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tubes du rein , comme le lait, hors les temps de succion, reste dans les vaisseaux lactifères ; il y a au mamelon du sein un sphincter qui n’existe pas au bassinet du rein. D'ailleurs quelle pression accessoire fait circuler le fluide dans beaucoup d’autres glandes ,le sperme, par exemple, dans les vaisseaux séminifères du testicule ? Mais il est certain que la pression du diaphragme augmente le cours de l’urine dans la vessie ; cette pression doit d’autant plus avoir cet effet, qu’elle est moindre sur la vessie dans le bassin, que sur le rein dans l'abdomen, et que les reins et les uretères présentent plus de surface que la vessie. Enfin , on peut encore indiquer comme causes de la progression de l’urine, mais comme causes accessoires , le battement des artères rénales situées der. rière le bassin, celui des artères iliaques placées derrière les uretères, et l'influence de la gravitation. Du” reste, le cours de l’urine dans ce trajet est assez lent, puisque souvent ce fluide a le temps d’y précipiter quelques-uns des sels qu’il charrie , d’y former des calculs, On ne voit pas qu’elle puisse y éprouver d’autres modifications , que d’y être dépouillée par l'absorption de sa partie la plus aqueuse , et par conséquent de s’épaissir. L’urine arrivant dans la vessie s’y accumule jusqu’à un certain point : ce réservoir se distend; l’expansibilité de ses parois rend cette distension possible; et son mode de sensibilité , d’ailleurs , le met en rapport avec la présence d’une certaine quantité d’urine dans son intérieur. Cette urine en outre va y faire un certain séjour. D'une part elle ne peut refluer par les uretères ; l'embouchure de ces canaux dans la vessie est trop étroite, trop oblique; un repli de la muqueuse de Ja vessie en recouvre l’orifice ; d’ailleurs, à mesure
que la vessie se remplit, ces uretères sont aplatis ; une nouvelle urine arrive continuellement par eux; enfin il faudrait que l’urine refluât de bas en haut et contre son propre poids. Tous ces obstacles au reflux de l’urine, de la vessie au rein par l’uretère, sont tels, qu’une injection poussée avec force et abondance par l’urèthre dans la vessie, ne pénètre pas dans les ureières. D'autre part, l'urine ne coule pas non plus par l’urèthre, et cela par plusieurs causes : d’abord , l’angle que fait le col de la vessie avec le bas-fond , et qui est tel que le col est situé plus haut; ensuite la résistance qu'oppose le sphincter fibreux de ce col , et qui ne peut être vaincue qu'autant que la vessie se contracte et presse de toute sa force sur lui Purine. Ainsi, l'urine ne pouvant sortir par aucune des ouvertures que présente la vessie , ni les uretères , ni l’urèthre, estobligée de rester en dépôt dans ce réservoir. Cependant il faut pour cela qu’elle y arrive avec lenteur ; si elle y afllue trop vite, l’action de contraction de la vessie est excitée, et l’excrétion se fait, comme par exemple, quand on pousse brusquement dans ce réservoir une injection.
Pendant son séjour dans la vessie, l’urine est privée par l'absorption de sa partie aqueuse, par conséquent s’épaissit et se colore davantage. C’est là aussi qu'elle est plus disposée à laisser déposer des sels, et à former des calculs.
Toutefois, son accumulation dans cet organe n’est possible que jusqu'à un certain degré ; à la fin, la vessie se fatigue, parce que l’urine a augmenté en quantité , ou est devenue plus âcre ; et alors éclate le besoin de l’excrétion.
s Excrétion de l'urine. Comme dans toute excrétion
de matières solides ou liquides quelconques, nous avons trois choses à y considérer , la sensation qui en annonce Le besoin , l’action expulsive de la vessie , et l'aclion musculaire auxiliaire que la volonté peut y ajouter.
A. Comme l’excrétion de l’urine constitue un rapport avec l'extérieur, et que nous avons conscience de tous nos rapports extérieurs, on conçoit pourquoi éclate en nous une sensation spéciale marquant le besoin qu'a la vessie de se vider. Gette sensation ne peut pas plus être définie que toute autre; il faut aussi à son égard en appeler au sentiment de chacun : on la distingue en ellemême et par son but. À coup sûr, elle est organique ou interne, c'est-à-dire ne résulte pas du contact d’un corps étranger. À la vérité, on pourrait regarder comme tel l’uriné, puisqu'elle est un fluide excrémentitiel ; mais ce n’est pas l'urine , qui par son contact, fait éclater la sensation dont nous parlons, caril y a de l'urine dans la vessie bien avant que la sensation se prononce, et souvent il n’y en a pas, lorsque celle-ci sévit. Elle exige du reste, comme toute sensation quelconque , trois actions nerveuses ; l’une qui consisie en une impression que développe la vessie ; l’autre due à un nerfqui conduit celte impression; et enfin l’action du cerveau qui percoit cette impression. De ces trois actions, les deux dernières sont ce qu’elles ont été en toutes autres sensations, et ne peuvent d’ailleurs être contestées; il n’y a aucunes sensations sans elles ; si le cerveau est altéré, les sensations de la vessie sont paralysées , comme celles de toutes les autres parties du corps ; il en est de même, si on coupe les nerfs qui se distribuent à ce réservoir. Ge n’est donc que dans l’action d’impression qu'il faut faire aussi consister l’histoire de cette sensation,
Or , nous avons à en indiquer le siége, le caractère et la cause, Son siége paraît être à la vessie; c’est en eflet là que notre sentiment intime nous la fait rapporter , et il était naturel qu’elle y fût attachée , puisque la vessie est l'organe qui va agir. Mais cette vessie est un organe complexe assez étendu ; et peut-on préciser quelle est en elle la partie où éclate l'impression ? est-ce au col, au corps, au bas fond, dans lamembrane muqueuse ou la musculeuse? est-ce dans lesnerfs qu’ellerecçoit de la moelle spinale, ou dans ceux qui lui viennent da irisplanchnique ? on ne peut rien préciser. Sans doute, cette action d’impression siége dans les nerfs de l’organe; mais ces nerfs ne sont pas ici séparés des autres élémens organiques qui le forment, et par conséquent le siége de l'impression ne peut pas être déterminé. comme il l’est dans un organe de sens. En second lieu , cette action d’impression est inapercevable en elle-même , et l’on ne peut dire d’elle que ce qu’on a dit de l’action analogue dans les autres sensations : savoir , qu'elle est le produit du travail des nerfs de la vessie, et que l’œuvre de ceux-ci est un acte vital. Ne faut-il pas , en effet, l'intégrité des nerfs de la vessie pour la production de cette sensation ? Et quelle est la force physique ou chimique générale qui puisse donner naissance à une sensation , ce phénomène le plus élevé de la nature vivante ? Enfin, laçause de cette action d'impression est inconnue , comme elle l’est en toute sensation interne : on a cité comme telles, le con: tact de l'urine sur la vessie, après que, par son séjour dans cette cavité, elle a éprouvé un certain degré d’altération ; le poids de l’urine accumulée en certaine quan tité ; le degré d’exlension du viscère, etc. Mais aucune de ces circonsiances n’est absolue; et il en est ici comme
de la nausée, de à défécation, où certainement les causes ne sont pas aussi évidentes que le sont celles des sensations externes.
Toutefois , à un certain degré de l'accumulation de Purine dans la vessie , cette sensation , très-distincte par elle-même et par son but, éclate. On ne peut préciser les époques fixes de ses retours ; cela varie selon la quantité de la sécrétion , la qualité de l'urine, l'irritabilité de la vessie; et chacune de ces conditions diffère selon les âges, les constitutions. Comme toute sensation interne , elle est plaisir , si l’on cède à son vœu; peine, si on la combat; et arrivant promptement à son sum mum , elle est bientôt suivie de l’action expulsive du réservoir.
B. Celle-ci consiste évidemment en une contraction de la vessie , mais sur le mécanisme de laquelle il ÿ a encore beaucoup de débats. Quelques-uns ont dit que cette contraction était, comme celle des autres muscles de la locomotion , tout-à-fait laissée à notre volonté. Selon eux, lorsquele besoin d’uriner se fait sentir , avertis par cette sensation , nous contractons la vessie , triomphons par là de la résistance mécanique du col de cet organe , et obligeons l'urine à passer dans l’urèthre, et à couler au dehors. Ils ont argué, de ce que la vessie recoit des nerfs spinaux , et partant volontaires ; de ce que cet organe est paralysé dans les lésions de la moelle spinale, comme les muscles des membres; et de ce qu'une sensation précède toujours son action , et semble destinée à avertir la volonté. D’autres, au contraire, et avec raison, ont nié que la vessie fût contractile à volonté; ils ont invoqué l’analogie des autres réservoirs , l'estomac, le rectum, dont les actions d’excrétion sont évidemment
ke
involontaires; ils ont dit qu’on n’a pas plus le sentiment de la contraction dela vessie que celui de la contraction d’un intestin , par exemple ; et qu'on a confondu, avec l’action de la vessie elle-même, celle des muscles qui lui sont annexés, et que nous verrons, en eflet , tour à tour aider ou empêcher l’excrétion, selon qu’ils comprimeront ou-non la vessie , et tiendront fermé ou laisseront libre son orifice. Il nous paraît certain , en effet , que c’est moins par son influence sur l’action contractile de la vessie, que sur celle des muscles de l'abdomen et du périnée , que notre volonté a pouvoir sur l’excrétion uripaire.
Toutefois , la vessie stimulée par la présence de l’urine, se contracte ; ses parois se pressent de toutes parts sur ce fluide , et celui-ci triomphe de la résistance que présente son orifice uréthral. Les fibres longitudinales, obliques et transversales de la lunique musculeuse , sont en effet dirigées de manière , à ce que cet obstacle soit forcé ; les premières aboutissent toutes pour cela au col de l’organe ; et la nature à fait prédominer en nombre et en force les fibres du fond de la vessie sur celles du col, pour qu’un tel effet ait lieu. Nous allons voir d’ailleurs le secours que l’organe recoit’, des muscles qui lui sont annexés , pour que l’orifice de l’urèthre livre passage à urine.
C. Enfin, à cette contraction du réservoir qui contient l'urine , s’ajoute celle de plusieurs muscles voisins, tantôt pour faciliter l’excrétion, tantôt pour l’empêcher. D'abord , l'abdomen est, comme on sait, une cavité dont les paroïs en haut, en bas, et sur les côtés, sont toutes musculeuses ; et la volonté, en contractant ces parois, leur fait comprimer avec une certaine force les viscères
intérieurs , et par conséquent la vessie. Quelques-uns ont dit que la contraction des muscles abdominaux était absolument nécessaire, pour exciter la vessie à se contracter : il est sûr, au moins, qu’elle aide l’'excrétion en exerçant une pression sur ce viscère : presque toujours, elle a lieu dans le premier moment de l’excrétion; la vessie ne peut alors seule parvenir à vaincre l'obstacle qui provient de son col; mais cet obstacle une première fois vaincu , sa puissance contractile suflit pour tenir son orifice ouvert et rendre le jet continu, et les muscles abdominaux cessent d'agir. Cependant, si on prolonge leur contraction , ils augmenteront la force du jet : on conçoit que leur influence sera d’autant plus complète que la vessie aura plus de volume, sera plus distendue. En même temps que la contraction de la vessie et celle des muscles abdominaux tendent à exprimer l'urine dans l’urèthre, il y a relâchement des muscles releveurs de l’anus et bulbo-caverneux, qui embrassent, par quelques-unes de leurs fibres, le col de l'organe, afin d’affaiblir la résistance que présente ce col. Le liquide a reçu de la vessie une telle impulsion, qu'il traverse aussitôt tout l’urèthre, et vient tomberen dehors. Cependant, il y a aussi une légère action contractile de ce canal, surtout quand l’excrétion est près de sa fin. Alors aussi agissent les muscles releveurs de l’andifiét bulbo-caverneux , pour expulser de l’urèthre le reste du fluide qui y est contenu. Ces muscles, en portant Ja verge en haut et en avant, lui impriment une légère secousse, qui favorise la sortie des dernières gouttes d'urine. L’étendue du jet, dans le premier moment, fait apprécier Ja force contractile de la vessie, et dans ce dernier , celle des muscles bulbo-caverneux et de l’urè-
thre : dans le premier , le jet va en diminuant , à mesure que le fluide, diminuant de quantité, offre moins de prise à la vessie qui l’exprime; dans le dernier, il est intermittent et par saccades qui coïncident avec les coniractions des muscles de l’urèthre. Enfin , ce sont ces mêmes muscles releveurs de l’anus, et bulbo-caverneux surtout, que nous contractions , lorsque sollicités par le besoin d’uriner , nous voulons résister ; les fibres de ce dernier , courbées autour de l’urèthre, en forme de demi-sphincter, resserrent ce canal, aidées en cela par celles qui embrassent la portion membraneuse de l’urèthre , et qui unissent les deux lobes de la prostate.
Tel est le mécanisme de l’excrétion urinaire, et la mesure dans laquelle influe sur elle la volonté : on sait que nous pouvons assez long-temps résister au besoin de cette excrélion ; et l’on voit combien il importait que dans l’appareil de cette sécrétion , la nature ait ménagé un réservoir où l'urine pût s’accumuler , et qui nous sauvât de la dégoûtante incommodité de la rendre d’une manière continue. Ïl nous reste à traiter de l’urine qui est le produit de la sécrétion urinaire, et des usages de cette sécrétion,
L’urine est un liquide d’une couleur jaune citronée , d’une saveur salée, d’une odeur particulière, d’une pesahteur spécifique un peu supérieure à celle de l’eau , et qui est un peu acide, puisqu'elle rougit les couleurs bleues végétales. La chimie lui trouve pour élémens constituans ; de l’eau, de l’urée, une autre matière animale, de l’acide urique; un autre acide, qu’on a dit tour à tour être le phosphorique, l’acétique ou le lactique ; des hydrochlorates de soude et d’ammoniaque ; des phosphates de soude, d’ammoniaque, de chaux et de
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magnésie ; des sulfates de potasse et de soude ; et enfin, selon M. Berzelius , de l#silice et du lactate d’ammoniaque. Voici, en chilres, l’analise qu'en donne ce sayant ; sur 1000 parties d'urine , 11 y à : eau, 939,00 ; urée, 20,10; sulfate de potasse, 3,716 sulfate de soude , 3,16; phosphate de soude, 2,54; sel marin, 4:49; phosphate d’ammoniaque , 1,09; hydrochlorate d’ammoniaque ; 1 50 ; acide lactique libre, lactate d’ammoniaque, matière animale soluble dans l'alcool, et qui accompagne ordinairement les lactates ; matière animale insoluble dans l’alcool , mais qu'on ne peut séparer de la matière précédente ,- 17, phosphate terreux , avec un vestige de chaux, 1,00; acide urique, 1,00; mucus. de la vessie, 0,32 ; enfin, silice, 0,03. Ge n'est pas ici le lieu d'exposer le procédé compliqué par lequel on parvient à cette analise ; nous dirons seulement que lorsqu'on laisse pendant quelques heures de l’urine en repos, il se dépose sur les parois du vase un sédiment jaunâtre , qui est de l'acide urique; qu'après quelques heures , l'élément urée se décompose, et qu'il se forme de l’'ammoniaque , etc. Quelquefois celte urine laisse déposer dans l'étendue de ses voies d’excrétions quelques-uns des élémens qui la composent , el de là formation de calculs, origine de deux maladies cruelles, la gravelle et la pierre.
Quant à la quantité de l’urine , elle est généralement de trois à quatre livres par jour ; c’est de toutes les hu meurs sécrétées la plus abondante : aussi l'artère rénale est-elle très-grosse , porte-t-elle au rein la sixième ou la huitième partie de tout le sang du corps , selon aller ?
Du reste, cette humeur est comme toute autre trèsvariable dans ses propriétés physiques et chimiques , et
dans sa quantité , selon les conditions organiques diverses dans lesquelles on peut être, et surtout à cause de son usage qui est de dépurer le sang. Ainsi , changeant selon les âges, elle est moins colorée dans l’enfance, et plus graveleuse dans la vieillesse. Dans Ja femme, elle est plus aqueuse et plus abondante que dans l’homme. Chacun a , à cet égard , sa constitution. Elle varie selon les saisons, les climats, et est modifiée par l’état des autres sécrétions excrémentitielles dont elle est solidaire : par exemple, quand les perspirations cutanée, pulmonaire, les exhalations séreuses , cellulaires , abondent, quand il y a hydropisie , anasarque , elle est moins abondante , plus rouge , plus concrescible ; et souvent alors lartère rénale va jusqu’à être rétrécie, ce qui est un effet et non une cause de la maladie. Cette humeur offre surtout des différences selon l’état de maladie: par exemple, dans le début des maladies, elle est généralement, ou claire, ou supprimée ; et sur leur déclin, au contraire, elle est toujours avec nuage , enéorême, sédiment , offre des degrés divers de consistance , de composition ; elle abonde, par exemple , en phosphate de chaux chez les rachitiques , et en manque au contraire chez les goutteux. On sait combien son apparence est souvent consultée dans la pratique de Ja médecine, plus à la vérité sous le rapport de ses formes extérieures , Que sous le rapport de sa composition chimique. Loin de nous sans doute la pensée d’exagérer la valeur des indices que l’on doit à l'inspection de l'urine ; nous déplorons trop l'abus honteux qu’en font les char latans ; mais les rapports du rein avec la nutrition générale, comme chargé d’une sécrétion décomposante ; la possibilité que l'appareil urinaire soit choisi pour
DE LA SÉCRÉTION URINAIRE, 655 couloir de la dépuration critique qui se fait souvent à la fin de chaque maladie ; ebenfin la facilité avec laquelle les reins répondent aux diverses irritations sympathiques, expliquent assez pourquoi cette sécrélion est de toutes, celle qui se modifie le plus dans les maladies.
La sécrétion de l'urine, à la différence de toutes les autres sécrétions précédemment examinées, ne remplit aucun usage local; ses oflices ont exclusivement trait au sang dont elle effectue la dépuration, et à la décomposition du corps. Mais à ce double titre, elle prend rang parmi les actions les plus prochainement nécessaires à la vie, comme nous allons le faire voir,
D'une part, il peut aflluer sans cesse dans le sang, soit du dehors, soit de l’économie elle-même , mille substances étrangères qui altèrent ce fluide, et dont il a besoin d’être dépuré. D'un côté, les cavités digestive et respiratoire , et la grande surface de la peau, sont une triple voie par laquelle l’absorption fait pénétrer du dehors dans le sang beaucoup dessubstances étrangères : nous avons dit en effet qu’avec le chyle, comme avec l’oxigène de l’air respiré , pénétraient souvent quelques principes non digérés des alimens, leur matière colorante, par exemple , et quelques-uns des élémens étrangers tenus en suspension dans l'air que l’on respire. D’un autre côté, beaucoup de fluides sécrétés , même excrémentitiels , si quelque obstacle les arrête dans les voies de leur sécrétion, sont de même résorbés et portés en nature dans le sang : on l’a vu souvent de la bile , du lait, du pus, des fèces elles-mêmes. Or, c’est la sécrétion urinaire qui est principalement chargée d’éliminer ces substances et d’en dépurerle sang. Ainsi, l’urine se montre colorée en jaune ou en rouge , selon que l’on a