‹ Physiologie des exercices du corpsChapitre 135 sur 228 · DANGER DE LA GYMNASTIQUE DIFFICILE · texte numérisé non relu

DANGER DE LA GYMNASTIQUE DIFFICILE

fait du travail intellectuel ne sont donc pas ceux auxquels conviennent les exercices difficiles.

Gomment espérer, en effet, que les centres nerveux puissent se reposer et l'éréthisme cérébral s’apaiser sous l’influence d’un exercice qui met en action l’encéphale et le système nerveux tout entier ? C’est là pourtant l’erreur officiellement commise. Les exercices difficiles entrent pour les trois quarts dans l’enseignement de la gymnastique adopté par l’Université. Tous les exercices qui s’exécutent à l’aide des engins demandent un apprentissage prolongé. Le trapèze, les anneaux, la barre fixe sont la terreur de certains débutants, qui se mettent à la torture — non les muscles, mais le cerveau — pour arriver à réussir un mouvement difficile, dont l’exécution ne leur coûte ensuite qu’un faible travail quand ils en ont saisi le mécanisme.

Trop de travail nerveux et trop peu de travail musculaire ! voilà le reproche qu’on peut faire à la plupart des exercices qui nécessitent un apprentissage prolongé et sont actuellement le plus en vogue dans tous les établissements d’éducation.

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