CHAPITRE II. Actions de V Homme , ou Fonctions
Art 1er. JSombre des Fonctions, — Ce que c'est qu'une Fonction. — Dissidence des Auteurs sur leur nombre. — Causes de cette dissidence. — Il faut en admettre onze. — Deux importantes différences entre elles; sont simples ou composées; uniques ou multiples itià 124
Art. II. Classification des Fonctions, — Celle des Anciens , de M. Chaussier, de Dumas, de Buisson, de Bichat. — Celle qui sera suivie dans l'ouvrage , 124 à 137
Des matières. '^^7
SECONDEE PARTIE.
Étude particulière bes fokctioms.
Dans toute fonction, étudier d'abord l'appareil ou l'organe, puis son
action • * ^
CLASSE PREMIÈRE. — fonctioiss de relation.
Trois : Sensibilité, Locoraotilité , Expressions. — On y rattachera le Sommeil ^
SECTION PREMIÈRE. Fonction de la Sensibilité. . i4i
CHAPITRE PREMIER. Anatomie du Système nen'eux. — LeSystènre nerveux de l'Homme composé de trois parties, l'Axe cérébro-spinal, les
Nerfs, les Nerfs grands sympathiques • 'H^
Art. 1er. ^xe cérébro-spinal. — Composé de de l'Encéphale et la Moelle spinale. On y joindra l'étude des enveloppes.
10 Moelle spinale Ses limites en haut et en bas. — Sa forme. — Sa
grosseur. — Ses renflements.— Composée de deux, quatre , ou huit faisceaux , selon les anatomistes ''r^ ^ ^H
20 Encéphale. — Composé de la moelle alongée, du cerveau et du cervelet Description de la moelle alongée, du cerveau , du cervelet.—
Opinions anatomiques de MM. Rolando , Tiedcmann ^ Ch. Bell, Gall ^ Laurencet et Meyranx , Meckel. — Encéphale ramené à quatre parties élémentaires dans la généralité des Animaux j travail de M. Serres, Ae
M. Desmoulins i45 à 176
3o Enveloppes deV Axe cérébro-spinal. — Rachis. — Crâne. —Assimilation des os qui composent celui-ci à des vertèbres. — Les méninges, dure-mère, pie-mère, arachnoïde. — Fluide céphalo-spinal de M. Ma-
gendie • • 176 à 187
Art. II. Les Nerjs , ou Systèmes nerveux latéraux. — Sont partages en encéphaliques et en spinaux. — Nombre des uns et àes autres. — Leur origine, trajet, terminaison, texture. — M. Magendie les partage, selon qu'ils sont à une ou deux racines, et qu'ils naissent du faisceau postérieux ou antérieur de la moelle , en sensitifs et en moteurs. — Ch. Bell fait une troisième classe, sous le nom de nerfs respkateurs , de ceux qui proviennent du faisceau moyen de la moelle. — Idées de Meckel pour ramener les nerfs encéphaliques aux conditions anatomiques des
nerfs spinaux 187 a 199
Art. III. Nerf grand sympathique. — Ses ganglions. — Ses filets. — Nature de ce nerf, objet de débats. — Opinions des Anciens, de Pourfour du Petit , de JVinslow , de Reil etBichat, de J.-F. Meckel. — Conjectures sur ses fonctions 200 a 200
Texture intime de tout le Système nerveux. — Fibre nerveuse 3 sa com-
position cliimique. — Les deux substances , grise et blanche , du système nerveux 207 à 209
Art. IV. Systèmes dii'er s sur l'appareil neri^eux. — i» Le système nerveux a-t-il un centre duquel naissent toutes ses parties? c'était l'opinion des Anciens. — L'opinion contraire domine aujourd'hui. — 2° Le système nerveux est-il un ? tout le monde aujourd'hui en reconnaît la pluralité. — Théorie de Reil et Bichat , touchant le grand sympathique. — Théorie de M. Gall^ appliquée à tout le Système nerveuxj non-seulement le grand sympathique est un composé de Systèmes nerveux divers , mais aussi la moelle spinale, la moelle alougée et le cerveau. — Théorie de M. de Blain\^ille , admettant dans le Système nerveux quatre parties , la partie centrale, la partie ganglionnaire, la partie viscérale et le grand sympathique. — Expériences de Ch. Bell à l'appui de ce dogme de la pluralité des Systèmes nerveux. — Comment ces Systèmes nerveux divers sont réunis , de manière à constituer une individualité ; opinion de M. BaiLly, — 3° Enfin, le Système nerveux n'est pas homogène 209 à 2^7
CHAPITRE II. Physiologie de la Fonction de sensibilité. — Les phénomènes qu'embrasse cette fonction sont de deux sortes, les sensations, et les facultés intellectuelles et morales. — On y rattachera le Plaisir et la Douleur , types communs de tous les phénomènes de la sensibilité. 287
Art. 1er. Des Sensations. — Sont de deux sortes; externes et internes. — Toutes exigent l'intervention de l'encéphale, et résultent du concours de trois actions; action d'impression, transmission de cette impression à l'encéphale, et perception par l'encéphale.
10 Toute partie peut développer une impression sensitive. — Expériences fautives de Haller sur la sensibilité. — Toute partie doit cette puissance aux nerfs qu'elle reçoit.
2° L'action de perception se fait dans l'encéphale. — Expériences qui prouvent que ce n'est, ni dans les nerfs conducteurs, ni dans la moelle. — Expériences qui prouvent que ce n'est même pas dans tout l'encéphale, mais dans la moelle alongée.
3° Action conductrice des nerfs. — Deux hypothèses pour l'expliquer , celle des esprits animaux, d'un fluide nerveux; celle de vibrations, d'oscillations dans le nerf.
Etudier successivement les Sensations externes , les internes , et les Sensations morbides ou les Douleurs 238 à 254
Sensations externes.
1er Ordre. — Les Sens. — Cinq. — Leurs organes sont tous à Fextérieur du corps. — Ils sont symétriques. — Composés d^une partie nerveuse, et d'un appareil physique, ou mécanique, ou chimique, placé en avant. — Dépendants dans leur exercice de la volonté. — Susceptibles d'être employés de deux manières, passivement et activement. — Passibles de l'éducation. — Leurs fonctions sont de deux sortes; ils donnent
d'abord une sensation spéciale, puis ils assistent l'esprit dans ses efforts pour connaître les corps extérieurs. .... 255 à 25^
§ !«*■. — Sens du Tact et du Toucher,
I o Histoire du Tact.
A. yinatomie des organes du Tact.
La Peau. — Ses fonctions. — Le derme, et sa subdivision en cliorion, corps papilJaire et corps muqueux. — L'épiderme. — Les follicules sébacés.— Les poils, et leur partage en simples et composés 3 idée philosophique deM. de BlaiiwilLe sur les poils. —Pannicule charnu. 260 à 268
Membranes muqueuses, — La gastro-pulmonaire, la génito-urinaire. — Leur texture , 268 à 270
B. Mécanisme du Tact. — 1° Comment se fait le contact du corps extérieur. — 20 Ce qu'est l'impression qui en résulte ; et quel rôle joue dans la production de cette impression chacune des parties constituantes de la peau. — 3° Usages du Tact. — Sa fonction immédiate est de faire apprécier la température des corps ; théorie des sensations de chaleur et de froid. — Ses fonctions médiates , ou son assistance pour Tesprit fort étendue. — 4° Portée de ce sens chez l'homme, comparativement à ce qu'il est dans les animaux : son exercice actif et passif. — Son extension par l'éducation. — Expériences de Ch, Bell et de M. Magendie , pour prouver que les nerfs qui président à ce sens , proviennent des faisceaux posté rieurs de la moelle. .... » 270 à 286
2° Histoire du Toucher. — Tact exercé par une partie de la peau disposée de manière à pouvoir faire apprécier la figure des corps. — Son organe est à la fois fort sensible, fort mobile et fort solide; il est eu même temps l'organe de préhension ; c'est la main. — Conditions anatomiques qui donnent à la main beaucoup de mobilité , de sensibilité et de solidité. — Elle est le plus parfait des organes de toucher. — Fonctions de ce sens ; les métaphysiciens lesont exagérées; à tort, ils ont dit que, seul de tous les sena , il donnait la notion des corps extérieurs; qu'il était le moins sujet à erreur 3 le régulateur de tous les autres sens , celui qui avait stylé la vue 3 qu^il était la source des arts mécaniques. - — Il s'étend beaucoup par la culture 2873299
§ IL Sens du goût.
10 Des Saveurs. — Y a-t-il un principe sapide particulier? quelle cause donne de la sapidité à un corps. — Nombre , classification des saveurs 299 a 3o2
2° Anatomie de L'organe du goût. ■ — La langue. — Sa partie postérieure , sa partie antérieure, — Sa partie musculeuse, composée de muscles extrinsèques et intrinsèques. — La membrane qui la recouvre, ses diverses espèces de papilles. — Tiois nerfs à la langue ; lequel est l'organe du goût? — Follicules delà langue 3o3 à 3io
30 Mécanisme du goût. — 1° La cause de l'impression est le contact d'un corps sapide ; comment se fait ce contact? la liquéfaction du corps sapide est-elle une condition nécessaire? 2° ce qu'est l'impression qui en ré-
Sgo TABLE AI^JALYTIQUE
sultej et quel rôle joue, dans la production de cette impression, chacune des parties constituantes de l'organe du goût. — 3° Usages du goût; il est explorateur de la digestion -, ses lumières sous ce lapport moins sûres chez l'homme que chez les animaux. — 4° Portée de ce sens chez l'homme ; conditions matérielles de sa perfection. — Son extension par la culture 3ir à32o
§ III. Sens de L'Odorat.
lo Des Odeurs. — Si ce sont des corpuscules matériels , ou un mouvement vibra til des corps. — Quelle cause fait émaner d'un corps des odeurs ? — Comment elles se comportent dans l'air. — Si l'air en est le seul véhicule? — Ténuité des odeurs. — Constituent-elles un principe particulier, appelé arôme? — Quelle cause rend un corps odorant? — Nombre, classification des odeurs 32o à 826
20 Anatomie de l'organe de l'Odorat. — Cet oigane comprend chez l'homme , la fosse nasale , la membrane olfactive et le nez. — Fosse nasale, ses cornets, sts méats, ses sinus. — Membrane olfactive j nerf olfactif, son origine est controversée. — Nez, ses os , ses cartilages, ses muscles 3*20 à 335
30 Mécanisme de l'Odorut. — lo Cause de l'impression, le contact d'un corps odorant; c'est l'air de l'inspiration qui apporte les odeurs au contact; c'est dans ce premier temps de la fonction que sert le nez ; son mode d'action. — 2° Ce qu'est l'impression qui résulte du contact, et part qu'ont à cette impression les diverses parties constituantes de l'organe; doutes sur les usages des cornets et des sinus. — Le siège du sens est surtout à la partie supérieure des fusses nasales. — Le nerf olfactif est le nerf de l'odorat; doutes élevés jadis par Mérjr, et de nos jours par M. Magendie ,- expériences de ce dernier, qui prouvent que la cinquième paire encéphalique a part à l'odoration. — Explication de ces faits. — 3° Usages de l'odorat; il est explorateur de la digestion et de la respiration.— 11 éclaire sur la distance, la direction des corps. — On a voulu à tort , lui rapporter la faculté de retrouver les lieux. — 4° «^^ portée chez l'homme: conditions de son perfectionnement; son extention par Ja culture 335 à 347
§ IV. — Sens de l'Ouïe.
t° Histoire physique du Son. — Ce que c'est que le son. — Sa cause. — Sa force. — Son ton. — Son timbre. — Véhicule du son. — Sa transmission par Tair. — Rapidité de cette transmission. — Ce que c'est qu'un écho. — L'eau , des corps solides , sont aussi véhicules du son. — Tout corps solide partage plus ou moins les vibrations sonores constitutives du son qui le frappe 347 à 355
20 Anatomie de l'organe de l'Ouïe, — L'oreille dans son plus grand état de simplicité : chez l'homme, composée de trois parties. — Oreille i«fe7'«e, vestibule, limaçon, canaux demi circulaires, membrane labyrinthique, nerf acoustique. — Oreille moyenne , membranes de la fenêtre ovale, de la fenêtre ronde, du tympan, trompe d'Eustachi; chaîne des osselets, muscles qui la meuvent. — Oreille externe, conduit auditif ex-
DES MATIÈRES. 69 l
tcriiR, pavillon, lig.ïmeiits et muscics extrinsèques et intrinsèques de ce pavillon 356 à 867
3o Mécanisme de l'Ouïe. — i» et 2° Conduite des sons au fond de l'oreille, et service de chacune des parties de l'organe sous ce rapport. — L'oreille externe , selon les uns , est un cornet acoustique , selon M. Savart, un appareil vibratil propageant les sons par ses vibrations. — Oreille moyenne^ instrument d'acoustique propageant et renforçant les sons: conjectures sur les offices de la membrane du tympan, de la caisse du tympan, des cellules mastoïdiennes, de la chaîne des osselets, delà trompe d'Eustachi; exposé des opinions nouvelles de M. Savart. — Oreille interne , conjectures sur les fonctions des membranes de la fenêtre ovale, de la fenêtre ronde, de la lymphe de Cotugno , du vestibule, du limaçon 5 des canaux demi circulaires. — Le nerf auditif est évidemment le nerf de l'audition. — Cependant nécessité aussi de la cinquième paire encéphalique. — 3° Usages de l'ouïe. — Sa fonction immédiate est de donner la sensation des sons. — Ses fonctions médiates nombreuses j sens qui donne assistance à beaucoup de facultés intellectuelles. — On avait voulu, mais à tort , lui rapporter quelques-unes de celles-ci, comme la faculté de musique, celle du langage parlé 5 réfutation de ces erreurs par M. Gall, — 4° l^ortée de l'ouïe chez l'homme j différences qu'il y a entre entendre et écouter. — Extension du sens par la culture. 867 à 386
§ V. Sens de la Vue, 1° Histoire physique de la lumière. — Système de Descartes. — Système de Newton. — Vitesse de la lumière. — Sa composition d'une infinité de rayons qui ont des couleurs diverses , une température et une action chimique différentes; expérience du spectre solaire de Newton; expériences de Herschell , de MM. Wollaston et £e?ar<i.— Peut-être n'est-elle que le calorique ? — Les corps la réfléchissent après l'avoir différemment modifiée , ce qui est la cause de leurs couleurs. — Newton rapporte celles-ci à la disposition physique des molécules des corps, Bertholet à leur nature chimique. — Transparence, opacité des corps. — Lumière directe et ses lois. — Lumièie réfléchie. — Lumière réfractée 3 la lumière est réfractée eu raison de la densité et de la nature chimique des milieux qu'elle traverse. — Influence de la figure du corps réfringent sur la réfraction. — Aberrations de sphéricité, de réfrangibilitéj achromatisme 386 à 39?
20 Analomie de l'organe de la Vue. — OEil à l'état le plus simple. — Globelde l'œil. Le décrire en le comparant à un instrument de diop-
trique , à une lunette . = . 898
Trois membranes superposées en forment la charpente , sclérotique , choroïde, rétine. — A cette dernière, se rattache le nerf optique. — Origine de ce nerf j se croise- t-il ou non sur la selle lurcique ? 899 à 4o3 Dans l'œil, quatre parties faisant l'office de verres réfringents , cornée, humeur aqueuse, cristallin et humeur vitrée. ..... 4^3 à 4^8
La membrane iris est un diaphragme ; à son centre est la pupille : cette membrane a-t-elle une texture musculaire, ou vasculo-neryeuse ? — A
l'iris , se rattachent le ligaaient ciliaire et les procès ciliaires. 4^^ à 4 • i
Parties accessoires de Vceil. — Orbites. — Les paupières, les cils, les sourcils. — Les muscles de l'œil. — L'appareil lacrymal , la glande , les points et conduits lacrymaux, le sac-lacrymal , le canal nasal. 4^^^ ^ 4^7
3° Mécanisme de la Vision.
10 et 2° Cause de P Impression^ ce qu'elle est^ et part qu'ont à sa production chacune des parties constituantes de l'organe.
Parties accessoires. — Fonctions de l'orbite. — Des six muscles de l'œil. — De l'appareil des paupières. — Des cils. — Des sourcils. — Des larmes. — Les mouvements de l'œil sont de deux sortes , volontaires dûs aux quatre muscles droits, et involontaires dûs aux deux muscles obliques. — Nerfs qui président au jeu des paupières. — Mécanisme de la sécrétion et de la résorption des larmes 4^7^42^
uiction du globe de l'œil. — Trajet à travers l'œil du cône lumineux , qui est perpendiculaire à l'organe; ses réfractions successives par cornée, humeur aqueuse , cristallin et corps vitré. — Trajet des autres cônes dont l'incidence est oblique. — Image au fond de l'œil, mais dans une position renversée j expériences de Descartes ^ de M. Magendie, qui en prouvent l'existence. — Données anatomiques et physiques qui seraient nécessaires pour expliquer la vision avec une précision géométrique. — Conjectures sur les causes qui compensent dans l'œil les aberrations de sphéricité et de réfrangibilité. — Conjectures sur les causes auxquelles Tœil doit de voir à des portées différentes : pourquoi ne voit-on pas les objets trop petits , trop i-approchés , trop éloignés ? Certainement l'œil se modifie pour voir à des distances diverses : est-ce en faisant varier la distance qui existe entre la rétine et les divers corps réfringents, ou en faisant changer la figure de ceux-ci? Exposition des conjectures émises à cet égard sur l'action des muscles de l'œil , des procès ciliaires , de la pupille ; explication de M. Pouillet. — Point visuel , presbytie, myopie. — Indication de l'office de chacune des parties constituantes de l'œil , sclérotique, cornée, humeur aqueuse , cristallin, corps vitré. — Service de l'iris , mécanisme du jeu de la pupille; sa mobilité sert à coordonner l'œil à l'intensité de la lumière des objets , à leur distance, à l'aberration de sphéricité , à l'aberration de réfrangibilité , à déterminer la grandeur de l'image. — Usag^es des procès ciliaires , de la choroïde, du tapis , de la rétine. — Le nerf optique est le nerf de la vision ; expériences de M. Magendie^ qui prouvent qu'une influence est exercée par le nerf de la cinquième paire. — Influence des plissements intérieurs de Ja rétine, de son étendue. — Couleurs accidentelles. — Pourquoi voit-on les objets droits , quoique leur image au fond de l'œil soit renversée j explication de Buffon , de Berkley , de M. Gall. — Pourquoi les voit-on simples , bien qu'il y ait deux images? explication de Buffon^ à' Ackermann , de M. Gall^ etc. — Qu'est-ce que le strabisme ? quelles sont ses causes? les deux yeux sont-ils employés, ou un seul? Opinions de Buffon, de Lahire 4'-*2 à 463
3o Usages du sens de la vue. — Sa fonction immédiate est de donner la sensation des couleurs. — Ses fonctions médiates nombreuses, — Quel-
DES MATIÈRES. 5r)3
ques métaphysiciens les ont diminuées; ce n'est que par le secours du toucher qu'il donnerait la notion de la dislance, de la grandeur, de ia figure des corps; réfutation de ces erreurs par M. GaLl. — D'autres les ont exagérées, en lui attribuant à tort la faculté de reconnaître les iieux, celle du coloris. — Illusions d'optique. — Erreurs de la vue. — 4° Portéedela vue dans l'homme. — Différence entre voir et regarder. — Extension de la vue par la culture. . c 463 à 4~o
§- VI. Résumé sur les Sens. Leur distinction en sens multiples et uniques. -— Ils forment autant de systèmes nerveux différents. — Ils sont des systèmes nerveux distincts de ceux des fAoulté# intellectuelles et morales, ou de 1 encéphale. — Erreur des philosophes , qui leur font jouer un grand rôle dans ia production des actes intellectuels et moraux ; réfutation de l'école de Condillac sous ce rapport. — Les Sens ne sont que des instruments secondaires, nécessaires pour l'accomplissement de quelques-unes des facultés de l'esprit, mais qui n'en déterminent nullement la puissance,
— Si l'ouïe est utile, c'est comme recueillant le langage, et parce que le langage est indispensable aux opérations de la pensée. — Les sourds-muels peuvent être éduqués ; observation d'un aveugle et sourd de naissance, et néanmoins intelligent. — Les Sens déterminent le mode de chaque animal.
— Distinction des Sens en nutritifs etinlellectucls. — Les Sens peuvent se suppléer dans leurs fonctions médiates. — Il est et sera toujours impossible de dire , si les animaux ontdes Sens autres que les nôtres. 4/^ ^ 4^^
2« Ordre. — Sensations externes autres que les Sens. — Le prurit, le chatouillement 481 à 482
Sensations internes. — Définition des Sensations internes ou besoins. — Sont de deux sortes ; celles qui font établir avec l'univers une relation utile à la vie; ceUés qui servent à régler la mesure dans laquelle on doit exercer les fonctions volontaires. — Au premier ordre appartiennent les besoins des ingestions et des excrétions , faim , soif, inspiration , expiration , besoin de la défécation, de l'excrétion urinaire, etc. — Au deuxième ordre appartiennent les besoins d'exercer ou de laisser reposer les fonctions volontaires ; besoins de la veille , du sommeil. — Ces Sensations exigent aussi l'intervention du cerveau; il y a aussi en elles trois actions , action d'impression, transmission de ce;te impression, et sa perception ; mais la cause de l'impression est, non un contact extérieur, mais une modification survenue spontanément par les lois delà vie dans lesjorgancs.
— Ces Sensations sont irrésistibles, et ont toujours le caractérede plaisir ou de douleur, selon qu'on leur cède ou qu'on leur résiste. . 4^2 à 490
Sensations morbides ou douleurs. — Exigent aussi l'intervention du cerveau, et se composent de trois actions, comme les autre Sensations.
— Toute partie du corps peut en être le siège , et le doit aux nerfs qui entrent dans sa texture. — La cause en €St externe ou interne, et, par suite, ladouleur est tantôt Sensation externe, et tantôt Sensation interne.
— Le nombre en est infini, car les douleurs varient autant que leurs causes, et autant que leur siège. — Quoiqu'elles soient des phénomènes morbides , elles sont utiles 49^^494