‹ Physiologie des exercices du corpsChapitre 136 sur 228 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

l’automatisme dans l’exedctcjî.

^irmvements qui s'exécutent sans l’intervention du cerveau. Les animaux décapités “ Singulier spectacle imaginé par l’empereur Commode. — Organes qui fonctionnent automatiquement. — Les mouvements inconscients. — Rôle de la moelle épinière.

Les conditions de l’automatisme dans l’exercice. — Influence du rythme : les mouvements cadencés. — Les airs dansants. — Influence de l’apprentissage. — Nécessité de l’absence d’eflortdans les mouvements automatiques. — Régularité des actes soumis à l’automatisme. Une observation personnelle : l’automatisme dans l’exercice de l’aviron. — Persistance des actes automatiques. La « mémoire » de la moelle épinière. — Comment se créent les allures. — Ténacité des premières habitudes musculaires. — La vitesse en escrime. — Les chevaux de course entraînés trop lentement.

Effets de l’automastisme dans l’exercice. Économie d’influx qerveux volontaire. Le cerveau suppléé par la moelle épinière. — Repos des facultés psychiques. — Supériorité des exercices automatiques dans les cas de fatigue cérébrale.

Nous avons cherché à montrer, dans le chapitre précédent, combien le cerveau et les facultés psychiques pouvaient prendre un rôle important dans les exercices corporels. Il nous reste à faire voir ici que le travail musculaire peut quelquefois s’exécuter, au contraire, à l’insu du cerveau et sans l’intervention de la volonté.

Il nous faut d’abord rappeler que le cerveau n’est pas indispensable à l’exécution de certains mouvements. La moelle épinière suffit, dans certains cas, pour actionner les muscles, car elle est un centre nerveux., et par conséquent un foyer d’activité motrice propre. Mais les mouvements dus en propre à l’action de la moelle épinière ont un caractère particulier : ils sont involontaires. La volonté, en effet, n’a d’action directe que sur les cellules du cerveau seulement et ne peut mettre en jeu l’activité propre de la moelle. Celle-ci ne peut entrer en action que par effet réflexe.

Dans les mouvements réffexes, la volonté n’est plus 1 excitant

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