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LA BOXE FRANÇAISE

son

vertébraux, ni avec l’ankylose de deux vertèbres entre elles, ni enfin avec la direction vicieuse do leurs surfaces articulaires. Et ce sont là les trois causes principales des déviations de la taille.

La boxe française, ou chausson, est donc bien préférable à l’escrime pour développer régulièrement le coips d un jeune gaiçon et l’empécher de prendre une tenue vicieuse.

La natation, comme le chausson, exige une action régulière de tous les muscles. Le corps doit progresser, dans cet exercice, par un mouvement d’extension qui, partant des jambes, se propage aux cuisses, à la colonne vertébrale et aux membres supérieurs.

L’acte de grimper ressemble beaucoup à celui de nager. Dans l’un comme dans l’autre de ces exercices, la progression se fait par des mouvements alternatifs de flexion et d’extension du corps et des membres. Il semble au premier abord n’y avoir entre les deux modes de progression qu’une différence de direction, la natation se faisant horizontalement, et la grimpade de bas en haut. Mais il y a, au point de vue du mécanisme du travail, une différence capitale ; chez le nageur, les épaules et les bras se meuvent dans le même plan horizontal ; chez le grimpeur, les bras sont portés très en avant de la poitrine, et leur mouvement de flexion, les mains étant Axées, tend à attirer les épaules en haut, en avant et en dedans. )

Nous n’avons pas eu l’occasion d’observer ces grimpeurs de profession qui passent leur vie à monter jusqu’au haut des plus grands arbres pour les ébrancher, dans les forêts de l’État. Mais, d’après le genre de travail qu’ils exécutent, leur conformation d’épaules doit se rapprocher de celle des gymnasiarques qui abusent du trapèze. Les nageurs , au contraire , ne sont soumis par leur exercice à aucune cause de déformation , et présentent d’oidinaire un développement très régulier.

Il est certains exercices qui semblent, au premier coup d’œil; ! se localiser dans un groupe de muscles restreint et qu’une ana- I lyse plus attentive nous montre généralisés au corps tout entiei\ C’est ainsi qu’un homme qui sonne une lourde cloche ne travaille pas seulement avec les poignets qui saisissent la corde; mais ! avec les bras qui se fléchissent, avec le tronc qui se courbe , avec I les pieds môme, qui se crispent pour adhérer plus fortement au I sol.

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