Helinholtz. Optique phytini., 2- éiIUioii, \,a.\^K
3. J.-M. CatsU a essuyé de mesurer - l'inertiu • de la rétine et du centre visuel {Elude* pHloiephtqveê dt Wuudi, III, 13SS, pages 04 et suiv.). Il dislingiie les quatre durées iuivanles : 1° lu temps iju'une impressiou luralueuse doit agir sur lu rétine pour être d'une faeaii générale reconnue ; 2° le temps qu'une impression lumineuse doit agir sur lu rétine, pour l|ue I.l sensaUon atteigne son muximuin d'intensité ; 'i' le tompB nécessaire il la conversion d'une impression lumineuse eu une impulsion nerveuse ; i' tout le temps gui s'écoule dans les conduite nerveux et dons le cei'venu jitsiiu'ù la véritable perception de la lumière. Haie on ne peut jamais défalquer la part de rexcItaUon rétiniemie dans le phénomène total de l'image : il sVtisuit que l'absence de t'im.ige en cas de durée trop courte du temps ne permet pas de conclure directement à une inertie de la l'étine. L'excitation rétinienne peut avoir été trop brève, trop peu persistiuile pour provoctuer une Image ; re serait lï exactement te coutruire de l'iuerlie ! Les expériences instituées avec l'appareil d'induction
(I puisse trouver
Cette manière de voir rencontre une certaine difficulté, je ne dois pas le cacher, dans le fait que les premières images consécutives d'impressions lumineuses énergiques, images positives ou de contraste*, se déplacent dans le cas de mouvements oculaires : leur localisation dans le champ visuel externe change avec la direction du regai'd, que nous tenions les paupières ouvertes ou fermées. Mais cette circonstance, il me semble, nous autoriserait tout au plus à admettre une influence encore persistante de la rétine sur les éléments représentatifs des centres, et non pas à refuser à ces derniers la perception proprement dite.
D'autre part, il est possible aussi que la rétine n'ait déjà plus rien à faire avec ce phénomène et que le déplacement des images soit une simple conséquence de l'mnervation motrice issue du centre nerveux, par Tintermédiaii'e des fibres radiées (page 40). Car l'image consécutive ne peut pas se mouvoir sur la rétine même, et les connexions entre les parties correspondantes de la rétine et l'écorce cérébrale (macula lutea, l'endroit AT, etc.) restent sans doute les mêmes.
Le mouvement concomitant des images semble, par suite, reposer sur la môme illusion habituelle, à laquelle nos sens sont sujets, tant qu'ils demeurent en rapports positifs avec l'élément moteur. Nous nous imaginons aussi « sentir » le grattement de la pointe là où elle glisse sur le papier, et cependant la sensation ne peut commencer que dans les extrémités nerveuses des doigts. Dans les représentations auditives, il ne nous est guère possible de localiser dans l'espace un bruit intense entendu à l'instant ailleurs que dans la direction où nous l'avons perçu; si l'organe externe pouvait se mouvoir ici comme la prunelle, la direction du son se déplacerait sans doute aussi avec lui. C'est seulement aussi dans ses phases ultérieures que nous pouvons à volonté transporter l'image auditive vers
1. Nous trouvons des recherches très intéressantes relatives à ces dernières dans la dissertation de Aug. Kirschmann « Sur les rapports quantitatifs du contraste simultané de clarté et de couleur. » [Pkilosophische Studien de Wundtf tome VI, 1890, pages 417 et suiv.)
un autre point de lespacc ou nous la figurer intracrànieiiiii',
L'ne autre preuve de l'indépendance des images conséciilives à l'égard de l'appareil visuel externe nous est l'ouniir, je crois, par leur indifférence à toute pression mécaniqin' exercée sur la prunelle ou sur les deux prunelles. De i*image binoculaire au sens plus étroit — par exemple ikcelle du soleil, pour laquelle Helmholtz' distingue six phases — nous savons que le déplacement d'une ou des deux pi iinelles ne la met pas en mouvement; tandis que, daii> l^i vision normale et libre, tout regard louche, toute pres^i'lll plus forte sur l'un des bulbes provoque des images double-. ou du moins des images vacillantes, l'image consécutive (.m cas où elle ne disparaît pas entièrement) demeure, qui' no^^ yeux soient ouverts ou feiTnés, image psychique d'un caliiir, d'une immobilité absolus, d'oi'inous pouvons conclure qu'rllr n'a plus rien à l'aire avec la rétine, mais que.indépendaiili d.la rétine et sans doute aussi des canaux optiques, elle si' ilrveloppe et se répercute purement dans la sphère visuelir ilr l'écorce cérébrale*. Différents observateurs sùrs(WlieatHloiic, Rogers, Wundt) ont môme réussi à « fondre en une perceplion de profondeur stOréoscopique des images consécutiM'S dont les places à droite et à gauche ne correspondaient p;\s exactement*. » Rogers rapporte même qu'il fit se déi-ouler sous forme d'images consécutives diverses vues du méiin' objet clair, dans un œil, puis dans l'autre, et qu'ensuite le-. deux images confondues donnèrent un effet de profomlcm stéréoscopiquc. Cette tendance à l'unil^î et à la fusion piNl s'admettre comme règle fixe pour toutes les espèces de r. ~, images.
La poursuite ultérieure de ce problème nous entrahieiaii trop loin. Le mouvement concomitant des images consenitives n'est pas encore entièrement éclairci. Dans mes olii> i-