‹ Physiologie de la lecture et de l'écritureChapitre 55 sur 147 · TO AM VH TU · texte numérisé non relu

TO AM VH TU

Fig. 40. (Duplicata de la Fig. 34).

En effet, j'ai obtenu, par la photographie, une image négative transparente de la figure 34 (page 88), et j'ai éclairé ce cliché par transparence : dès que l'éclairage était suffisant

pour permettre de lire la grande lettre X de la colonne de

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droite, on lisait tout aussi bien les groupes et

La conséquence de tout ce qui vient d'être dit, dans ce chapitre, c'est que la visibilité des points et des lignes se détachant en blanc sur fond noir absolu, est rigoureusement proportionnelle à l'éclairage.

Il suffit d'un instant de réflexion pour s'assurer qu'il ne saurait en être de même pour la lisibilité des lettres tracées dans les mêmes conditions ; en effet, une lettre peut être visible sans être lisible. En éclairant par transparence, par la lumière directe du soleil, un cliché photographique analogue à celui dont je viens de parler, et qui serait exécuté dans des conditions de perfection idéales quant à la netteté des lettres et à l'opacité du fond, des lettres d'une surface un million de fois moindre que celle des plus petits caractères d'imprimerie existants produiront encore, sur la rétine, une impression lumineuse, mais nous n'aurions aucune notion de leur forme. La lisibilité des lettres résulte, en effet, de la combinaison d'impressions produites sur un certain nombre d'éléments rétiniens, et il y aurait à faire une étude géométrique fort intéressante, qui consisterait à rechercher le nombre des éléments de la mosaïque photesthésique dont l'intervention est nécessaire pour reconnaître la forme des diverses lettres de l'alphabet. Nous tenterons peut-être un jour d'aborder cette analyse ; quant à présent, nous nous bornerons à faire remarquer que la faculté de lire des lettres ne repose pas, comme on le dit dans tous les livres classiques, sur la faculté de distinguer l'un de l'autre deux points lumineux. Pour s'en assurer, il suffit de percer, au moyen d'une épingle, une série de trous équidistants dans une carte opaque, d'éclairer cette carte par derrière, et de s'éloigner jusqu'à ce qu'on ne puisse plus compter les trous : à cette distance, on pourra encore distinguer la forme des courbes suivant lesquelles les points sont alignés, et si, par exemple on a piqué de manière à figurer des lettres au moyen du moindre nombre de points nécessaire pour définir leur forme, on pourra lire les lettres à une distance où les points ne se distingueront plus les uns des autres (1).

(1) De nombreuses recherches ont été faites pour déterminer le mini-

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