CHAPITRE IV
LES EXERCICES QUI DÉFORMENT
Gymnastique et esthéti(iue. — Un préjugé enraciné : la « beauté de formes » des gymnasiarques. — DifTormités dues à la gymnastique avec engins. — Mécanisme des déformations. — Trop d’exercices de bras ! — Les attitudes d’appui. — Les rétablissements. — La barre fixe. — Les barres parallèles. — Les cutbutes. — Le trapèze. — Le « gros dos » des gymnastes.
L’escrime. — La « scoliose des escrimeurs ». — Observations comparatives sur les tireurs droitiers et les tireurs gauchers. — Nos conclusions sont inverses de celles des auteurs précédents. — Opinion de Bouvier et Boullaud. — Le mécanisme des déformations. — Ditl'éreutes attitudes du tireur suivant les phases de l’assaut. — La mise eu garde ; l’attaque; la parade et la riposte.
Les haltères.
L’équitation. — Différence de résultats entre l’équitation de course et l’équitation de manège. — Le dos des jockeys, et la taille des officiers de cavalerie.
Quand on assiste à un concours de gymnastique et qu’on étudie à loisir la conformation des jeunes gens qui y prennent part, on ne peut se défendre d’un certain sentiment de désappointement.— Eh quoi ! est-ce donc là l’harmonie des formes, la pureté des lignes que nos gymnastes devaient trouver, comme autrefois les Grecs, dans la pratique des exercices physiques? — Examinez, en regard, les statues antiques de V « Achille », du « Gladiateur combattant », du « Discobole », et vous ne pourrez vous empêcher de dire que si ces héros ont été ainsi formés par le gymnase, il fallait que leur gymnastique ne ressemblât pas à la nôtre. Avouons-le, rien n’a moins la haute mine d’un demi-Dieu quun « virtuose du trapèze ».
Il est difficile de résister au courant de l’opinion toute faite qui, depuis un demi-siècle, nous représente les gymnastes comme des types de beauté , et on les admire de conliance , les yeux fermés. Ouvrons donc les yeux’ et étudions un homme (jui a