‹ Physiologie de l'homme (volume 4)Chapitre 13 sur 35 · CLASSIFICATION ZOOLOGIQUE · texte numérisé non relu

CLASSIFICATION ZOOLOGIQUE

digestif, comme chez les mollusques; non au-dessous comme chez les insectes ; mais au-dessus, et de là la nécessité qu’elle soit enfermée dans un canal osseux qui la protége. L'appareil locomoteur a des parties dures ; mais ici elles sont situées en dedans, et constituent des os. La sensibilité est toujours fort étendue , offreles cinq sens. La nutrition est fort compliquée ; il y a digestion, absorptions externe et interne distinctes , respiration , circulation ; parmi les excrétions, est une dépuration urinaire. Les sexes sont séparés, etc. On partage ces animaux en ovipares Où amaslozoaires , et vivipares où imastozoaires et mammifères. Les premiers se subdivisent encore en trois groupes ; les oiseaux , qui respirent l'air, et ont une circulation double, et le cœur à deux ventricules et deux oreillettes ; les reptiles, qui ont la circulation simple, et par conséquent le cœur unique; et, enfin, les poissons, qui respirent l’eau, et ont la circulation double , mais le cœur un et situé à la circulation pulmonaire. 1

Quant aux mammifères , ils sont vivipares , respirent l'air, ont une circulation double, et le cœur à deux ventricules et deux oreillettes. Ils réunissent tout ce qui constitue la vie la plus compliquée : sensibilité étendue; locomotilité servant à la station et à la progression ; langage formé de gestes et de sons; nutrition accomplie par le concours d’une digestion, d’une absorption tant externe qu'interne, d’une respiration, d’une circulation , de sécrétions diverses; reproduction avec sexes, et comprenant dans sa généralité une gestation et un allaitement. Chez eux enfin , la vie est centralisée Le plus possible ; le système nerveux unit toutes les parties , se subordonne toutes les actions ; et toutes les parties de ce

système sont elles-mêmes d’autant plus dépendantes de l’encéphale , que l'animal est plus jeune , et que ces parties président à des fonctions plus animales.

C’est à eux que se rapporte l’homme ; il en forme à lui seul le premier ordre , celui des bimanes , parce qu'il est le seul être animé qui ait les extrémités antérieures, et celles-là seulement disposées en mains : les autres mammifères n’en ont pas du tout, ou ont leurs quatre membres figurés en main. Ce signe extérieur est pour lui l'indice de sa grande intelligence , qui avait besoin d’avoir dans la main un instrument digne de toute sa puissance.

Tels sont les différens corps qui existent à la surface de notre globe; et l’on peut voir maintenant comment l'étude que nous avons faite des uns et des autres nous a mis à même de spécifier quels sont en général les phénomènes de la vie, et quels sont ceux de la vie de l’homme en particulier. Arrivons maintenant à l’étude spéciale de celui-ci.

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