolue pour les corps inorganiques , que dans tous ce calorique tend à se mettre de niveau, et à faire que chaque corps à la fin manifeste une même température. Pour cela , le calorique este sans cesse transmis des uns aux autres, jusqu’à ce que ce niveau soit établi. Gette transmission se fait de deux manières , par rayonnance , et directement par suite du contact. D'un côté, de tous les points de la surface d’un corps s'échappe, sous forme de rayons, du calorique, qui va pénétrer les autres COrpS ; celle rayonnance se fait surtout dans la direction perpendiculaire ; et, plus faible

LA

dans les corps polis, elle est plus forte, au contraire, dans les corps ternes. Il est d’autant moins possible de douter de ce premier mode de transmission du calorique, que ces rayons peuvent être réfléchis, concentrés dans des foyers déterminés , et même réfractés. D’autre part, le calorique sensible de tout corps quelconque, passe directement dans les autres corps qui sont en contact avec lui, moins rapidement sans doute que par l'acte de rayonnance , mais avec une promptitude qui, quelquefois , est encore assez grande, et qui varie selon que les corps qui sont au contact sont plus ou moins bons conducteurs du calorique. Il y a , à cet égard , beaucoup de différences entre les corps. Or, comme d’une part, le calorique tend à se mettre de niveau dans tous les corps; que, d'autre part, il n’y a pas de vide dans la nature , etque toujours des corps sont en contact avec d’autres, ou en ont d’autres dans leur voisinage; il en résulle que ces deux modes de transmission sont sans cesse provoqués à se produire; el que tour à tour les corps émettent ou absorbent du calorique, jusqu’à ce que le niveau soit établi entre eux , et que tous n’en fournissent plus que des quantités qui agissent de même sur le thermomètre , el qui, conséquemment , accusent une même température. Ainsi, qu'un corps plus chaud soit dans le Woisinage et en contact d’un corps plus froid , une par- % ;je du calorique que dégage en plus le premier , est absorbée par le second ; le premier se refroidit un peu, le second s’échauffe , et les deux finissent par se mettre au même niveau de température. Ge niveau arrive plus ou moins vite, selon que les corps se touchent par plus de points, sont plus ou moins bons conducteurs de calorique , ont des facultés de rayonnance, d'émission

et d’intussusception du calorique , plus ou moins grandes. Nous avons déjà dit qu’un corps généralement rayon: . ne d’autant moins de calorique qu'il est plus poli; et, il est d'observation aussi, que mieux un corps réfléchit de calorique, moins il en absorbe et moins il en rayonne. C’est là ce qu’on appelle la loi d'équilibre du caloriqne; et, comme cette loi est absolue pour les corps inorganiques , il en résulte que le dégagement de calorique libre, dont dépend leur température, est moins réglé par eux-mêmes que par les corps dont ils sont entourés , et qu'ils n’ont pas de température propre , mais celle de l'élément ambiant dans lequel ils sont.

Dans tous les corps vivans, au contraire, et par conséquent dans l’homme , c’est l’activité propre de ces êtres qui détermine le dégagement de calorique duquel dépend leur température, et l’on sait que celle-ci est en opposition avec toutes les forces physiques et chimiques générales , et à cause de cela est appelée vie. Dès lors , tous les êtres vivans, et par conséquent l’homme, ont une température qui leur est propre , qui est autre que celle du milieu ambiant, qui est indépendante des variations de la température de ce milieu , et qui ne se modifie qu’en raison de leur activité spéciale, c’est-à-dire de la vie. Prouvons chacune de ces deux assertions.

D'une part , leur température est autre que celle du

. milieu ambiant , et indépendante de celle de ce milieu. On peut citer en preuve tous les corps vivans , quels qu'ils soient. 1° Cela est vrai de simples parties détachées des corps vivans , et qui ne jouissent que d’une vie latente, comme les œufs, les fruits, les graines. A la vérité, le fait n’est pas aussi palpable ici qu’il le sera pour les ani-

maux. D'un côté, ces corps ont une température qui dépasse à peine celle du milieu ambiant. D'un autre côté, ils sont trop petits pour qu'on puisse placer dans leur intérieur le thermomètre destiné à faire apprécier leur température; ce qui est pourtant nécessaire, Car leur extérieur est toujours un peu soumis au froid ou au chaud ambians , comme nous le dirons. Mais on ne peut néanmoins contester la réalité de notre assertion. Ges corps en effet ont une vie intérieure, et partout où il y a vie, il y a développement de chaleur. Un fruit congelé ne parcourt plus les diverses phases de sa maturité. Un œuf gelé, quoique fécondé, ne se développe plus. Il en est de même d’une graine gelée. Sur une même cheminée, de l’eau dans laquelle vit un oignon de jacinthe résiste à la gelée qui saisit de l’eau ordinaire : dans ce dernier cas, n'est-ce pas le calorique dégagé par le corps vivant qui a empêché l'eau de se prendre en glace? 9 L’assertion est vraie aussi des végétaux : un thermomètre placé dans leur intérieur.accuse une température qui, en hiver comme en été, est toujours supérieure d’une même quantité à celle du milieu ambiant, et qui jusqu’à un certain point s’est conservée la même quand on les a exposés, comme l’a fait Aunter , à des froids ou à des chauds artificiels. Il faut encore dans ces expériences placer le thermomètre dans l’intérieur , la surface étant toujours, comme nous l'avons dit, accessible un peu au froid et au chaud du milieu ambiant, 3° Elle est plus évidemment vraie encore des animaux, surtout des animaux à sang chaud, ainsinommés parce qu'ils ont une température supérieure de plusieurs degrés à celle du milieu extérieur ; leur température reste la même en toutes saisons, en tous climats, et quels que soient les chauds et

les froids artificiels auxquels on les soumet. {unter aprouvé ce dernier fait par de nombreuses expériences. 4° Enfin , elle est vraie aussi de l'homme, dont il s’agit surtout ici : cet êlre a sa température propre, qui est de 29 degrés un tiers (therm. de Deluc) etde 56 degrés deuxtiers (ther. centig.); et sachaleur reste la même dans toutes les variations possibles du milieu ambiant, en hiver , en été, dans lespays polaires, comme dans les régions équatoriales. Des expériences el des observations nombreuses ont mis hors de doute ce dernier fait. Au Sénégal, on observe fréquemment une chaleur de 58 degrés à l'ombre; et Adanson rapporte que sur les bords du Niger, la température s’élevait communément de 4o à 45 degrés: or, l’homme conserve dans ces climats sa température propre. Dans des expériences , il a résisté à des chaleurs plus considérables : T'iller et Duhamel ont vu une fille rester dix minutes dans un four chaud à 112 degrés , sans que sa température propre fût augmentée ; Fordyce , Banks, Blagden et Solander , en Angleterre ® et Dela rocque et Berger à Paris, dans d’exactes expériences , se sont soumis successivement à des chaleurs de 54, 39, 42, 49, 13» 79 degrés, et ont vu également leur température rester la même. On ne peut produire par art le froid extrême , aussi facilement que le chaud ; et pour prouver que l'homme ne partage pas non plus la température d’un milieu plus froid que lui , il a fallu se contenter de l'observation des climats et des saisons : mais elle a sufli. Dans les climats hyperboréens , le thermomètre pendant six mois d'hiver marque de 25 à 30 degrés au-dessous de zéro. On a vu emSibérie l’homme éprouver des froids de 70 degrés.

D'autre part, la température des êtres vivans et de

l’homme est en raison de leur vie, et se modifie comme elle. Ainsi: 1° la vie est plus ou moins énergique dans les différens êtres vivans , etaussi chaque être vivant a sa température propre. En général , la température dans un être vivant est d’autant plus élevée, que la vie dans cet être est plus énergique : peu élevée encore dans les parties des corps vivans qui ne jouissent que d’une vie latente , comme lesœufs , les graines , les fruits , elle l’est déjà davantage dans les végétaux, surtout dans ceux d’une organisation compliquée; et elle l’est plus encore dans les animaux , et spécialement dans les animaux supérieurs. Sous ce rapport, les animaux sont partagés en animaux à sang froid, dont la température est égale ou de bien peu supérieure à celle du milieu ambiant, et animaux à sang chaud, dont la température est au contraire de beaucoup supérieure à celle du milieu extérieur. Les uns et les autres diffèrent encore entre eux : et par exemple, parmi les animaux à sang chaud , les oiseaux sontgénéralement ceux qui ont la température la plus élevée , et parmi les quadrupèdes quelques-uns l’emportent sur l’homme : nous avons dit que la température de celui-ci était 29 degrés un tiers, therm. de Deluc, ou 36 degrés deux tiers, therm. centig. 2° Dans les individus d’une même espèce , il y a toujours des différences dans l’état vital, et toujours aussi il y en à quelques - unes dans leur température respective. Ge n’est en effet que d’une manière générale qu’on a dit que la température de l’homme était de 29 degrés; il y a toujours à cet égard quelques différences , selon le sexe, le tempérament , lidiosyncrasie , etc. Ilest vrai qu’on n’a regueilli encore que peu de faits sur cel objet, mais ils sont confirmatifs de ce que la théorie annonce. MM. Edivards et Gentil

ont vu une jeune demoiselle présenter un demi-degré de moins que deux jeunes garçons de même âge ; un homme bilieux leur a présenté un degré de plus , qu’un homme sanguin du même âge aussi. Le premier de ces expérimentateurs ayant recherché à Bicêtre la température propre de vingt sexagénaires , de trente-sept sepluagénaires , de quinze octogénaires , et de cinq centenaires, a vu que, dans chacune de ces catégories, la température différait un peu. 3° Dans un même individu , l’état vital varie, selon l’âge, la santé, la maladie, le degré de force ou de faiblesse ; et aussi dans ce même individu , la température varie dans ces diverses circonstances, comme selon l’état de vie et de mort. J. Davy a trouvé que la température d’un agneau était supérieure d’un degré à celle de sa mère; sur cinq enfans qui venaient de naître, il a vu aussi la température supérieure d’un demi-degré à celle des mères , et cette température augmenter encore d’un demi-degré dans les douze heures qui suivirent la naissance. Au contraire , M. Edwards a trouvé que dans les animaux à sang chaud, la faculté de produire de la chaleur était d'autant moindre , qu’ils étaient plus rapprochés de l’époque de leur naissance; et que même plusieurs naissaient , étant encore animaux à sang froid, et tombaient, aussitôt qu'ils étaient séparés de leur mère, à une température qui ne surpassait que de 1 à 2 degrés celle du milieu ambiant. Selon ce Savant, la faculté de produire de la chaleur est à son minimum à la naissance, et s’accroit successivement jusqu’à l’âge adulte. Expérimentant sur des enfans de un à deux jours à F'Hôpitaldes-Enfans, et sur des vieillards de soixante à cent ans à Bicêtre , il a vu la température être de 34 à 55 pour les enfans , therm. centis. , de35 à 36 chez les sexagénai-

res, de 34 à 55 chez les octogénaires, et en général la température varier selon les âges. Qui n’avait remarqué le contraste entre la chaleur du jeune homme et l’état glacé du vieillard ! Cependant il faut observer que ceci tient moins à une différence essentielle dans la température propre, que dans les efforts organiques destinés à la maintenir telle. Il y a de même des différences selon l’état de force ou de faiblesse , l’état de santé ou de maladie : Dehaen dit que la température de la peau s'élève d'environ 2 degrés pendant la chaleur fébrile, et baisse d'autant pendant la période du froid. À la vérité, les faits relatifs à ce point de doctrine sont peu nombreux encore , mais la théorie doit les faire supposer. MM. Edwards et Gentil disent même, avoir observé dans la température des variations diurnes, selon que c'était l’exercice de telle fonction qui succédait à celui detelleautre, la digestion , par exemple, au travail intellectuel; et ces variations ont souvent été de » à 3 degrés du matin au soir. 4° Enfin , dans un même individu, les organes ont chacun leur vitalité différente , et aussi chacun a sa température propre: c’est ce que nous prouverons lorsque nous serons arrivés au détail de la fonction.

Ainsi donc, puisque l’homme a une température individuelle autre que celle du milieu ambiant , et qui en est indépendante ; puisque cette température ne se modifie comme dans les autres espèces vivantes , qu’en raison de son état vital; il est certain que le dégagement de calorique duquel dépend sa température ne tient pas à la loi physique de l'équilibre du calorique, mais à son activité spéciale. Cependant cette force générale d’équilibre du calorique , n’est , comme toutesles autres forces physiques et chimiques générales, contre-balancée

dans le corps humain que jusqu’à un certain point. D'un côté, bien que ce soit le corps vivant quipar son activité dégage le calorique qui produit sa température; bien que ce dégagement ne soit pas en raison de la température de l’élément ambiant; comme celui-ci touche toujours le corps humain, la force expansive tend toujours à s'exercer et s'exerce en effet. Si l'élément ambiant est plus froid quele corps humain , il lui soutire du calorique ettend à le faire tomber à son niveau ; s’il est plus chaud, il lui en fournit au contraire , ettend à élever sa température ; et quoique malgré ces influences, le corps humain se maintienne à sa température propre, il en a dû résulter nécessairement des variations dans les actions quelles qu’elles soient , qui produisent la chaleur animale. C’est un point de vue sous lequel la chaleur animale est dépendante dé celle de l'extérieur. Sous ce rapport, le corps vivant est dans une lutte continuelle avec l’élément ambiant, comme cela est du reste pour toutes les autres forces générales, gravitation , affinités. D’un autre côté, à un certain degré , celte loi générale d'équilibre du calorique arrive à dominer dans le corps vivant, mais en y éteignant préalablement la vie : on sait qu’à un certain degré de froid ou de chaud, la mort arrive, Il en estencore ainsi des autres forces physiques et chimiques générales.

Toutefois, on appelle calorification ou calorisation , l’action vitale quelle qu’elle soit , qui fait produire au corps humain la quantité de calorique libre qui détermine sa température. Suivant notre ordre accoutumé, il faut d’abord rechercher quel est l'appareil qui accomplit cette fonction.

CHAPTTRECIT.

Appareil de la Calorification.

Lrs physiologistes sont très-divisés sur ce point. Les uns disent qu’il n’y a pas d'appareil de calorification proprement dit , et considèrent la chaleur vitale comme un fait premier, ou comme un résultat de tous les autres actes de la vie. Les autres , au contraire , en admettent un, mais qui, selon ceux-ci est local, concentré en un seul lieu du corps, et qui, selon ceux-là , est, au contraire, multiple, et disséminé dans toutes les parties de l'économie.

Ainsi, M. Chaussier admet, sous le nom de caloricité , une propriété vitale primitive , en vertu de laquelle les êtres vivans dégagent le calorique duquel dépendleur température propre, comme par d’autres propriétés vitales , ils accomplissent leurs autres actes vitaux. Il s'appuie sur ce quela particularité d’avoir unetempérature indépendante est commune à tous les êtres vivans, coexiste exclusivement avec l’état de vie, est commune à toute partie vivanie , cesse à la mort, ets’accroît enfin par tout ce qui excite la vitalité. Mais ne peut-on pas dire ces mêmes choses de beaucoup d’autres actes vitaux, des nutritions, par exemple ? Et ne serait-ce pas un abus, que d’admettre pour ces divers phénomènes autant de propriétés vilales spéciales ? Il est évident que ce serait se payer de mots. D'ailleurs, comme l'homme résiste au froid ainsi qu’au chaud , il faudrait admettre en lui une propriété de frigoricité, comme une de caloricité. Î! ne faut voir dans le dogme de la caloricité par M. Chaus-

Sier,qu'une protestation contre les divers systèmes phy-

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