‹ Physiologie de l'homme (volume 4)Chapitre 16 sur 35 · FIN DES PROLÉGOMÈNES · texte numérisé non relu

FIN DES PROLÉGOMÈNES

Ici, nous terminons cette première partie consacrée à des prolégomènes : on voit que ces prolégomènes étaient bien nécessaires pour nous faire embrasser tout l’ensemble de notre sujet, et fixer l’ordre d’après lequel nous devons le traiter. Il est évident maintenant , que devant dans cet ouvrage faire toute l’histoire de l’homme en santé, nous avons à traiter les cinq objets suivans : 1° à faire une étude détaillée de chacune des onze fonctions auxquelles nous avons ramené tous les phénomènes de la vie de l’homme, et par lesquelles se produisent toutes les facultés qu’il possède ; 2° à établir ensuite les connexions de ces fonctions ;, afin d’en déduire la manière dont leur concours assure l’individualité de l’être ; 3° à étudier la série des changemens, connus sous le nom d’âges, que présente, dans son cours, la vie de l’homme; car ils font partie des phénomènes de la vie considérée dans l’état de santé; 4° à étudier aussi les différences que peuvent présenter entre eux les hommes, en tant qu’elles sont compatibles encore avec la santé , différences dont les principales fondent ce qu’on appelle les témpéramens. Ainsi, nous aurons passé en revue tous les phénomènes de la vie de l’homme considéré en santé , ce qui était notre objet; et nous pourrons alors présenter une histoire dogmatique de ce qu'est la santé; 5° enfin, comme l’homme , ainsi que tout être vivant, obéit , ainsi que nous l'avons dit, à des forces spéciales ; comme ces forces, bien qu’elles ne soient que des abstractions de l'esprit, sont les dogmes par lesquels on coordonne les faits de sa physiologie, nous croyons devoir terminer cet ouvrage par l’étude de ces forces; et leur considération fonde ce qu’on appelle la philosophie de la science. Telles seront la matière et la distribution‘ des cinq parties qui vont constituer notre travail.

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