‹ Physiologie des exercices du corpsChapitre 125 sur 228 · lÆ RÔLE DU CERVEAU DANS l’eXERGICE · texte numérisé non relu

lÆ RÔLE DU CERVEAU DANS l’eXERGICE

lion de ces deux ordres de déchets peut occasionner dans la santé des troubles identiques.

On a maintes fois signalé, chez les sujets disposés à la Goutte, la production d’un violent accès à la suite de fatigues physiques excessives, et les médecins allrihuent l’explosion de ces accidents aigus à l’excès d’acide urique accumulé à haute dose dans le sang.

Or il est prouvé qu’une forte tension d’esprit, telle qu’on la subit au cours d’un travail excessif du cerveau, amène, aussi bien ([ue l’exercice du corps, un surcroît d’acide urique dans le sang, et aboutit de même à la production d’un accès de Goutte. Si, dans l’ordre physique, une partie de chasse, par exemple, est souvent suivie, chez les goutteux, d’un violent accès, on a cité bien des cas oii pareil accident est manifestement la consé((uence d’un excès de travail intellectuel. Un cas est resté célèbre : c’est celui de Sydenham, auteur d’un traité estimé sur la Goutte, et qui fut pris de son premier accès immédiatement après avoir terminé son livre.

Ainsi, les faits d’observation journalière , aussi bien que les déductions tirées de la physiologie , nous autorisent à conclure qu’une étroite analogie rapproche les effets de la fatigue intellectuelle de ceux de la fatigue musculaire. Cette première conclusion serait, semble-t-il, déjà sullisanle pour nous rendre très circonspect dans l’application de l’exercice du corps aiix sujets surmenés par le travail d’esprit.

Mais si nous descendons aux détails, si nous faisons une analyse sommaire des principaux exercices généralement usités à . notre époque, nous verrons l’analogie devenir de plus en plus • frappante entre l’exercice du corps et le travail intellectuel. Dans ■ les mouvements ditliciles de la gymnastique , dans l'équitation et l’escrime , nous verrons le rôle du cerveau et des nerfs devenir aussi important que celui des muscles.

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