‹ Physiologie des exercices du corps (volume 2)Chapitre 49 sur 183 · LE SURMENAGE LENT · texte numérisé non relu

LE SURMENAGE LENT

à des travaux trop soutenus , ou à des fatigues qui se répètent trop fréquemment et ne sont pas suivies de temps de repos suirisamment prolongés.

Supposons un homme se livrant à un travail fatigant mais qui ne dépasse pas absolument la mesure de ses forces. Le travail est suppoi’té et produit dans l’organisme les malaises habituels de la fatigue consécutive et de la courbature. Si le sujet recommence dès le lendemain le même exercice , les déchets du travail de la veille ne sont pas encore éliminés au moment où d’autres déchets viennent se réunir à eux pour en grossir la dose. Supposons que, les jours suivants, le travail continue sans interruption : la dose de substances nuisibles accumulées dans le sang grossira de plus en plus, et atteindra, au bout d’un certain temps, une proportion suffisante pour déterminer des accidents graves. — Ce jour-là, la fatigue prendra les proportions d’une maladie et l’état de surmenage sera établi.

L’état de surmenage lent aboutit à des maladies de longue durée, ou bien à des états morbides mal caractérisés qui ne constituent pas à proprement parler des maladies, mais qui impriment à l’organisme une modification profonde, capable de faire subir une influence pernicieuse aux moindres troubles de la santé qui pourraient accidentellement se produire. L’organisme infecté par les produits de désassimilation devient un terrain admirablement préparé pour l’éclosion des germes les plus malfaisants.

Les troubles plus ou moins durables de la santé qui sont la conséquence des excès de travail seront étudiés dans le chapitre suivant.

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