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LKS JAMBES ET LE BASSIN

appliqué s’accompagne presque toujours d’une sorte de gémissement indiquant l’expulsion brusque de l’air qui avait été emmagasiné dans la poitrine.

Les jambes peuvent faire beaucoup de travail sans fatigue puisqu’elles présentent de puissantes masses musculaires. Aucun exercice ne peut produire pour un temps très court une somme de travail comparable à celle qu’exécute un homme qui monte rapidement un escalier, ou qui gravit en courant une pente escarpée. Si l’on voulait faire un travail équivalent à l’aide dos bras, en grimpant à l’échelle, par exemple, une prompte fatigue intei’romprait l’exercice, parce que le travail des muscles utilisés serait trop considérable pour leur volume. Mais ressoulllemont est en rapport avec la totalité du travail fait en un temps donné ; aussi les exercices de jambes, s’ils ne produisent pas une prompte fatigue musculaire, amènent-ils l’essoufflement rapide.

C’est là une particularité très digne de remarque et d’une grande importance pratique. Les exercices qui font vivement travailler les jambes associent presque toujours le thorax au travail. La course, la marche en montée, les sauts en tout genre, exagèrent le mouvement des côtes par l’activité plus grande qu’ils donnent à la respiration. De là découle une conclusion pratique que nous développerons plus loin : il faut en général préférer les exercices des jambes à ceux des bras, quand on cherche à développer la poitrine et à relever les cotes.

Le bassin est activement associé à tous les exercices dans lesquels le corps garde la position vciiicale. Sa situation intermédiaire entre la colonne vertébrale qu’il supporte et les cuisses sur lesquelles il est porté, l’oblige à prendre part à tous les mouvements énergiques du tronc, aussi bien qu’à ceux de la colonne vertébrale et du thorax.

Dans les exercices du corps, les mouvements du bassin sont presque toujours indirects et accessoires. Il se déplace dans la marche, dans la course, dans le saut, en supportant toujours le poids du tronc, et se trouve soumis ainsi à des ébranlements que i sa solide structure lui permet de subir sans dommage.

Dans les exercices de gymnasticiuc qui exigent la suspension du corps par les mains ou son appui sur les poignets, le bassin t se trouve souvent déplacé, mais alors il n’a plus à supporter le I poids du tronc et soutient seulement celui des membres infélieurs. Ces exercices exigent à chaque instant un mouvement qui

MÉCANISME DES DIVERS EXERCICES

ne s'observe presque jamais dans les actes usuels de la vie, la flexion du bassin sur le tronc. Le résultat de ce mouvement est de plier le corps en deux en rapprochant les jambes de la poitrine. Pour exécuter le « tour du trapèze » et les différentes « culbutes » aux anneaux et à la barre lixe, la flexion du bassin sur le tronc est nécessaire. C’est aux muscles droits de l’abdomen qu’appartient le rôle de fléchir le bassin sur le tronc ou, réciproquement, le tronc sur le bassin. Aussi ces muscles deviennent-ils très fermes et très épais chez les gymnasiarques de profession. De là la rareté des gros ventres chez les personnes qui travaillent assidûment le trapèze ; la fermeté des parois musculaires abdominales étant un excellent préservatif contre l’infiltration graisseuse des viscères. Des muscles abdominaux formes et vigoureux sont la la meilleure « ceinture contre l’obésité ».

La colonne représente l’axe du corps; elle est formée

d’un grand nombre de pièces mobiles qui peuvent subir des déplacements dans leur ensemble, aussi bien que des mouvements isolés. Aussi n’y a-t-il aucune région qui se trouve plus souvent associée au travail soit en totalité, soit par une de ses diflérentes régions.

Les différents exercices du corps et les différents travaux professionnels utilisent très diversement la colonne vertébrale. Elle est quelquefois associée au mouvement comme contre-poids capable de rétablir l’équilibre compromis par un déplacement du centre de graA-ité. C’est une sorte de balancier dont les change- , ments de position ont alors simplement un rôle cornpensateui . j C’est ainsi qu’on se courbe soit en avant, soit en arrière, suivant j qu’on porte un fardeau sur les reins ou sur le ventre.

Beaucoup de mouvements des membres nécessitent un concours de la colonne vertébrale qui est motivé non plus par une question d’équilibre, mais par la nécessité d une attitude particulière, favorable à l’exécution du travail. Certains travaux piotessionnels exigent que l’ouvrier se courbe ou se penche, et la colonne vertébrale vient s’associer au travail des bras en se fléchissant soit en avant, soit de côté. Chez l’iiomme qui pioche la terre, le travail des bras doit s’accompagner d une certaine coui-

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