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CHAPITRE VIII

LE SURMENAGE (sUITE).

Les maladies de surmenage. — Les fièvres pseudo- typhoïdes. — V aiUo-infeclion et \ ciuto-typhiscitioîi . Opinion du professeur Peter. — Microbes et leucomaines.

Fréquence des lièvres de surmenage. — Prédisposition plus grandej des adolescents. Deux observations personnelles. — Abus d’escrime et excès de trapèze.

Le surmenage dans l’armée. — Les colonels trop remuants. — Les manœuvres de force.

Le surmenage, cause aggravante des maladies. - Forme infectieuse que revêtent les aflections les plus légères sur les organismes surmenés.

Les prétendues insolations des soldats eu marche. — Rôle prédominant du surmenage dans la production de ces accidents. — Rareté de l’insolation chez le cavalier ; sa fréquence chez le fantassin. Elle épargne les sujets accoutumés à la fatigue. — Rareté de l’insolation chez le paysan qui moissonne.

Il arrive souvent que le médecin se trouve en présence d’une fièvre continue dont il ne peut trouver le point de départ dans des causes extérieures. Aucune contagion , aucune épidémie à invoquer : le malade offre un cas isolé. On est tenté de porter le diagnostic de fièvre typhoïde , et l’on ne rencontre cependant aucun des éléments ordinaires d’étiologie de cette fièvre; une enquête minutieuse prouve qu’il n’a pu y avoir ni contagion, ni infection par l’air, les eaux, le lait, les fosses d’aisances; on ne trouve la cause de la maladie ni dans les personnes ni dans les choses qui entourent le malade. Si, alors, l’on recherche avec soin dans les circonstances qui ont précédé la maladie , on trouve presque toujours que le sujet a été soumis à un abus d’exercice ou un excès de travail quelconque.

Il existe, en effet, une fièvre de surmenage qui a la plus grande analogie avec les affections typhiques, et, au milieu de la confusion qui règne entre la fièvre typhoïde véritable et les accidents graves de la fatigue, il est difficile de déterminer d’une façon très précise les caractères pathognomoniques qui appartiennent ii l’une et h l’autre.

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