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TROUBLES RÉFLEXES DES MOUVEMENTS RESPIRATOIRES

l’aide du muscie de la poitrine ou du dos. Ces muscles, étant utilisés pour le travail, se trouvent momentanément détournés de leur rôle de muscles respirateurs. Ils peuvent même suspendre la respiration quand ils prennent un point d’appui sur les côtes pour mouvoir les membres supérieurs.

L’effort , dont nous avons longuement parlé au chapitre des Mouvements, est le type des actes qui suspendent la respiration par immobilisation du thorax.

Cet acte a des conséquences importantes au point de vue de la circulation du sang, et c’est ainsi surtout qu’il trouble la fonction respiratoire. Mais il a aussi pour effet d’entraver momentanément l’échange des gaz, et cela, d’ordinaire, au moment où il est le plus urgent. La suspension de la respiration pendant l’état de repos n’a pas de graves conséquences, car elle est toujours suivie, par un effet de compensation, d’une série de respirations plus amples et plus profondes, qui éliminent promptement l’acide carbonique dont la quantité retenue dans l’économie ne peut être excessive, étant donné l’état de repos des muscles. Mais si l’effort a lieu pendant le travail, il se trouve que le poumon est entravé dans son jeu, juste au moment où son action devrait être augmentée ; la suspension de la respiration ferme la voie par où devrait s’éliminer l'acide carbonique, à l’instant même où les muscles produisent trois fois plus de ce gaz qu’à l’état normal. La respiration, qui répondait à peine aux besoins de l’organisme pendant le libre fonctionnement du poumon, devient tout à fait insuflisante quand les mouvements du thorax sont ainsi entravés. Aussi la suspension réitérée de la respiration pendant le travail peut-elle devenir une cause très efficace de dyspnée, tandis qu’elle ne provoque, à l’état de repos, qu’un malaise passager.

Mais l’effort et les autres actes musculaires capables de suspendre ou d’entraver le jeu des côtes ne sont pas les causes les plus fréquentes des troubles qu’on observe dans les mouvements respiratoires au cours de l’exercice. La respiration est bien souvent profondément modifiée dans son rythme , son ampleur et sa fréquence, sans qu’il soit besoin d’invoquer l’action directe de l’exercice pratiqué. Bien souvent on voit des exercices dont l’exécution ne nécessite pas le concours des muscles thoraciques troubler pourtant profondément le jeu des mouvements du thorax.

C’est alors par effet réflexe que se fait sentir l’action indirecte de l’exercice.

Les cllets réflexes, capables de modilier le rythme respiratoire.

LA FATIGUE

ont pour point de départ dos impressions très diverses, et le poumon est très fréquemment exposé à en subir les effets , car aucun organe n’est plus impressionnable que celui-ci. Pour bien comprendre les effets réflexes auxquels le poumon est susceptible d'obéir, il faut se rappeler qu’en général les impressions vives, physiques ou morales, ont tendance à se traduire par des mouvements involontaires, et que ces mouvements peuvent avoir pour siège aussi bien les muscles de la vie organique que ceux de la vie de relation.

Quand on passe près d’une cabine où une personne prend pour la première fois une douche froide, on entend des soupirs, des gémissements entrecoupés. Ces sons inarticulés, qui ressemblent à des cris de détresse, sont tout simplement dus à des effets réflexes. La sensation de froid que cause la douche sur les parois de la poitrine se transmet aux centres nerveux et y provoque une excitation d’où résultent des efforts brusques d’inspiration et d’expiration. L’air est attiré dans la poitrine avec violence, ou chassé au dehors par saccades, et fait vibrer en passant les cordes vocales, sans que la volonté intervienne. Si même l’impression de l’eau froide est trop vive, l’effet réflexe peut aboutir à une suspension complète de la fonction respiratoire : il devient impossible à l’air d’entrer dans la poitrine, ou d’en sortir quand il y est entré. De là une sorte d’angoisse, une suffocation momentanée qui rendent les débuts de l’hydrothérapie très pénibles aux sujets impressionnables.

Toute sensation physique violente, quel que soit son siège, vient retentir sur le poumon ; toute émotion morale vive, quelle que soit sa cause, peut aussi faire sentir son influence à la fonction respiratoire. Lajoie, la douleur, la crainte peuvent produire dans les mouvements respiratoires des effets réflexes qui s’appellent le rire, le sanglot, le soupir, le cri.

Toutes les fois que les mouvements respiratoires sont troublés dans leur rythme, l’essoufflement se produit, môme à 1 état de repos musculaire. Aussi, bien souvent, des causes d’ordre moral viennent-elles augmenter la tendance du sujet à s essouffler pendant un exercice. Tel exercice qui s’exécute avec une respiration tranquille si on a l’esprit libre de tout souci, amène promptement des troubles respiratoires quand il s’y joint une vive préoccupation.

Ceux (jui ont eu l’occasion d’accompagner sur le terrain deux hommes habitués au maniement de l’épée savent qu ils s es-

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