Tome I
594 TABLE Â1S[ALYTIQUE
Art. II. Des Facultés intellecLnelles et affectwes , ou de la PsycJiologie. — Ce sout les actes les plus élevés de la sensibilité.
§ 1er, Les actes intellectuels et affectifs dépendent de l'organisation. — D'abord, arguments philosophiques : si l'organisation n'avait aucune part à la production du moral , toutes les diversités que celui-ci présente dans les divers hommes, toutes celles qu'on remarque en lui selon le sexe , l'âge , l'état de santé , de maladie, l'état de veille, de sommeil, le régime , le climat, les institutions, devraient avoir leurs causes dans l'Ame : celleci devrait être souvent fort différente d'elle-même, être passible de changements continuels, être susceptible d'être modifiée par des influences matérielles.— Ensuite, arguments anatomiques qui font assigner au moral un organe spécial 494 ^ 499
§ II. Ti'organe du moral est le cer^'eau. — Le sentiment intime indique cette partie. — L'intégrité du cerveau est nécessaire à la production du moral; si cet organe est lésé, il y a su ppression ou perversion des actes intellectuels et moraux. — Cet organe varie proportionnellement au moral dans toutes les circonstances où celui-ci se montre différent, dans les divers individus, selon le sexe, l'âge , l'état de veille et de sommeil; l'état de santé et de maladie; il est modifié par le régime, le climat, les institutions; il varie dans les animaux autant que leur psychologie. — Enfin, il n'est pas prochainement utile à la vie nutritive. — Quelques philosophes ont voulu aussi rattacher le moral aux tempéraments; réfutation de cette opinion. — ■ Bichat a prétendu que le cerveau ne présidait qu'à l'intellect, mais que les passions siégeaient dans les organes intérieurs; réfutation de sa doctrine. — Enfin, opinion des philosophes, qui veulent que le ceryeaii ne soit qu'un centre élaborant des impressions , et qui rattachent à l'appareil organique du moral les organes qui fournissent ces impressions ; doctrine de Condiliac relative aux impressions des sens; doctrine de Cabanis ç\\xï admet une seconde source d'impressions , qu'il appelle internes; réfutation de ces deux doctrines. — Conclusion, que l'encéphale, et l'encéphale seul , est l'organe des facultés intellectuelles et morales , , 499 ^ ^^5
€ llï. Physiologie des actes intellectuels et moraux. — L'action à laquelle se livre le cerveau ne tombe pas sous les sens; on est réduit à étudier les phénomènes psychologiques en eux-mêmes, — Ceux-ci sont de deux sortes, actes intellectuels , facultés affectives. — i° Entendement ; deux problèmes à résoudre à son égard, l'indication et le nombre A(^,s facultés élémentaires qui le compoient, et mode selcm lequel ces facultés s'enchaînent et opèrent. — Pluralité des facultés de l'entendement universellement admise; mais dissidence des idéologues sur leur nombre; opinions àe Bacon ^ Descartes, Bonnet^ Condiliac ^ de MM. de la Romiguière elDesîutt-Tracy: — Mode selon lequel se forment les notions intellectuelles; idées innées de Platon et Descartes; doctrine contraire de Locke et Condiliac ^ qn\ font tout créer à l'esprit d'après les impressions des sens; formation des idées individuelles, des idées abstraites et concrètes; nécessité d'un langage pour cette série d'opérations. — Grande puissance
DES MATIÈRES. SgS
de l'entendement dans l'homme, comparativement à ce qu'est cet entendement dans les animaux.
20 Passions ; leur pluralité aussi est universellement admise; mais dissidence des moralistes sur leur nombre. — On veut les ramener toutes à la volonté , à l'amour de soi : réfutation de ces opinions. — Leur distinction en vertueuses , vicieuses, et mixtes; en animales et sociales; animales et humaines. — Ces dernières sont l'instinct religieux et le sentiment moral, qui exclusifs à l'homme, caractérisent l'humanité plus que l'entendement. — Prééminence de l'homme sous ce rapport comme sous celui de l'intellect; c'est un être religieux , moral et libre. 525 à 542 Si le cerveau est l'organe du moral , sa structure doit être en raison de celui-ci; beaucoup d'efforts ont été faits pour saisir le rapport qui certainement existe entre la structure cérébrale et la psychologie. — On eut (i'abord égard à la masse du cerveau; angle facial de Camper; angle occipital de Dauhenlon ; parallèle des aires de la face et du crâne de M. Cu- '.•ier, etc. —Mais la considération de la masse encéphalique ne peut suffire ; toute la masse encéphalique ne sert pas au moral; la comparaison n'aurait donc dû porter que sur le cerveau. — Hypothèse de M. Gall, que le cerveau est multiple, composé d'autant de systèmes nerveux qu'il y a de facultés morales primitives; arguments. — Cette hypothèse admise, il reste à dire combien il y a de systèmes nerveux cérébraux, et quelle est la faculté à laquelle chacun préside.— On ne peut conclure des organes aux facultés , il faut au contraire procéder des facultés aux organes ; essais de M. Gall en cette direction ; exposition de son système crâniologique. — Il admet vingt-sept organes cérébraux, conséquemmeut vingt-sept facultés morales primitives : il prouve,d'abord la nécessité de la faculté , puis son innéité , et enfin son siège dans le cerveau ,
ou quelle partie cérébrale en est l'organe Exposition de Torgane et
de l'instinct de la propagation , comme exemple de la manière de raisonner de ce physiologiste sur cette matière. — Quelques réflexions sur celte doctrine: les facultés présentées comme primitives par M. Gall^ sont philosophiquement aussi admissibles que les facultés proposées par les autres philosophes; évidemment elles soiit nécessaires aux animaux, innées; presque toutes avaient été déjà reconnues ; M. GaU ne diffère de ses devanciers que parce qu'il les rattache à autant de parties cérébrales spéciales; pour le juger , il faut donc apprécier la valeur de cette dernière assertion ; et c'est ce qu'on ne fait pas. — M. Gall pense que plusieurs des créations des idéologues ne sont que des généralisations de l'esprit , par exemple, ce qu'ils appellent instinct, volonté, liberté, raison, intelligence, etc.; ou des attributs communs des véritables facultés primitives, comme la perception, la mémoire, le jugement, l'imagination : il blâme le mot Passion , comme dénomination des facultés affectives; la passion n'est que le plus haut degré d'activité de toute faculté affective. — Facilité de son système pour rendre raison de toutes les variétés de psychologie. — Y a-t-il une partie encéphalique où siège le moi? . 54-2 à 574 ÀuT. III. Du Plaisir et de la Douleur , types communs de tous les phénomènes sensoriaux. — Tous les phénomènes sensoriaux sont, ou aeréa-
%6r TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES, bles, ou pénibles; aucun n'est indifférent; tous ont les caractères du plaisir ou de la douleur, d'autant plus qu'ils intéressent plus directement notre conservation corporelle. — Preuves pour les sens ^ les sensations internes, les facultés intellecluelles et affectives. — Qu'est-ce que 3e plaisir, la douleur? Causes de l'un et de l'autre. — Leurs différences; à tort Baffon voulait qu'ils ne différassent que parle degré. — Le plaisir appartient à l'état dosante; la douleur à l'état de maladie; le champ de celle-ci est plus vaste. — L'un et l'autre ont le même but , notre conservation. — L'un et l'autre s'accompap;nent de phénomènes expressifs, exercent des stimulations, des dérivations. , 5^4 à $79
FIN DE LA. TABLE ANALYTIQUE DU PREMIER VOLUiMEo
Rare Books 4.A.79.
Physiologie de Countway Librî
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