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ARTICLE V

De la Sécrétion du lait et de la Lactation.

Bien qu'après l'accouchement, l'enfant soit tout-àfait séparé de sa mère et ait sa vie isolée, le rôle de la femme pour la reproduction n’est pas encore terminé : il faut encore qu’elle fournisse l’aliment dont l'enfant va user dans les premiers mois de son existence , le lait. Celui-ci est le produit de l’action sécrétoire des mamelles ; il est créé par le mécanisme ordinaire des sécrétions; mais il y a débats sur les matériaux dont il émane, et sa sécrétion diffère de toutes les autres par les circonstances particulières qui la mettent en jeu.

Sans doute plusieurs sécrétions présentent dans leur exercice des alternatives de grande activité el de dimi-

nution ; la sécrétion de la salive, par exemple, est presque tarie hors le temps des repas. Mais il n’en est aucune qui soit aussi évidemment intermittente que la sé

crétion du lait. G’est en vain que son appareil, la glande mammaire, recoit le sang qui doit fournir à son travail ; il faut, pour que la sécrétion ait lieu , que cette glande ait acquis, par l'influence de la grossesse et de l’accouchement, un état d’excitation particulier. En effet, nonseulement les glandes mammaires sont étroitement unies à toutes les autres parties de l'appareil génital; elles n'apparaissent comme elles, ou du moins ne prennent un grand développement qu’à la puberté ; elles disparaissent ou se flétrissent à l’âge critique ; les seins grossissent , se gonflent à chaque période menstruelle; ils s’érigent un peu dans le coït : mais, de plus, les mamelles n’exercent d’ordinaire leur travail sécrétoire que consécutivement à la grossesse et à l'accouchement. On a bien quelques exemples de filles vierges , d'hommes même dont la mamelle irritée par des efforts de succion, a fourni du lait; nous avons cité, d’après M. de Humboldt , un homme de trente- deux ans qui a pendant cinq mois allaité son enfant: Baudeloque a vu une petite fille d'Alençon, âgée de huit ans , qui allaita son frère pendant un mois : l’histoire a conservé le trait de cette jeune Romaine qui nourrit aussi de son lait son vieux père en prison; ce phénomène a même été observé chez des femmes septuagénaires. Mais ce ne sont là que des exceptions; le plus ordinairement c’est l'impulsion que les autres parties génitales reçoivent de la conception, de la grossesse et de l’accouchement , qui en retentissant dans les glandes mammaires, détermine la sécrétion du lait; et cette sécrétion est aussi évidemment intermitiente que la

grande fonction dont elle fait partie. Dès-lors, puisque | elle n’est pas continue , comme le sont presque toutes | les autres sécrétions, 1l importe d’abord de détailler comment elle entre en jeu. | Nous avons dit que dès les premiers temps de la concepton les seins se gonflaient : cette augmentation de volume marque le commencement de la sécrétion du lait; souvent dès le milieu de la grossesse, ce fluide coule de lui-même des mamelles: mais c’est moins un lait proprement dit, qu’un fluide séreux, Il en est de même le premier et le deuxième jour qui suivent: l’accouchement ; l’enfant déjà puise dans les mamelles du lait, mais ce lait est loin, d'offrir la ‘consistance qu'il aura par la suite : il est très-séreux, on l'appelle colostrum ; et l’on croit qu’il est un peu purgalif, el a l'utilité de faire évacuer à l’énfant son méconium : il est sûr au moins qu'il est proportionné à la délicatesse de l'estomac de l'enfant. Mais, au troisième jour de la couche , tout à coup les mamelles se gonflent, durcissent, deviennent douloureuses ; elles sont évidemment un centre de fluxion ; de Ja fièvre sympathiquement accompagne leur travail; et leur sécrétion s'établit alors avec la forme qu’elle aura désormais pendant toute la durée de l'allaitement. L’organe a tout à coup revêtu une activité qui a dans ie premier instant la forme d’une maladie, et c’est là une nouvelle différence de la: sécrétion du lait avec les autres sécrélions. Quelle cause déterminé ainsi celte fluxion soudaine sur les mamelles? On à dit la rétraction de lutérus qui revient sans cesse de plus en plus sur lui-même , et qui surtout n'ayant plus à contenir et à nourrir le fœtus, cesse d’être un £entre de fluxion. On a invoqué la loi du balancement

des organes , et surtout une harmonie préétablie, en vertu de laquelle les diverses parties d’un même appareil deviendraient tour à tour un point fluxionnaire , dans l’ordre selon lequel leurs fonctions doivent se succéder. Quelques-uns ont accusé l’irritation résultant de la succion exercée par l’enfant;. mais cette dernière cause n’est certainement qu’accessoire , puisque sans elle les mamelles ne se gonflent pas moins. Toutefois, la sécrétion une fois commencée , la succion exercée par l'enfant en consomme successivement le produit; et en même temps, par l'irritation qu’elle cause dans la mamelle , en entretient l’activité sécrétoire. Ce n’est en effet que le premier jour , que la fluxion a le caractère d’excitation qui simule une maladie; bientôt l'appareil fébrile cesse, et désormais la sécrétion s’effectue d’une manière aussi Calme que toutes les autres. Le lait dans les premiers jours est séreux encore; ensuite il devient de plus en plus épais et consistant, à mesure que la sécrélion se prolonge.

De quels matériaux provient le lait ? les physiologistes sont ici dissidens. M. Richerand le dérive de la lymphe , et se fonde sur ce qu’il y a dans les mamelles huit fois plus de vaisseaux lymphatiques que de vaisseaux sanguins; sur Ce que ces vaisseaux lymphatiques évidemment grossissent dans les temps de lactation; sur ce que /Zaller à vu par des injections, les conduits excréteurs du lait communiquer évidemment dans le tissu graisseux des seins; sur ce qu'enfin la glande mammaire n'a pas une structure aussi évidemment granulée que celles des autres glandes , mais ressemble davantage par sa texture aux ganglions lymphatiques. Mais aucune de ces raisons ne constitue une démonstration rigoureuse.

Le volume du sein , et la masse considérable de tissu cellulaire graisseux qui entre dans sa structure , expliquent pourquoi les vaisseaux lymphatiques y sont si abondans. M. Sallion, auteur d’un Mémoire couronné sur la sécrétion laiteuse, pense d’ailleurs que M. Richerand a pris pour des vaisseaux lymphatiques plusieurs des vaisseaux excréteurs du lait. Si les vaisseaux lymphatiques des seins grossissent dans les temps de lactation , il en est de même de leurs vaisseaux sanguins , et particulièrement de leurs artères. Si les conduits excréteurs du lait ont des communications dans le tissu graisseux du sein, ils en ont de plus évidentes encore et de plus faciles avec les vaisseaux sanguins de cette partie; voit-on d’ailleurs la graisse du sein diminuer en proportion de la quantité du lait qui est sécrétée? voit-on cette graisse influer par sa quantité sur l'abondance de la sécrétion? Si la glande mammaire.a une texture moins granulée que toute autre glande, elle n’en est pas moins bien différente des ganglions lymphatiques. Enfin, si c’est la Iymphe qui alimente la sécrétion laiteuse , pourquoi les lymphatiques qui de l'abdomen vont aux seins, sont-ils plus gros en sortant de ces organes qu’en y entrant? Nous n’admettons donc pas l’idée de M. Richerand. D’autres ont fait dériver le lait du chyle, se fondant sur ce que la sécrétion de ce fluide s’active sensibliement après Les repas , eL sur ce que le lait partage trèspromptement les qualités des alimens que l’on a pris. Mais ce que nous avons dit dans le temps de la circulation du chyle et de son transport dans le sang, réfute suffisamment cette assertion. Ce ne serait que par le sang que ce chyle arriverait à la glande mammaire , et encore il n’y arriverait qu’en très-petite quantité, le

reste étant envoyé aux autres parties du corps. Sile lait des nourrices*monte, comme on dit, après les repas, cela tient à l’excitation que les mamelles recoivent sympathiquement du travail de l’estomac; et si ce fluide accuse promptement quelques-unes des qualités des alimens qui ont été pris, on a yu qu'il en était de même de toutes les autres humeurs sécrétées. Cependant il faut convenir que la filière mammaire est plus accessible qu’aucune autre filière sécrétoire , à la pénétration des parties hétérogènes des alimens ; voyez avec quelle facilité le lait de nos bestiaux accuse les qualités des pâturages dont ils sont nourris. Sur cette facilité repose dans notre espèce , la possibilité de faire prendre aux nourrices les médicamens que réclament les maladies des enfans à la mamelle. M. Girard de Lyon, a émis sur la sécrétion lactée une opinion moins fondée encore que les précédentes ; selon lui, il existe dans l'abdomen un appareil de yaisseaux intermédiaires à l’utérus et à la mamelle, restant inactif hors les temps de grossesse et d’accouchement, entrant tout à coup en jeu à ces époques, et conduisant de l’un de ces organes à l’autre les matériaux de la sécrétion. Mais où est ce prétendu appareil vasculaire ? l’auteur de l'hypothèse avoue lui-même n'avoir pu le découvrir. Au milieu de toutes ces dissidences , il nous semble évident que la sécrétion du lait, ainsi que toutes Jes autres sécrétions du corps , est alimentée par le sang artériel. D’abord , nous venons de le prouver en quelque sorte par voie d'exclusion, puisqu'il nous a été impossible d’en trouver la source en aucun autre fluide : en second, lieu c’est ce que porte à croire l’analogie des autres sécrétions ? enfin n’en at-on pas une preuve directe , lorsqu'on voit en de cer- 4. 12

170 FONCTION DE LA GÉNÉRATION , jains cas les efforts de la succion finir par faire sortir des seins le sang lui-même ?

Ces diverses questions discutées, l’histoire de la sécrétion laiteuse se réduit aux considérations générales à toutes les sécrétions. Le sang artériel , apporté par les arières mammaires dans le parenchyme de la glande, est saisi par les radicules sécréteurs, et changé en lait. Celui-ci circule dans les vaisseaux sécréteurs. Les causes qui l'y font cheminer , sont : d’une part, la continuité de la sécrétion aux origines du système sécréteur , et de l’autre une action contractile de ces vaisseaux, Sa progression y est lente , à raison de la faiblesse de cette dernièrecause, et parce que les vaisseaux lactifères font de longs replis. Si la sécrétion est continue , l’excrétion ne l'est pas et n’a lieu que d’intervalles en intervalles. il semblerait dès-lors qu'il devrait y avoir dans l'appareil lacté un réservoir pour le lait, comme il en est un pour la bile, le sperme, dans les appareils biliaire et spermatique : mais ce sont les vaisseaux excréteurs du lait qui eux-mêmes en tiennent lieu; la nature à cause de cela les a faits très-longs et très-repliés : cela estsi vrai, que lorsque les nourrices tardent quelque temps à donver à tetter à leurs enfans, leurs seins se onflent et deviennent douloureux. La petitesse des vaisseaux sécréteurs facilite le séjour du lait dans leur intérieur; et d’ailleurs leurs orifices extérieurs sont bridés au mamelon du sein, qui est le point auquel ils aboutissent. Le lait, pendant son cours dans les vaisseaux , est-il modifié ? il est probable qu'il ne fait que s’épaissir un peu par J’absorption de sa partic la plus aqueuse.

Quant à l’excrétion , elle n’a lieu que d’intervalles en intervalles; et à cause de cela on peut la distinguer de

DE LA SÉCRÉTION DU LAIT ET DE LA LACTATION, 179 la sécrétion qui est continue. Quand les vaisseaux lactifères de la mamelle sont suffisamment pleins, un sentiment de pesanteur, de gonflement, de douleur à cette partie, accuse le besoin qu’elle a d’être vidée: quelquelois alors l’excrétion se fait spontanément , mais le plus souvent elle ne se fait que consécutivement à l'action de succion. Cette succion a le double effet , d’un côté d’irriter les canaux galactophores et d’en provoquer la contraction ; d’un autre côté de déterminer l'érection du mamelon du sein, et de relâcher par là Les brides qui ferment les orifices des excréteurs. Il est d’autant moins possible de douter de ce dernier fait , Qu'une sensalion de plaisir est éprouvée alors par la nourrice, et qu'un orgasme voluptueux s’étend à tout le sein, même au tissu graisseux qui le compose. Les petites mains de l'enfant, qui d'ordinaire se promènent sur l'organe et le pressent, concourent aussi à exciter son travail sécrétoire. On voulait que le vide fait dans la bouche par l’acte de succion, ait aussi une influence physique sur la projection du lait dans la bouche de l'enfant; mais cela n'est guère probable, et la contraction des vaisseaux excréteurs est la seule cause du jet qu'offre souvent ce fluide au moment de son expulsion. Il n'y a pas ici d’appareil musculaire volontaire annexé à l'organe d’excrétion, comme cela est dans la plupart des autres excrétions.

Il nous reste à faire l'étude du lait lui - même. C’est un liquide blanc, opaque, d’une saveur douce et su. crée , d’une odeur particulière, et d’une pesanteur spécifique supérieure à celle de l’eau distillée. C’est une liqueur très-azotée, composée d’eau, de matière ca. séeusé, de sucre de lait, de quelques sels (muriate de

polasse, phosphate de potasse, acétate de potasse avec un veslige de lactate de fer, phosphate terreux) , et d’un peu d'acide lactique. M. Berzelius distingue en lui la crême et le lait, et assigne à chacune de ces deux matières la composilion suivante : créme , beurre, 4,9; fromage, 9,9; petit-lait, 92,0; et dans ce petit-lait, il ÿ a 4,4 de sucre de lait et de sel : lait , eau, 928,79 ; fromage ayec une trace de sucre, 28,01; sucre de lait, 35,00; muriate de potasse, 1,70; phosphate de potasse, 0,25; acide lactique, acélate de potasse el lactate de fer, 6,00; phosphate de chaux, 0,50. Il y a dans le lait de la femme plus de sucre de lait et moins de matière caséeuse , que dans celui de nos animaux domestiques, d’où résulte que ce lait est plus doux, plusliquide, moins coagulable ,etque jamais on n'a pu fabriquer de beurre avec sa crême. Du reste, la nature chimique du lait varie un peu selon les alimens dont use la femme; ilest plus abondant, plus épais et moins acide, quand ces alimens sont tirés du règne animal. Quant à la quantité du lait, cela varie encore selon la constitution de la femme, le deré de vitalité de la mamelle, la nature plus ou moins bonne du régime alimentaire de la nourrice, surtout l’époque de la lactation. À mesure que l'allaitement se prolonge, non-seulementlelait devient de plus en plus épais et consistant, maisil est plus ou moins abondant ; dans les premiers mois de la nourriture, sa quantité paraît augmenter; mais dans les derniers elle diminue graduellement , et à la fin la sécrétion se tarit : la quantité du lait est généralement évaluée au tiers de l'alimentation. Telle est la sécrétion laiteuse : comme toute autre sécrétion excrémentitielle, elle est modifiée par les deux usages Spéciaux des excrétions , la dépuration du sang et

la décomposition du corps. D'un côté, le lait trahit promptement la présence des diverses substances hétérovènes portées du dehors ou du dedans dans le sang. D’autre part, chez la femme nourrice, les autres excrétions du corps sont diminuées, ou au moins le besoin de Palimentation est plus prononcé pour remédier aux déperditions plus grandes qui sont faites. Sous ce double rapport, là sécrétion du lait entre aussi en solidarité avec . toutes les autres. Du reste , elle est un des actes de l’économie les plus susceptibles d’être modifié par toute influence, soitexterne , soit organique ; qui ne sait, quelle atteinte prompte elle recoit d’une affection morale vive ?

Généralement, pendant tout le temps qu'elle a lieu, l’excrétion menstruelle ne se fait pas; si celle-ci survient , le plus souvent la sécrétion du lait s'arrête, ou son produit est de mauvaise qualité. Ge dernier effet est encore plus constant, s’il survient une nouvelle grossesse. Le retour des règles annonce généralement, que l'appareil génital est tout-à-fait revenu à son type primitif d'activité, et que la sécrétion du lait va prochainement cesser. La nature a heureusement proportionné la durée de cette sécrétion au développement de l'enfant; à mesure que celui-ci croît , son estomac devient apte à digérer un aliment plus substantiel; bientôt le lait, quoiqu'il devienne de plus en plus épais, est insuffisant ; il faut recourir à quelques alimens artificiels ; la pousse des dents est l'annonce de ce progrès; alors l’enfant demande moins souvent à tetter , et la mamelle moins irritée sécrète moins. Ainsi, la quantité du lait diminue à mesure que le besoin de ce liquide devient moindre; vers dix mois, un an, l’enfant ne tete plus que deux à trois fois dans Le jour; à la fin, il refuse le sein, et l’allaite-

ment est terminé. D'un côté, l'appareil utérin reprenant ses fonclions accoutumées , le sein a tendance à revenir à son inaction première; il ne faut guère moins qu'une irritation renouvelée plusieurs fois le jour pour entretenir son action de sécrétion. D’un autre côté, l’enfant a moins d’avidité à tetter, et à la fin se refuse à ce mode d'alimentation. La sécrétion doit donc se tarir, et c’est en ellei ce qui arrive vers un an ou deux au plus, si on ne change pas de nourrisson. L’allaitement fini grande fonction de la génération est accomplie.

; la

Telle est la génération, par laquelle se reproduisent, se conservent , el peut-être se perfectionnent les espèces vivantes. Action exclusive aux êtres vivans, elle diffère de toutes les autres fonctions , en ce que son accomplissement n’est pas possible pendant tout le cours de la vie : n’entrant en exercice que lorsque la croissance du corps est achevée, par conséquent bien plus tard que toutes les autres fonctions, elle cesse aussi bien plus tôt, dèsles premiers temps de la vieillesse. À Particle des âges, nous indiquerons ce qui est d’elle en chacun d’eux. Dans les animaux elle n’est même possible qu’à des époques déterminées de l’année; mais l’homme peut à peu près l’accomplir en tout temps, pendant toute l’époque de sa vie dans laquelle il en à l'aptitude. Bien que son appareil ait des influences fort remarquables sur tout le reste de l’économie , comme nous le verrons ci-après , on peut cependant s'abstenir toujours de l’acte de génération, et même extirper l'organe principal de cette fonction , le testicule ou l'ovaire , comme le prouve l'exemple des eunuques. Du reste, sous le rapport philosophique, ou

DE L'INNERVATION. 189 peut considérer la génération comme une modification de la propriété générale d’expansion de Ja matière , et dire avec les physiologistes que son but est opposé à celui de la nutrition, puisqu'elle détruit l'individu afin d'assurer l'existence de l'espèce.

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